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\M MAJOR GKNI':RAL AU MARI^;C11AL MAliMONT.
« PInncy, le 20 mars ISIi.
« Monsieur le maréchal duc de lUiguse, nous avons forcé hier le passage do l'Aube et celui de la Seine; nous étions hier, à sept heures du soir, maîtres de Méry; nous avions coupé la route de Nogent à Troyes, sur laquelle nous avons enlevé beaucoup de bagages et les équipages de pont de l'ennemi. L'ennemi avait levé en toute hâte, le 19, ses ponts sur la Seine, et battait en retraite sur Bar-sur- Aube. L'empereur de Russie était venu à Arcis-sur- Aube avec le prince de Schwarzenberg. Le corps du duc de Tarente et toute la cavalerie nous rejoignent aujourd'hui à Arcis. Il n'est pas possible que Blûcher fasse aucun mouvement offensif, à ce que pense l'Empereur. Si cependant il en faisait un, vous devriez, monsieur le maréchal, ainsi que le duc de Trévise, vous retirer sur Châlons ou Éper-' nay, afin que nous soyons tous groupés, et couvrir la route de Paris par quelques partis de cavalerie. Mais Sa Majesté croit que, dans la position actuelle des choses, il faudrait que Blûcher fût fou pour tenter un mouvement sérieux.
« Le prince vice-connétable, major général,
« Alexandre. »
.-.50 MÉMOIIIES DU UUC Kl': IIA(JUSE.