LIVRE X. — CORRESrOiNDAXCE
avaient déjà pasçé le Danube pour attaquer les Russes.
« J'apprends dans ce moment qu'un accommodement a eu lieu entre les Serviens et la Sublime Porte. Les Serviens ont promis de rentrer dans leui-s foyers, de rendre Belgrade et de livrer leur artillerie. Leurs députés partent dans trois jours avec cette espèce de convention. Vous connaissez, mon général, mon amitié et mon dévouement pour vous : ils ne se démentiront jamais. »
SKBASTIVM A MAliMOM.
« ConsUntiiiople, le 1" février 1807,
<c Mon général, M. Arbuthnot a quitté brusquement Constantinople, et nous a laissé pour adieux la menace de revenir dans quinze jours nous réduire en poudre. — Il a emmené avec lui ses négociants, auxquels il n'a pas même laissé le temps de prendre leurs femmes et Icui-s enfants. — Aujourd'hui le Grand Seigneur m'a fait écrire pour vous demander vingt offleiers d'artillerie et quatre du génie : c'est beaucoup, mais ils en ont grand besoin; et je vous prie d'en envoyer le plus que vous pourrez et le plus tôt possible. — Agréez mon dévouomont el mon attachement. »
SÏ^BASTIAM A BIARMONT.
<i Au palais du Divan, à Constantinoplc. le 4 lévrier 1807.
« Monsieur le général, Sa Ilautesse désire que vous lui envoyiez vingt officiers d'artillerie et quatre officiers du génie pour être employés à fortifier et défendre Constantinople, les Dardanelles, Smyrne, Salonique, le Bosphore et quelques parties de la Grèce. Le danger est pressant et réel. Je présume bien que vous n'avez pas vingt officiers d'artillerie disponibles pour cet envoi, mais des officiers d'étatmajor et d'infanterie, instruits, rempliront le même but. Le Grand Seigneur espère que vous lui prêterez ce secours, dont il a le plus pressant besoin. 11 fait expédier deux Tartares et des ordres à tous les pachas pour faciliter l'arrivée de ces officiers. Il est inutile que je vous entretienne sur l'utilité dont ils pourront être : Votre Excellence le sent comme moi. »
SKBASTIAM A MARMONT.
« 20 février 1807.
« Mon général, neuf vaisseaux anglais ont déjà passé les Dardanelles; le reste de l'escadre suit. Le vent favorisant l'arrivée de la flotte anglaise à Constantinople, je m'attends a la voir paraître dans