‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 128 sur 429 · ÉCHEC DES POURPARLERS FRANCO-NAPOLITAINS · texte numérisé non relu

ÉCHEC DES POURPARLERS FRANCO-NAPOLITAINS

et à luy le sien et celuy de sa femme!. Son cas n’estoit point grand chose : car il avoit eu petit partaige. Le roy luy offrit des biens en France pour luy et ledit nepveu, et croy qu'il y eust faict une bonne et grant duchié ; mais ilz ne le voulurent accepter. Aussi ilz n’eussent tint nul appoinctement que on leur eust sceü faire, demourans dedans le royaulme, quant il eussent peu veoir leur adventaige?2.

Devant le chasteau de Napples fut mise l'artillerie qui tira ; et n’y avoit plus que les Almansÿ, et estoit parti ledit marquis de Pesquaire À ; et qui eust envoyé quatre canons jusques en Yscle“5, on l’eust prise ; et de là retourna le mal. Si eust-l’on? toutes les aultres places qui tenoientf, qui n’estoient que quatre ou cinq. Mais tout se mist à faire bonne chère et joustes et festes ; et entrèrent en tant de gloire qu’il‘ ne sembloit point aux nostres que les Ytaliens fussent hommes.

[2]. Comment le roy Charles fut couronné roy de Naples, des faultes qu'il jeit à l'entretenement d'un tel royaulme et com-

a. en l'isle éd. Dupont. — b. eust on eu éd. Dupont. — c. qui P.

1. Sur les offres faites, cf. Delaborde, op. cit., p. 562. La femme du prince Frédéric était Isabelle-Éléonore de Baux, fille du prince Pierre d’Altamura.

2. Entendez : aussi bien, ils n'auraient tenu aucune des conventions qu’on leur aurait consenties, s’ils étaient demeurés dans le royaume, dès le moment où ils auraient vu un avantage à les violer.

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