‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 340 sur 429 · LES FACTIONS A GÊNES · texte numérisé non relu

LES FACTIONS A GÊNES

povoit sa partialité riens ne ceulx d’Orie“!, qui sont gentilz hommes et ceulx de Forgouse non. Et sont lesditz d’Orie partissans desdits Forgouse et ne peuvent estre ducz à cause qu’ilz sont gentilzhommes ; car nul gentil homme ne le peult estre ; et ledit messire Baptiste l’avoit esté, n’y? avoit guères ; et avoit esté trompé par son oncle le cardinal de Gennes?, et cestuy-là avoit mis la seigneurie de Gennes en la main du duc de Milan, n’y a pas encores fort long tempsè, et gouvernoient à Gennes les Adornesi, qui aussi ne sont point gentilz hommes, mais souvent ont estéz ducz de Gennes, aidés des Spinollesÿ, qui sont aussi gentilz hommes. Ainsi les nobles font bien ung duc à Gennes, mais ilz ne le peuvent estre. Ledit messire Baptiste esperoit mettre en armes sa parcialité, tant en la cité que aux champs, et que la seigneurie seroit au roy; et que luy et les siens gouverneroient et chasseroient les autres dehors.

[2. Affaire de Savone.] — Plusieurs de Savonner: s’estoient addressés au cardinal de Sainct-Pierre-à-Vinculaf, asseürant de luy pouvoir bailler ladite ville de Savonne, esperant estre en liberté ; car elle est soubz Gennes“, et paient? les gabelles.

a. [de] Dorie éd. B. de Mandrot. — b. il n’y éd. Dupont. — c. L'autre entreprise estoit que plusieurs personnes de Savonne partout ailleurs que dans P et éd. B. de Mandrot. — d. soubz la ville de Gennes éd. Dupont.

. Doria.

. Paolo di Campofregoso.

. En 1487.

. Adorno.

. Spinola.

. Julien de la Rovère, originaire de Savone et cardinal de Saint- Pierre-ès-liens.

7. B. de Mandrot, au t. II de son édition, p. 359, interprète « payant »; mais le sens est plutôt celui-ci : (les Génoiïs) payent. La construction, pour irrégulière qu’elle soit grammaticalement, n’a rien d’inattendu sous la plume de Commynes, qui sous-entend volontiers un sujet pluriel appelé par un collectif.

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