I.IVRR XIX. - CORRESrONDANCK
le dehors de Metz à une lieue, et je me lie, par de la cavalerie, sur la rive gauche, avec Thionville.
c( Mes rapports m'annoncent la présence de partis du côté de Luxembourg.
« La nécessité indispensable de mettre de l'ordre dans le service de la place de Metz, où rien n'était établi pour la sûreté de la ville, l'incapacité absolue du général Roget et le peu de confiance dont il jouit parmi les habitants, m'ont déterminé à nommer un commandant supérieur à Metz, en attendant celui qu'il plaira à Sa Majesté d'y envoyer, et j'ai fait choix du général de division Durutte, qui, par son exactitude et son zèle, me parait propre à ces fonctions.
« La ville de Metz est dans un très-bon état de défense. Le préfet a beaucoup fait pour son approvisionnement, et il y aura, soit en troupes, soit en gardes nationales armées, soit en canonniers et ouvriers militaires ou bourgeois , douze mille hommes.
« J'ai fait partir presque tous les dépôts pour Châlons, et les derniers partiront demain ; j'en préviens le ministre, afin qu'il leur assigne les destinations qu'il jugera convenables. Le matériel de l'équipage de camp, qui était ici, s'est mis en route ce, matin; toute l'artillerie de la garde est également partie. »
lôC MÉMOIRES DU DUC DE RAGUSE.
LK MAllKCllAl. MAUMO.NT AU MA.IOU GK.NKliAL.
'( Metz, le 15 janvier 1811.
(( Jai riioiineur de vous rendre compte qu'étant informé de l'entrée de l'ennemi à Nancy, et de la retraite des troupes françaises sur Toul, d'un autre côté, le général Kicard, qui avait reçu la nouvelle de la marche de l'ennemi sur Thiaucourt, ayant cru devoir se mettre en marche de Pont-à-Mousson, qu'il occupait, pour se rendre sur ce point; d'après ces divers mouvements, je me trouve forcé de quitter les hords de la Moselle pour me rapprocher de la Meuse.
(( Je compte partir demain, laissant Metz dans un très-bon état de défense. »