‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 230 sur 429 · C'est-à-dire : en somme · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : en somme

184 BATAILLE DE FORNOUE (6 juillet 1495)

bien vraye la prophecie de frère Jheronime!, que Dieu le conduisoit par la main.

Son arrièrre-garde + estoit à la main dextre de luy, ung peu recullée, et la plus proche compaignée de luy, de ce cousté, estoit Robinet de Frammeselles?, qui menoit les gens du duc d’Orleans, envyron quatre vingts lances, et le seigneur de la Trymoulle? à, qui avoit° envyron quarante lances. Les cent archiers escossoys y estoient aussi, qui se misdrent en la presse comme hommes d'armes. Je me trouvay du costé gauche, où estoient les gentilzhommes des vingt escuz et les aultres de la maison du roy, et les pensionnaires. Je laisse à nommer les cappitaines, pour briefveté ; mais le conte de Foix f estoit chief de ceste arrièregarde‘.

Comme j'ay dict, ung quart d’heure après que fuz arrivé, estant le roy ainsi près d’eulx*, les ennemys gettent les lances en l’arrest et se myrent ung poy aux galotz/1, et en deux compaignées donnèrent. Noz deux compaignées de la main droicte et les archiers escossoys chocquèrent presque aussi tost l’une comme l’autre, et le roy comme eulx. Le

a. arriergarde P. — b. et le sire de la Tremoille éd. Dupont. — c. qui en avoit éd. Dupont. — d. arriergarde P. — e. Ung quart d'heure aprez que fuz arrivé, le roy estant ainsi près d’eulx, comme j'ay dict éd. Dupont. — f. ung peu au galop éd. Dupont.

Page 1