‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 207 sur 429 · Ci-dessus, p. 144 et · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 144 et

166 PRÉPARATIFS DE L'ATTAQUE ITALIENNE (3-4 juillet 1495)

rie ; et logea le roy ès maisons de deux petits marquis, en chemin.

Estant l’avangarde monté® la montaigne, pour atteindre ceulx qu'ilz veoient aux champs, qui estoient assez loing, n’'estoient point sans soucy. Toutesfoiz Dieu, qui tousjours vouloit sauver la compaignée, osta encores ? le sens aux ennemys. Et fut interrogé nostre Almant par le conte de Gaiasse, qui menoit ceste avangarde: : il luy nommad?. Demanda encores du‘ nombre de noz gens, car il congnoissoit tout myeulx que nous mesmes, car il avoit esté des nostres toute la saison#. L'Almant fit la compaignée forte, et dist trois cens hommes d’armes et quinze cens Suysses. Et ledit conte luy respondit qu’il mentoit et que en toute l’armée n’y avoit que trois mil Suysses, par quoy n’en eussent point envoyé la moictié là; et fut envoyé prisonnier au pavillon du marquis de Mante’ ; et parlèrent entre eulx de assaillir ledit mareschal. Et creüt ledit marquis le nombre que avoit dit l’Alment, disant qu’ilz n’avoient point de gens de pied si bons comme noz Almans, et aussi que tous leurs gens n’estoient point arrivéz et que on leur faisoit grant tort de combatre sans eulx; et, s’il y avoit quelque rebeüt, la Seigneurie s’en

a. montée éd. Dupont. — b. encores omis par l’éd. Dupont. — c. qui menoit ladite armée, presente avant garde éd. Dupont. — d. nomma omis partout; B. de Mandrot écarte le mot, pourtant dans P. Nous respectons la leçon de ce manuscrit, qui complète parfaitement le texte. — e. le éd. Dupont. — f. Mantoue éd. Dupont.

1. Bordan et Casego, d’après les textes cités respectivement par B. de Mandrot, au t. II de son édition, p. 259, n. 3, et Mle Dupont, au t. II de la sienne, p. 458, n. 1. Mais l'identification précise de ces lieux-dits nous échappe.

2. Entendez : notre Allemand fut interrogé par le comte de Caiazzo, et celui-ci lui demanda qui menait cette avant-garde ; l'Allemand le lui nomma (c’est-à-dire lui en nomma le chef).

3. Gian-Francesco di San-Severino avait fait précédemment campagne du côté français. Cf. ci-dessus, p. 14 et notre Index.

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