C'est-à-dire : pourvu que
2. B. de Mandrot, au t. II de son édition, p. 330, n. 1, fait observer que ces demandes pouvaient se fonder sur les déclarations de Louis XI datées de Paris, 2 janvier 1475 : « Et cum hujusmodi auxilia requirenda duxerimus, volumus semper salarium cuilibet ex eis pro spacio unius mensis competens ad oppida Zurich, Bernn vel Luczernn transmittere, et pro duobus alteris mensibus sola via in civitate Gebennensi vel alio loco ipsis apto et grato enumerari faciemus. » Et, dans l'alliance du 1° novembre 1495, à Lyon, Charles VIII laissera les Suisses ajouter : « Et quamprimum nostrates eorum domos egredi contigerit, incipiet cursus triplicis trimestris » (Amtliche Sammlung der aeteren eidgenossischen À bschiede t. IT, p. 919, et t. III, p. 738).
. Ancienne forme du conditionnel du verbe saillir (sortir de). . Entendez : dans Verceil.
. Trino, province de Novare, circondario de Verceil.
. C'est-à-dire : on conclut un accord.
. Antoine de Baissey.
. Louis de Menthon.
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DUPLICITÉ DE SFORZA (novembre 1495) 245
ung paiement de quinze jours pour eulx en aller; mais les aultres furent paiéz de trois moys, et monta bien le tout cinq® cens mil francs. Ilz se fièrent en pleiges et en ostaiges'. Et cecy advint des Françoys propres, qui leur mysdrent cela en avant, car ung de leurs cappitaines en vint advertir le prince d’Orenge, qui le dist au roy; et estoit” par despit de ceste paix.
[3. Échec d'un projet d’entrevue entre le roi de France et le duc de Milan.] — Arrivé que fut le roy à Trin, renvoya° vers ledit duc de Millan ledit mareschal de Gyéd4, presidant de Gannay et moy?, affin qu'il voulsist venir devers ledit seigneur, pour parler à luy ; et luy dismes plusieurs raisons pour le faire venir et que cela seroit la vraye confirmation de la paix. Il nous dist plusieurs raisons au contraire? et se excusa sur aulcunes parolles que monsr de Ligny4 avoit dictes qu'on le devoit prendre quant il fut devers le roy à Pavye, et d’autres parolles que avoit dictes le cardinal5, qui avoit tout
a. à cinq éd. Dupont. — b. c'estoit éd. Dupont : même sens. — c. il envoya éd. Dupont. — d. de Gyé omis dans l’éd. Dupont.
1. Entendez : ils acceptèrent d’être garantis par cautions et otages.
2. Rigault d'Oreille fut encore ici le collègue de Commynes. Cf. ci-dessus, p. 243, n. 2.
3. Ludovic Sforza avait traité par contrainte à Verceil. Il avait dû se séparer de ses alliés de la Sainte-Ligue, comme l’a observé B. de Mandrot, au t. II de son édition, p. 329, n. 2, mais sans rappeler qu'il eut soin de s’excuser auprès de ceux-ci sur la nécessité et d'ajouter qu'on pouvait se fier à lui par la suite. De fait, la volteface commença aussitôt. La mauvaise grâce témoignée à Commynes en fut le premier symptôme. Le 7 novembre, Sforza écrit à son premier secrétaire, Bartolomeo Chalco : « Monsieur d’Argenton est arrivé. Nous approuvons l’excuse que vous avez invoquée vis-àvis de lui s’il ne lui a pas été rendu d’honneurs » (Kervyn de Lettenhove, Lettres et négociations de Philippe de Commynes, t. III, p. 102).