LIVRE XXVI. — 1S
ment arrivés, m'ayant remis la lettre dont vous m'avez honoré, en date du 2 juin dernier, je me suis fait un devoir de la soumettre à Son Altesse le vice-roi mon maître.
c< Les sentiments d'amitié que vous avez inspirés à Son Altesse lors de votre bref séjour ici, et qu'elle se flatte d'avoir partagés, lui font une loi de vos moindres désirs. Ces deux voyageurs, déjà distingués sous beaucoup d'autres rapports, sont ici l'objet d'une attention particulière. Ils ne pourront qu'être satisfaits d'avoir été porteurs d'une pareille recommandation. Je regrette, monsieur le maréchal, de ne point avoir reçu, parmi les divers exemplaires qui me sont parvenus de l'ouvrage que vous avez publié, celui qui avait été destiné pour Son Altesse.
« Le vice-roi, qui en a ordonné la traduction, s'est plu à reconnaître, en ce qui concerne l'Egypte, le coup d'œil exercé de celui qui a brillé en administration aussi bien qu'à la tète des armées, et a hautement apprécié l'impartialité qui a présidé à sa rédaction.
a Rien ne pouvait être aussi agréable à Son Altesse que l'intérêt que vous lui témoignez, monsieur le maréchal, en écrivant que vous lisez le récit des événements qui se passent dans ses États et que vous faites des vœux sincères pour ses succès. Aussi