PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE II
jours si follement, que ses représentations ne faisoient aucun effet. M. de Bellcgarde et mddame d'Esclavelles, qui ignoroient la cause de cette tristesse, l'attribuoicnt uniquement à l'absence de M. d'Epinay, et en l'exhortant à la patience, la louoient beaucoup de la retraite où file vivoit, et l'assuroient que c'étoit le seul moyen de retenir son mari auprès d'elle à son retour, et de le tirer de la trop grande dissipation où il se laissoit entraîner. D'un autre côté, au milieu de toutes les folies de sa cousine, il se trouvoit aussi des réflexions qui n'en étoient pas moins sensées pour être dites gaiement. Voici une lettre qu'elle lui écrivit dans ce temps, et qui ébranla un peu ma pupille dans ses résolutions.