‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 5)Chapitre 58 sur 126 · I.IVni'; XI\. — COliliKSl'O.XDANCK. IS · texte numérisé non relu

I.IVni'; XI\. — COliliKSl'O.XDANCK. IS

clamalioiis par le piciiiici' imprimeur (pie vous trouverez. Annoncez que soixante régiments russes ont été détruits, qu'on leur a pris cent vingt pièces de canon ; que le général en chef est tué ou blessé mortellement; qu'il est temps que le peuple français se lève pour tomber sur eux; que l'Empereur est à leur poursuite; qu'il faut qu'on arrête tous les Cosaques, tous les détachements; qu'on coupe les ponts devant eux; qu'on arrête les bagages, et qu'on ne leur donne aucuns vivres.

a Si VOUS allez à Kpernay, et que l'ennemi y vienne, vous aurez là une belle position à prendre pour le resserrer contre la Marne.

« Nous recevons à l'instant votre lettre, datée d'aujourd'hui à une heure et demie du matin ; cela ne change rien aux dispositions de cette lettre; marchez sur Vertus.

« Le prince vice-connétable, major général,

« Alexandre. »

le maréchal jl\1',m0nt a >'ap0lk0n.

« Éloges, le 14 février 1814.

« Sire, Votre Majesté a été témoin de tout ce qui s'est passé dans la journée, de tout ce que la prise du village de Vauchamp et des deux mille prisonniers qui y ont été laits a de glorieux pour le

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sixième corps. Ainsi je ne la fatiguerai pas d'un récit superflu en ce moment, mais je ne dois pas différer de l'informer de la fin de la journée qui la couronne d'une manière convenable. Après les belles charges que le général Grouchy a fait faire, l'infanterie ennemie étant cantonnée et établie dans le bois, il n'a plus été possible de l'entamer avec de la cavalerie, et, quoique la nuit fut venue, j'ai cru qu'il était utile de la culbuter et de la jeter dans le défilé d'Étoges.

« En conséquence, je me suis emparé des premières troupes d'infanterie que j'ai eues sous la main, pour pousser une colonne dans cette direction. Mais cette disposition utile a été un moment suspendue parles obstacles qu'y a mis le prince de la Moskowa, qui, sans titre légitime, puisqu'il était sans commandement et sans raison, à empêché les troupes de marcher.

(c Ayant pu réunir quelques troupes du sixième corps, j'ai cherché à réparer le temps perdu, en hâtant leur marche. Elles ont balayé tout ce qu'elles ont trouvé sur la route et à la lisière des bois, pris beaucoup de monde, éparpillé un grand nombre d'hommes dans la forêt, pris trois pièces de canon, plusieurs caissons, culbuté les masses qui étaient à la tète du village d'Étoges, et pris douze cents Russes de la huitième division, le général prince

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