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(le i-oiiiiaitro dans (luol état se trouve la place^ et de prendre toutes les dispositions que commandent les circonstances : elles sont arrêtées et seront exécutées sans retard. J'ai formé la garnison, et, à cet effet, j'ai disposé d'un bataillon du sixième corps, et des bataillons des "IT, 69' et 28' léger, qui étaient destinés au onzième corps et n'ont pas pu s'y rendre par suite de la position de l'ennemi. Avec les bataillons qui sont ici et les conscrits qui sont arrivés, la place aura suffisamment de monde. Elle va être complètement pourvue de toutes sortes de moyens. En conséquence, je fais partir pour Châlons tous les dépôts qui encombrent cette place et qu'il est si nécessaire de conserver pour la réorganisation de l'armée. J'en informe le ministre de la guerre, pour qu'il puisse leur donner une destinalion définitive. Je me suis occupé également de la place de Thionville, qui recevra demain un supplément de garnison. D'après cela, la vieille garde part demain matin pour la destination qui lui a été assignée.
« Comme je m'affaiblis beaucoup, le général Curial consent à me laisser la division de voltigeurs qui sort de Thionville, mais qui, étant en campagne, sera toujours à même d'exécuter les ordresde Sa Majesté. »
.MVItE \IX. — CORHKSPO.M)AN(;i:. \'1U
LE JIA.IOR GKNÉnAl. AU MARfiCIlAF- MARMONT.
« Pniis, le I3j:invier 1811.
«Monsieur le duc de Ragusc, je vous envoie l'instruction générale que l'Empereur m'a ordonné de vous adresser, ainsi qu'à MM. les maréchaux prince de la Moskowa, duc de Bellune, duc de Trévise, duc de Tarente, et au général Maison, commandant le corps d'Anvers. Lisez-la avec attention, et conformez-vous-y en tout ce qui peut vous concerner.
« Voici un aperçu de la situation des armées ennemies de la coalition. Ces armées ont conservé la mémeorganisation qu'elles avaient pendant la campagne dernière.
« Les forces de l'ennemi sont divisées en trois armées :
« Celle du Nord, commandée par le prince royal de Suède ;
« L'armée de Silésie, que commande le général BliJcher;
« La grande armée, que commande le prince de Schwarzenberg.
«L'armée du Nord, que commande le prince royal de Suède, est vis-à-vis Hambourg; elle a une division vis-à-vis Wesel, et une autre, commandée par le général Bulow, sur Bréda.
« Le général Wintzingerode, avec une division
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légère d'environ trois mille cinq cents hommes, se porte sur le Wahal.
c< L'ennemi a en outre vingt-cinq mille hommes devant Magdebourg, et seize mille devant Custrin et Glogau.
« L'armée de Blùcher, selon tous les renseignements, a passé le Uhin avec quarante-cinq mille hommes; elle doit en avoir laissé vingt mille sur Mayence.
a On porte l'armée du prince de Schwarzenberg à quatre-vingt-dix mille hommes. 11 en a environ vingt mille autour de Besançon, quinze ou vingt mille en Suisse pour maintenir ce pays, vingt mille pour observer Huningue et les autres places de l'Alsace.
« Cette armée sera bientôt obligée d'avoir une vingtaine de mille hommes pour couvrir le siège de Béford.
« D'après ces données, l'ennemi aurait donc sur notre territoire :
a Quinze mille hommes en Hollande;
« Cinq mille Hollandais;
« Cinq mille Anglais;
« Total : vingt-cinq mille hommes.
« Quarante-cinq mille de Blûcher;
a Quatre-vingt-dix mille du prince de Sch^varzenberg ;
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c( Total : ctiiil s()ix;ml(> luillc ln)iiiinps.
X 1/ennemi prétendavoir deux cent niillc hommes; il aiigineiitcrait ses forces réelles d'un huitième.
« Il a, outre cela :
« Trente-cinq mille hommes de l'armée du Nord devant Ilainhourg:
« Vingt-cinq mille devant Ma gdebourg;
(f Oiiinze mille devant Custrin et Glogau;
« Quatre mille devant Wûrtzbourg;
(c Douze mille devant Erfurth ;
« Ce qui fait à peu près cent mille hommes sur la rive droite du Rhin.
« Cela, joint aux cent soixante mille hommes qu'il a sur notre territoire, à la rive gauche, forme environ trois cent mille hommes.
« Il doit avoir une centaine de mille hommes dans les hôpitaux, malades ou blessés; ce qui suppose quatre cent mille hommes indépendants de l'armée d'Italie.
c< Les vingt-cinq mille hommes qu'il a en Hollande sont employés à observer le Helder, que nors occupons avec deux mille Français, qui ont des vivres pour neuf mois; les places de Naarden, Wesel, Berg-op-Zoom, Gorcum, où nous avons quatre mille hommes; ce qui doit faire présumer que l'armée du Nord n'a pas plus de dix mille hommes disponibles pour opérer.
I'28 MKMOinES DU DUC D !■; HACUSK.
« 11 suit de cet aperçu (|u"il uc paraît pas que l'ennemi soit en mesure de pénétrer davantage dans l'intérieur de la France, et que la position du corps commandé par le général Maison en avant d'Anvers,
« Du corps du duc de Tarente sur la Meuse, de votre corps sur la Sarre,
« Du corps du duc de Bell une et du prince de la Moskowa sur les Vosges,
c< Du corps du duc de Trévise sur Langres,
« Et entin de l'armée de réserve qui se forme à Paris, à Troyes et à Châlons, formant, par la réunion de tous ses corps, une armée de cent trente à cent cinquante mille hommes en avant de Paris, indépendamment d'une armée de cinquante mille hommes qui se forme à Lyon; tout cela, dis-je, donne donc lieu à Sa Majesté de penser que l'on est en mesure de tenir l'ennemi au delà des Vosges, et sans qu'il puisse faire des progrès, en deçà de la Sarre et en deçà de la Meuse, et que, si enfin on peut maintenir les choses une vingtaine de jours dans cette situation, on sera alors en mesure de rejeter l'ennemi au delà du Pdiin.
« Le prince vice-connétable, major général,