LE MARÉCHAL MARMONT AU MINISTRE DE U GUERRE
« LayUch. le M octobre 1810.
a Monsieur le duc, j'ai l'honneur dadr^ser à Votre Exèellence le mémoire sur la Croatie militaire que je lui ai annoncé.
« J'ai cherché à faire connaître, le plus succinctement possible, une institution qui n'a d'analogue nulle part, et qui mérite d'être observée avec soin pour être bien jugée et appréciée comme ell»» le mérite. Le général Andréossi a fait donner l'ordre, {Mir les officiers croates qui sont à Paris, de suspendre tous les remplacements d'habillements, motivé sur ce qu'il s'occupait de leur donner une
4dr) MÉMOIRES DU Dl'G Dii; UAGUSË.
nouvellr organisation, d'autres uniformes, elc. (( Cette nouvelle, qui est précisément conformi* :iiix moyens qu'emploient sans cesse les Autrichiens |)our inquiéter les Croates, a produit le plus mauvais effet.
(c J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour le détruire. Tout ici se touche, et rien n'est indiiïélont, parce que tout fait système. Le général Andréossi ne se doute probablement pas qu'une sim* pie question d'uniforme, qui, partout ailleurs, ne signifie rien, est ici fort importante, attendu que ('est une question d* impôt, puisque ce sont lesialuilles ({ui habillent les soldats, et que, si l'uniforme était déterminé de manière à ce que les familles ne pussent plus les fabriquer elles-mêmes et ({irelles fussent obligées de l'acheter, cette seule disposition ferait une révolution qui causerait l'émigration d'un très-grand nombre d'entre ellesqui seraient dans l'impossibilité de faire ce qui leur aurait été demandé.
c( Le projet d'organisation générale des provinoK illyricnnos, que M. l'intendant général, M. le cobseiller général de justice et moi avons unaninv- Nient arrêté, sera rédigé dans peu de jours.
(1 J'ai pensé qu'il était utile, pour pouvoir répoa- (tre aux divei*ses objections qui pourraient ttv^ faites a Paris, de vous l'envoyer par quelqu'un n ait assisté a la discussion, et qui, par son bontff