‹ Mémoires édités (volume 2)Chapitre 355 sur 429 · MISSIONS FRANÇAISES EN ESPAGNE · texte numérisé non relu

MISSIONS FRANÇAISES EN ESPAGNE

Quant ledit de Clerieulx revint, il apporta praticque nouvelle, et jà estoit perdu Gayète! avant qu'il fust en Castille. Ceste nouvelle ouverture? fut que le roy et eulx retournassent en leur première‘ amytié et ancienne# et eulx deux à butin# emprissente toute la conqueste d’Ytallie et à communs despens et que les deux roys fussent ensemble ; mais, premier, vouloient la trève generale où la ligued fust comprise et que une journée se tint en Pyémond, où chascun pourroit envoyer ambaxadeurs, car honnestement ilz se vouloient departir de ladite ligue. Toute ceste ouverture, à mon advis et ad ce qu’on a veü despuis*, n’estoit que dissimulation et pour gaigner temps et pour laisser repouser ce roy Ferrand, qui encores vivoit, et ce don Federic, nouveau entré en ce royaulmei; toutesfoiz ils eussent bien voulu ledit royaulme leur, car ilz y avoient meilleur droit que ceulx qui l’ont possédé et possèdent/5; mais la maison d'Anjou, dont le roy a le droit, disent? aller devant. Mais, de la nature dont il est et les gens qui l’habitent, il me semble qu'il est à celuy qui le peult posseder ; car ilz ne veullent que mutation.

a. premier P.— b. première et ancienne amytié éd. Dupont. — c. emprirent P; entreprinssent éd. Dupont; la correction emprissent s'impose. — d. toute la ligue éd. Dupont. — e. qu'on m'a depuis donné à entendre éd. Dupont. — f. et possèdent omis partout sauf dans P, que suit B. de Mandrot. — g. dict éd. Dupont.

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