C'est-à-dire : les équipements
212 LE DUC D'ORLÉANS DEMANDE SECOURS (19 juillet 1405)
voyay ung gentilhomme nommé Philippe de la Couldre, qui autresfoiz m'avoit servy, qui pour lors estoit au duc d’Orleans!, à Novarre, là où il estoit assiegé de ses ennemys, comme avez peü entendre?. Le siège n’estoit pas encores si contrainct # que gens ne peüssent aller® et saillir dehors, pour ce qu'ilz ne tachoient sinon de l’afamer. Et luy manday par ledict gentilhomme que plusieurs traictéz se mouvoyent ” avecques le duc de Millan, de par le roy, dont j'en menoye ung par la main du duc de Ferrare ‘ ; et que, pour ceste cause, me sembloit-il qu’il s’en devoit venir devers le roy, en asseürant bien ceulx qu'il laisseroit dedans de brief y retourner ou les venir secourir ; lesquelz estoient le nombre de sept mil cinq cens hommes de soulde et la‘ plus belle compaignée que on sçauroit dire, touchant le nombre, tant Françoys que Suysses.
Après que le roy eut séjourné ung jour audit Ast, fut4 adverti, tant par le duc d’Orleans que par aultres, comme les deux ostz s’estoient assembléz devant Novarreÿ ; et desiroit ledit duc d'Orléans estre secouru pour ce que ses vivres appetissoient, là où il avoit esté donné mauvais ordre au commencement ; car il y en avoit assez en la ville et à l’entour, et par especial bleds ; et si la provision eust esté faicte de bonne heure et bien gouvernée/, jamais n’eussent eu la ville, mais en fussent sailliz à leur honneur, et leurs ennemys à grant honte, s’ilz eussent peü tenir encores ung moys.
a. qu'on ne peust aller éd. Dupont. — b. menoient éd. Dupont. — c. et de la éd. Dupont. — d. il fut éd. Dupont. — e. par éd. Dupont. — f. pourmenée éd. Dupont.
1. Philippe de la Couldre, qui était alors au service du duc d’Orléans en qualité de chambellan.