‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 104 sur 198 · LIVRE XVII. — CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

LIVRE XVII. — CORRESPONDANCE

LE MARÉCHAL MACDONALD AU MARÉCHAL MARMOIST

« Lôwenberg, le 18 août 1S1Ô.

« Je reçois votre lettre de ce matin, je n'ai point eu d'attaque hier, seulement l'ennemi est venu de Lahn et Mertzdorf reconnaître les positions; on lui a tué quelques hommes et pris cinq à six; il n'y a point eu de canon de tiré.

a Je n'étais pas prévenu du mouvement du cinquième corps, qui vient d'arriver; le prince de la Moskowa et le général Lauriston me l'ont annoncé ce matin; je me suis dès lors déterminé à prendre de suite l'offensive avec le onzième corps pour rejeter l'ennemi de l'autre côté du Bober. Les Cosaques sont entrés hier à Greiffenberg; j'espère par mon opération couper tout ce qui s'est avancé sur cette ville et Liebenthal.

« Une division du cinquième corps et sa cavalerie prend position à Braunau et Ludwigsdorf pour se lier avec le prince de la Moskowa. et couvrir les routes de Havnau et Buntzlau, les deux autres divisions en avant et en arrière de Lôwenberg.

« Lauriston, qui a été tâté hier soir, n'a pas été suivi ce matin. Le prince de la Moskowa me mande que le corps ennemi a filé sur Jauer; peut-être vient-il par Schonau et Hirschberg pour se rattacher à la Bohême.

« Je ne crois pas avoir des forces considérables devant moi; mon attaque d'aujourd'hui m'éclaircira.

« M. Murphy, qui vient d'être promu au grade d'adjudant-commandant, chef d'état-major de votre vingtième division, vous remettra cette lettre; c'est un bon officier, dont vous serez content, et que je vous recommande.

a Le maréchal duc de ïarente,

a Macdonald. »

NÀPOLÉ03N AU MARÉCHAL MARMONT

« Gôrlitz, le 20 août 1813, trois heures après midi.

« Mon cousin, j'arrive à Gôrlitz. Il est deux heures, je serai à cinq heures du soir à Lauban. Mettez des postes de cavalerie entre Lauban et la position où vous êtes, afin d'avoir plusieurs fois de vos nouvelles dans la nuit. — La grande affaire, dans ce moment, c'est de se réunir et de marcher à l'ennemi. — Si vous quittez Buntzlau, laissez-y une bonne garnison. — Comme vous restez en correspondance avec le duc de Ta rente, vous devez connaître la position qu'il occupe.

« Napoléon. »

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