‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 195 sur 315 · ENTREVUES DE BRUXELLES (1467) ET D’ARRAS · texte numérisé non relu

ENTREVUES DE BRUXELLES (1467) ET D’ARRAS

pour le veoir. Il fut plusieurs jours à Brucelles fort festoyé, recueilly!, honoré, logé en chambres richement tendues. Les gens dudict duc disoient que ces Allemans estoient ortz? et qu’ilz gectoient leurs houzeaulx sur ces®lictz si? richement paréz, et qu’ilz n’estoient point honnestes comme nous; et l’estimèrent moins que avant le congnoistre. Les Allemans parloient et mesdisoient comme envieux‘ de ceste grant pompe. En effect, oncques puis ne se aymèrent ny ne sed feirent service l’ung à l’autre.

Je veïz aussi venir devers ledict duc le duc Sigismont$ d’Autrichee, qui luy vendit la conté de Ferrettei, assise près la conté de Bourgongne, cent mil florins d’or, pour ce qu’il ne la povoit deffendre des Suysses. Ces deux seigneurs ne pleürent guères l’ung à l’autre; et depuis se pacifia ce duc Sigismond avec les Suyssesÿ, et osta audit duc ladicte conté de Ferrette et retint son argent; et en advindrent des maul{x] infiniz audit duc de Bourgongne.

En ce temps propre y vint le conte de Varvic”, qui oncques puis semblablement ne fut amy dudict duc de Bourgongne ne ledict duc de Bourgongne le sien.

F” Je me trouvay present à l’assemblée qui se feïst à Pequigny? entre nostre roy et le roy d'Angleterre Edouard, et en

a. les À. — b. si omis par À. — c. les Allemans firent comme envyeulx P. — d.s'i P.—e. Antioche D, évidente faute de lecture. — f. Varme D.

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