‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 4)Chapitre 86 sur 198 · LIVRE XVII. — CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

LIVRE XVII. — CORRESPONDANCE

« L'état nominatif de tous les hommes blessés «aux doigts ou à la main, qui sont à Dresde, « sera dressé dans la journée d'aujourd'hui et de- « main.

« Il sera formé autant de colonnes, composées de « gendarmes et de flanqueurs de la garde, qu'il y a « de corps d'armée. Chacune de ces colonnes sera ce commandée par un officier d'état-major, et un « chirurgien principal y sera attaché. Elles ramas- « seront tous ces hommes, dont il sera formé un « contrôle, indiquant leurs noms, compagnies, ba- « taillons et régiments.

« Les blessés ainsi ramassés seront conduits à la « maison de la Douane retranchée, sur la route de « Bautzen, où ils seront campés. Dès que cent hom- <c mes appartenant à un même corps d'armée se- « ront réunis, ils seront mis en marche pour ce «corps d'armée, sous une escorte suffisante. Ils « seront accompagnés de leur contrôle nominatif h et d'un chirurgien pour les panser.

« A leur arrivée aux corps, ils seront distribués

« dans leurs régiments, où ils seront traités par les a chirurgiens-majors, et sous la surveillance spé- « ciale des officiers. Ils seront chargés de faire « toutes les corvées de la compagnie et du régi- « ment.

a Tout soldat blessé aux doigts ou à la main, qui « sera conduit à son corps de la manière dont il « vient d'être dit, qui s'écarterait en route de son « escorte, soit pour marauder, soit pour déserter, « ou qui déserterait après son arrivée au régiment, « sera puni de mort.

« Un jury, formé du chirurgien en chef de l'arec mée et de quatre chirurgiens principaux, sera « réuni à la susdite maison de la Douane, pour « visiter les blessés qui y seront amenés. 11 fera « choix de deux hommes par chaque corps d'armée, « de ceux qui, par la nature de leurs blessures, paa raitront le plus évidemment avoir été blessés par « eux-mêmes, lesquels seront sur-le-champ arrêtés « et conduits devant le grand prévôt de l'armée, (( pour y être examinés et interrogés.

«Tout soldat qui serait convaincu de s'être blessé

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