‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 143 sur 315 · CHAPITRE XVI] [RETRAITE DE CHARLES DE FRANCE EN BRETAGNE · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI] [RETRAITE DE CHARLES DE FRANCE EN BRETAGNE

Ledit duc de Normandie, comme j'ay dit‘, s’estoit deliberé ung coup de fuyr en Flandres; mais sur l'heure se

suite d’une correction fâcheuse : la lettre n grattée a été transformée en un t.

a. Saintron D. — b. P ajoute et partie, À et B partie. — c. la dicte omis par P.— d. Lescut dans D comme ci-dessus, p. 89, n.f. — e. il dist À et P. B. de Mandrot adopte la lecon il [est] dist. D montre que la bonne leçon est celle de M"° Dupont (éd.t.1,p. 110).

+ Cf. Dom Morice, Mémoires pour servir de preuves, t. LI, P- De Ordonnances des rois de France, t. XVI, p. 448; Déni Histoire de la réunion de la Bretagne à la France, CÉDPPLEATD2 2. H. Stein, Charles de France, p. 153 et suiv. 3. Saint-Trond, Hesbaye, province de Limbourg. 4. Cf. H. Stein, Charles de France, p. 158, n. 5, et p. 162.

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NÉGOCIATIONS ENTRE LES PRINCES (1466) g1

reconcilièrent® le duc de Bretaigne® et luy, congnoissans É E deux leurs erreurs.et que par division se perdent toutes les bonnes choses du monde, Et si est presque impossible que beaucoup grans personnaiges ensemble et de semblable estat se puissent longuement entretenir, sinon qu’il y ait chef par dessus tous; et si seroit besoing que cestuy-là fust saige et bien estimé pour avoir l’obeyssance de tous.(J’ay veü beaucoup d'exemples de ceste matière à V4 lPœil!, et ne parle pas par ouyr dire pi sommes bien subjectz

à nous -diviser<-ainsi à nostre do:

regard à la consequence qui en advient. Et presque ainsi en ay veü advenir par tout le monde“; et me semble que ung saige prince ayant povoir de dix mil hommes et façon de les entretenir est plus à craindre et estimer que ne seroient dix qui auroient chascun six mil tous alliéz et confictz$ ensemble, pour autant que‘, des choses qui sont à desmesler et à accorder entre eulx/, la moytié du temps se pert avant qu’il y ait rien conclud ne accordé.

Ainsi se retira? ledit duc de Normandie en Bretaignei, povre, deffaict et habandonné de tous ces chevaliers qui avoyent esté au roi Charles et avoyent fait leur appoinctement avec le roy, et myeulx appoinctéz de luy que jamais n’avoient esté du roy son pèreÿ.

Les deux ducz dessusdictz estoient saiges après le coup

a. Les autres manuscrits ont reconseillèrent, ce qui a le même sens. — b. Les mots de Bretaigne omis par À, M et P.—c. deviser P. — d. Les autres manuscrits ajoutent ou l’ay ouy dire. — e. tant des P. — f. P intercale que. — g. ainsi retiré À et P.

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