‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 5)Chapitre 69 sur 126 · VI · texte numérisé non relu

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voyai de Saint-Maiidé, peiulaiil la iiuil, iiuo reconnaissance pour s'en infoiiuei'. li'oflicier qui Ja commandait, sans s'y rendre, nie lit, ini rappoil comme y ayant été, el me dit que l'ennemi ne 1 otcupait pas.

Cette fiiute, véritable crime à la guei-re, eut lui résultat favorable, et fut la cause en partie de la longueur de cette défense si mémorable, avec une si grande dispro})ortion de forces. Elle eut celte influence en me fîîisant prendre l'offensive et en donnant à la défense un tout autre caractère. Sur ce faux rapport je partis de Charenton, une heure avant le jour, pour aller occuper la position avec mille à douze cents hommes d'infanterie, du canon et de la cavalerie. J'y arrivai à la pointe du jour; mais l'ennemi y était et l'affaire s'engagea immédiatement par une attaque de notre part dans le bois qui couvre le château. J'étendis ma droite daiis la direction du moulin à vent de Malassis, et j'appelai à moi de nouvelles troupes. L'ennemi, étonné de cette brusque attaque, qu'il attribua à l'arrivée de Napoléon avec des renforts, agit avec une grande circonspection, et resta sur la défensive.

Comrae il n'avait pu se développer complètement, nous jouissions de tous les avantages de la position, et d'une artillerie formidable qui y avait été placée. L'ennemi répugnait à s'étendre par sa droite, seule

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