LIVRE XYIH. — CORRESPONDANCE
et vous afin de maintenir toujours votre communication avec nous.
« Pour le prince vice-connétable, major général,
c< Le général de division, chef de Fétat-major,
« Comte MoNTinoN. »
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT
« Diiben, le 10 octobre 1813, six heures et demie du soir.
« J'envoie un officier au-devant de votre première division pour lui dire de prendre position sur la rive gauche, sans passer ce soir la rivière. Cet officier continuera ensuite sa route jusqu'à ce qu'il rencontre vos deux autres divisions, pour leur dire également de prendre position où il les trouvera, afin qu'elles ne se fatiguent pas inutilement. ïl reviendra ensuite faire connaître où vos trois divisions auront pris position, ainsi que votre cavalerie et votre artillerie.
« L'intention de l'Empereur, monsieur le maréchal, est que, de votre personne, vous veniez voir Sa Majesté ce soir ou cette nuit.
« Pour le prince vice-connétable, major général, « Le général de division, chef de l'état-major.
« Comte Monthton. »
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT
«Dûben, le 11 octobre 1815, quatre heures du matin.
« L'Empereur me charge de vous prescrire de passer aujourd'hui la Mulde aussitôt que Dùben sera désencombré. Vous laisserez les généraux Lorge et Normam sur la rive gauche, et leur donnerez pour instruction de faire courir des partis sur Delitzsch et Bitterfeld. Vous dirigerez avec cette cavalerie, sur Bitterfeld, l'infanterie nécessaire pour obliger l'infanterie ennemie à évacuer cette position. L'Empereur désire, monsieur le duc, que vous dirigiez l'opération et que vous fassiez partir les troupes une heure avant le jour, de manière à savoir de bonne heure l'intention de l'ennemi sur Bitterfeld et Jesnitz.
« Pour le prince vice-connétable, major général, « Le général de division, chef de l'état-major,
« Comte Montiiion. »
NAPOLÉON Al MARÉCHAL MARMONT.
• Dûben, le 11 octobre 1815, <>n : ■ heures du matin.
c< Mon cousin, faites-moi connaître ce que veut dire le mouvement de l'ennemi sur Zorbig. Est-ce