‹ Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 196 sur 247 · LIVRE XIII. — CORRESPONDANCE. àtSP · texte numérisé non relu

LIVRE XIII. — CORRESPONDANCE. àtSP

famille, et sur lesquels assurément rien n'iest en* biié, montent à cinq cent quatre-vingt-six iloims^ et, comme la discipline des troupes que je iMon-mande est un de mes premiers soins, et qu'elles ont à juste titre laissé partout une belle répuiaii&ii A cet égard, il est probable que ce dernier éésmàre n'aurait pas eu lieu si ce régiment n'eût pas été ssm^ solde depuis le commencement de l'année et «'él ne lui eût pas été dû alors plus de cent qiuaArevingt mille francs pour iS-iO, malgré mes plaintes continuelles à M. d'Auchy, qui pendant cinq mois n'a pas envoyé un sol aux troupes en Dafamatie, tandis qu'il gorgeait d'argent ceux des fournisseurs qui lui faisaient la cour et par de grands tifaresibEfetaient sa vanité.

c< Votre lettre, monsieur le duc, annonce des plaintes pour d'autres exactions. Je désirerais les connaître, afin de pouvoir y répondre.

« Tel est Texposé sincère des faits. Sa Majesté pourra juger si ceux qui portent ces accusattions près d'elle ont plus en vue le bien de son iservioe que de me faire perdre ses bonnes grâces; elle pourra juger avec quelle perfidie on a exagéré tdes torts qui étaient déjà réprimés, et combien sont mensongères les conséquences qu on en tire, puisque la malveillance n'a pu découvrir aucun iml impuni. Elle pourra juger enfin si j'ai fail'Ce»qiie j'ai pu pour son service lorsqu'elle snura quelle q»eii

m MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE.

de bien qui a été fait ici m'appartient ou par moimême ou par mes poursuites incessantes auprès de l'intendant général pour l'obtenir lorsque son concours était nécessaire pour atteindre ce but; que c'est moi qui ai rédigé plus des trois quarts des ar^ rètésqui consacrent ces dispositions; que les routes, qui étaient infestées de plusieurs centaines de brigands, commencent à être sûres, quoique je n'aie pas de gendarmerie, etqu*elles le seront, dans peu, plus qu'à aucune époque elles ne l'ont été ; que j'ai fait former partout de bons hôpitaux, de bons établissements pour les troupes, où elles sont aussi bien que dans les meilleures villes de France; que les dispositions que j'ai prises pour l'assiette des logements dans toute riUyrie, en soulageant les habitants, leur assurent le payement de ce qui leur est du; lorsqu'elle se rappellera que j'ai fait rentrer vingt-cinq mille habitants dans la jouissance les biens dont ils avaient été expulsés, et assurer pour toujours le repos de la frontière ; que je suis |)ar.venu, par mes soins, à animer du meilleur esprit les Croates militaires, malgré les intrigues des Autrichiens; que j'ai fait garnir toute la cdte d'ktrie de batteries, organisé sur cette cote deux mille hommes de gardes nationales habillés, qui rivalisent de zùle et d'instruction avec les troupes de ligne, et les rendront bientôt superflues dans celte partie; que pareil établissement est commencé en

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