‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 108 sur 315 · CHAPITRE IX] [COMBATS ET NÉGOCIATIONS SOUS PARIS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX] [COMBATS ET NÉGOCIATIONS SOUS PARIS

Retournant aux faictz de Par ne fault doubter que nul jour ne se passoit* sans perte ou gaigne, que d’un costé que d’autre!; mais de grosses choses n’y advint-il riens ; Ear le roy ne vouloit souffrir que ses gens saillissent en grosses bendes ny ne vouloit riens mectre au‘ hazart de la bataille et desiroit paix et -saigement departir ceste assemblée.

Toutesfois, ung jour bien matin, vindrent loger vis à vis l’ostel de Conflans, au long de la rivière et sur le fin bort, quatre mil francs archiers, les nobles de Normandie et quelque peu de gens d’armesä. Et d’autres gens d'armes d'ordonnance demourèrent à ung quart de lieue de là en ung villaige; et depuis leurs gens de pied jusques là n’y avoit que une belle® plaine. La rivière de Seine estoit entre nous et eulx. Et commancèrent ceulx du roy une tranchée à l’endroit de Charenton où ilz feirent ung boullevart de boys et de terre? jusques au bout de nostre ost; et passoit ledit fossé par devant Conflans, la rivière entre deux, comme

a. se passast P. — b. et P. — c. en P. — d. D porte ici un point et l'E qui suit est majuscule. — e. belle omis par À.

1. Entendez : tant d’un côté que de l’autre. « Ogni giorno se scaramacia » (Dépêches des ambassadeurs milanais, éd. B. de Mandrot, t. III, p. 313).

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