‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 19 sur 198 · LE MARÉCHAL MARMONT AU DUC DE VALMY · texte numérisé non relu

LE MARÉCHAL MARMONT AU DUC DE VALMY

« Mayence, le 50 mars 1815.

« Permettez-moi de vous rappeler diverses demandes que j'ai eu l'honneur de vous faire verbalement, et auxquelles vous avez bien voulu me promettre de faire droit.

« Vous avez bien voulu me promettre de faire incorporer dans le 57e régiment les premiers officiers qui arriveraient de France, au moins jusqu'à concurrence d'un par compagnie. Je vous demande instamment, aussitôt que les deux premiers bataillons de ce régiment auront reçu leur habillement, de les faire partir de Mayence et de Castel pour Fridberg, afin que le général Bonnet puisse avoir ce corps sous les yeux et s'occuper de son instruction. Vous avez bien voulu me promettre de le faire remplacer à Mayence et à Castel par les troisième et quatrième bataillons que commandera alors le major, et qui rejoindront les premiers aussitôt qu'ils auront reçu officiers et habillements.

« Je vous demande, mon cher maréchal, de placer dans Mayence, aussitôt que vous le croirez possible, le fond de la quatrième division, et déporter, lorsque les troupes de la première division l'auront laissé libre, son quartier général à Hœscht,

afin que, sortie de Mayence, elle puisse mieux se former.

«Je vous rappelle la promesse que vous avez bien voulu me faire de faire changer tout l'armement des régiments de marine. Les régiments ont ordre de dresser leurs états de demande, et ils réclameront près de Votre Excellence, dans le cas où l'artillerie ferait des difficultés, pour les satisfaire et leur fournir les moyens de transport qu'il leur faudra.

« La première division est à Hœscht, la deuxième à Friedberg, la troisième à Hanau. Je vous demande de faire donner l'ordre que, quand il arrivera des détachements pour ces divisions, on les dirige sur ces différents points. Lorsque les circonstances me les feront changer, j'aurai l'honneur de vous en informer.

« Enfin, mon cher maréchal, lorsqu'il y aura de la cavalerie désignée pour moi, je vous prie d'en hâter la marche autant que possible, attendu que, n'en ayant pas un seul homme, je n'ai aucun moyen de communication entre mes divisions. »

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