N° XVI. — LE PRINCE EUGÈNE A LA PRINCESSE AUGUSTE
Vérone, le 23 janvier ISli.
Les moments deviennent bien pressants, ma hien-aimée Auguste, surtout à cause de ces maudits Napolitains. Peut-on voir plus de perfidie : ne pas se déclarer et continuer à s'avancer sur nos derrières! N'importe, j'en aurai un morceau, je t'en réponds. A tout événement, je fais partir demain ' Triaire pour Milan.
N° XVH. — LE rr.iNCE eucène a la princesse auguste.
Vérono, le 28 janvier 1811.
(îiftlinga est revenu aujourd'hui de Naples. Le roi est décidément contre nous, et il sera à Bologne d'ici à quelques jours; je vais donc me préparer à un mouvement sur le Mincio, pour être de là plus à portée de passer le Pô, et donner sur le nez des Napolitains, si l'occasion s'en présente.
Il faut penser sérieusement à ton voyage, quoique je sois cer-
' Le général Triaire, aide de camp du prince el é(uycr, devait accompagn r !a v;ce-reine en cas de départ.