‹ Mémoires édités (volume 3)Chapitre 67 sur 315 · André de Laval, maréchal de Lohéac · texte numérisé non relu

André de Laval, maréchal de Lohéac

4. Antoine de Chabannes. Voir sur lui H. de Chabannes, Histoire de la maison de Chabannes, t. Il, et H. Noël-Cadet, Antoine de Chabannes (1408-1488), dans le Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de Brive, 1913, p. 716 et suiv.

5. Commynes se trompe. Cf. Olivier de la Marche, éd. Beaune et d’Arbaumont, t. III, p. 8, n. 5, et A. de Reïlhac, Jean de Reilhac, t. I, p. 218.

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BATAILLE DE MONTLHÉRY (16 juillet 1465) 21

le conte du Maine s’estoit joinct avecques le roy, et y estoyent toutes les ordonnances du royaulme, qui povoient bien estre environ vingt et deux cens hommes d’armes!, et l'arrière ban de Daulphiné, à tout? quarante ou cinquante gentilzhommes de Savoye, gens de bien. Et eut conseil avecques le conte du Maine et le grant senechal de Normandye, qui s’appelloit de Breszé3ä, et l’admiral de France, ui estoit de la maison de Montaubani, et autres. Et en conclusion, quelque chose qui luy fust dict et oppiné, il elibera de ne combattre point, mais seulement se mectre dedans Paris sans soy approcher de là où les Bourguygnons estoyent logéz. À mon advis que son oppinion estoit bonneÿ, à

Il se suspessonnoit de ce grand seneschal de Normandye et luy demandas qu’il luy dist s’il avoit baillé son seellé aux

princes qui estoient contre luy ou non. À quoy le grant,

seneschal respondit que ouy, mais qu’ilé leur demourroit, et À

que le corps seroit sien; et le dist.en gaudissant, car ainsi estoit-il accoustumé de-parler. Le roy s’en contenta et luy baïlla charge de conduyre son avantgarde, et aussi les guydes, pour ce qu’il vouloit eviter ceste bataille, comme dit est. Ledict grant seneschal, usant de voulenté, dist lors à quelcun de ses privéz : « Je les mectray aujourduy si près l'un de l’autre qu’il sera bien abille qui les pourra? des-

eller. » Et ainsi le feist. Et le premier homme qui mou-

a. luy demanda qu’il lui prioit qu’il luy dist À et P.— b. sçaura P. |

1. Sur les effectifs, cf. Stein, Charles de France, p. 89, et B. de Mandrot, Dépêches des ambassadeurs milanais, t. II, p. 214.

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