‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 190 sur 429 · Sarzanella, province de Gênes · texte numérisé non relu

Sarzanella, province de Gênes

2. C'était un bâtard de la maison de Saint-Pol, d'après Commynes, ci-après, chap. xx. Cf. notre Index.

3. C’est pourquoi défense avait été faite au duc d'Orléans d’attaquer ; mais il n’en tint aucun compte.

4. Commynes avait vu très clairement que de la conservation d’Asti dépendait le maintien des communications entre l’armée royale et la France. Cf. Delaborde, L'expédition de Charles VIII en Italie, p. 608.

5. Cf. ci-dessus, p. 125. Il y a lieu de rappeler, à ce propos, les lettres du duc d'Orléans au duc de Bourbon (14 et 17 avril), dans Godefroy, Histoire de Charles VIII, p. 701; Mie Dupont, aux Preuves de son édition, t. III, p. 418, et Archives des missions, 2e série, t. II, p. 383.

150 SIÈGE D’ASTI PAR LE DUC DE MILAN (avril 1495)

vindrent bien à point — et cinq cens hommes de pied que y envoya le marquis de Saluces.

Cecy arresta les gens du duc de Millan, que menoit messire Galeace de Sainct-Severin ; et se logèrent à Noni!, ung chasteau que a le duc de Millan à demye lieue® d’Ast. Poy à poy ? y arrivèrent envyron trois cens cinquante hommes d’armes et des gentilzhommes du Dauphiné et quelque deux mil cinq cens° Suysses et des francs archiers dué Daulphiné ; et estoient en tout bien sept mil cinq cens hommes paiéz ; mais ilz myrent* beaucop à venir et ne servirent de riens à l’intencion par/ quoy ilz avoient esté mandéz, qui estoit pour venir secourir le roy ; car, en lieu de secourir le roy £, il les fallut aller secourir. Et avoit esté escript à mondit seigneur d'Orleans et aux cappitaines qu'ils n’entreprinsent riens contre le duc de Millan?, mais seullement entendissent à garder Ast et à venir au devant du roy jusques sur la rivière du Thesin3, pour luy aider à passer ; car il ne avoit nulle aultre rivière qui l’empeschast. Et fault entendre que ledit duc d’Orleans n’estoit point passé Ast, et l'y? avoit le roy laissé. Toutesfoiz, non obstant ce que le roy luy avoit escript, luy vint ceste praticque si friande que de luy baïller ceste cité de Novarre, qui est à dix lieues de Millan ; et y fut receü à grant

a. à deux mils éd. Dupont. — b. Peu après éd. Dupont. — c. cinq cens omis partout ailleurs que dans P, suivi par B. de Mandrot. — d. dudit éd. Dupont. — e. payez qui misdrent éd. Dupont. — f. pour éd. Dupont. — g.en lien de secourir le roy omis par P, suivi par B. de Mandrot. — h. à monseigneur éd. Dupont. — i. luy P.

[. Anone, à dix kilomètres d’Asti, sur le Tanaro.

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