‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 104 sur 429 · FACILITÉ DE L'AVANCE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

FACILITÉ DE L'AVANCE FRANÇAISE

leurs logis, sans aultre peyne. Et dit des « esperons de bois », pour ce que, pour ceste heure, les gens jeunes, quant ilz vont par ville, leur page leur mect une petite broche de bois dedans le soulier en pentoufle“, et sont sur lest mulles, branslans les jambes. :

Et poy de foiz! ont prins le harnois noz° gens, en faisant ce voïage ; et ne mist le roy, depuis Ast à entrer dedans Napples, que quatre moys, dix et neuf jours?. Ung ambassadeur en y eust mis une partie. Par quoy conclud# ce propos, disant, après l'avoir ouy dire à plusieurs bons hommes de religion et de saincte vie3 et à mainte aultre sorte de gens (qui est la voix de Dieu‘ que la voix du peuple), que Nostre Seigneur les vouloit pugnir visiblement, et que chascun le congneüt, et par eulx donner’ exemple à tous roys et princes de bien vivre et selon ses commendemens : car ces seigneurs de la maison d’Arragon, dont je parle, perdirent honneur et royaulme et grant richesses et meubles de toutes natures, si departis que à grans peyne scet-l’on qu'ilz sont devenuz ; puis perdirent les corps, trois en ung an ou peu davantaige ; mais j'espère que les ames n’ont point esté perdues. Car le roy Ferrand, qui? estoit filz bastard d’Alphoncei — lequel Alphonce futsaige roy et honnourable ettout bon —, porta grand

a. ou pentoufle éd. Dupont. En réalité, on rabattait le soulier en pantoufle. — b. leurs éd. Dupont. — c. de nos éd. Dupont. —

d. concludf[z] éd. B. de Mandrot.— e. de N.S. J.C. éd. Dupont. — 1. pour donner éd. Dupont. — g. qui répété dans P et ensuite gratté.

Page 1