‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 5)Chapitre 88 sur 126 · I.K MA.Kil'. GKNKIIAL AL MAllÉCllAL MAHMO.NT · texte numérisé non relu

I.K MA.Kil'. GKNKIIAL AL MAllÉCllAL MAHMO.NT

« Soissoiis, le 12 mars 1814, iicul heures et demie du soir.

« Monsieur le duc de llaguse, je vous ai envo\é un courrier extraordinaire pour vous faire connaître que l'intention de FEmpereur est que vous vous mettiez en marche, demain, 15, à six heures du matin, avec votre corps, pour vous rendre à Reims sans trop vous aventurer.

K L'Empereur marche sur Reims par la route de Fismes.

« Amenez avec vous la division Defrance, et laissez un corps d'observation au pont de Béry-au-Rac, ainsi que des postes de cavalerie aux différentes positions où vous en aviez aujourd'hui.

« Le prince vice-connétable, major général,

« Alexandre. »

i.e major général au maréchal marmg.nt.

( Reims, le 14 mars 1814.

c( Monsieur le duc de Raguse, je vous envoie un rapport que je viens de recevoir du colonel Plaugenief etdumaire de Fismes. Prenez-en connaissance, vous y verrez les mouvements que fait l'ennemi du

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côté de lloiicy. LMiiLenlioii de I Km|M'i('iir est, (jiio vous [fissiez des dispositions pour chassrr tennrmi de Roncy, cl que vous veilliez sur la colonne qui rond rail pasHer la rivière en marchant sur le pont de Béi'vau-Bac.

(( f,e prince vice-connétable, major général,

« Alexandhp:. »

LE MAIRE DE lw\ VILLE DE FISMES AU PREMIER OFFICIER SITKRIErii DE L'ARMÉE FRANÇAISE SUR LA ROUTE DE REIMS.

« Fisiiies, II' M niiirs 181 'i.

« Monsieur, nous venons de recevoir la nouvelle <( certaine qu'un parti de Cosaques, évalué deux mille «hommes, avec de l'artillerie, vient de mettre en « réquisition les ouvriers deSillery et environs, pour « jeter un pont sur la rivière d'Aisne à Bourg, deu.v « lieues de Fismes. et venir couper la communica- « tion audit Fismes de Soissons à Reims.

« Je vous donne cet avis pour que vous puissiez « sur-le champ prendre les mesures nécessaires.

« J'ai l'honneur d'être avec respect, monsieur, « Votre très-humble serviteur. »

LE MAJOR GÉNÉRAL .\U MARÉCHAL MARMONT

« Reims, le 14 mars 1814, huit heures et demie du matin.

<( Monsieur le duc de Baguse, l'Empereur ordonne

320 M K MOI H ES DU DUC l)K KAGUSK.

que rons portiez sur la route de liérij-an-Bar, en nrant de vom la cavalerie du général Bordewulle; vous aurez mie avant-garde au pont et vom vom placerez de manière à la soutenir. L'Empereur voulant, à quelque prix ce soit, çiarder ce pont.

« Le prince vice-connétable, major général,

« ALEXA^DRE. )>

LE MxVJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL BL\RM(»IST.

« Reims, le 15 mars 1814.

« Monsieur le duc de Raguse, r intention de l'Empereur est que i->ous fassiez prendre les capotes et les schakos des prisonniers, pour en donner aux soldats qui en manquent.

« Alexandre. »

le major général au maréchal marmont.

« Reims, le 15 mars 1814.

« Monsieur le duc de Raguse, je n'ai point de réponse à faire à la lettre qui vous a été remise pour moi à vos avant-postes. Employez tous les moyens possibles pour avoir des nouvelles de l'ennemi. Il paraît certain que l'ennemi marche, mais dans quelle direction, voilà ce qu'il faut connaître:

LIVUR NX. - COKHKSI'ONDA.NCK. r,'21

donnez-nous IVéqucniment de vos nouvelles. Soyez enobservation, envoyez heaucoup de reconnaissances sur différentes directions, faites courir les gens du pays, donnez de l'argent, et je vous le ferai rendre.

a Le prince vice-connétable, major général,

« Alexandre. »

le maréchal marmont a napoléon.

(t 15 mars 181 4.

a Sire, je reçois la lettre que Votre Majesté m'a fait l'honneur de m'écrire aujourd'hui. Les forces de l'ennemi sont restées toute la journée dans la même position, j'ai pu en juger par la fumée de son camp. Ce soir on reconnaît distinctement trois lignes de feux, telles qu'elles étaient hier, mais il en manque une quatrième qui, la nuit dernière, était placée plus en arrière.

a On a vu dans la journée cinq colonnes en marche pour remonter l'Aisne, mais à une grande distance, de manière que l'on n'a pu déterminer si c'était de la cavalerie ou de l'infanterie.

a L'ennemi a devant Béry des postes de cavalerie et quelque infanterie plus en arrière. Il avait amené ce matin des pièces de canon qu'il a retirées ensuite. J'ai reçu des rapports de toute la ligne, à

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