C'est-à-dire : « garnis d’orfrois
2. On trouve Jacques du Mas, premier écuyer de Charles le Téméraire en 1475.
3. Le sens est : « abandonnant l’ordre qui avait été établi auparavant ».
26 BATAILLE DE MONTLHÉRY (16 juillet 1465)
.:t { Ceulx du roy estoient vers le chasteau de Montlehery et
avoyent une grant haye et ung fossé au devant d’eulx; oultre estoient les champs plains de bledz et de febves et \autres grains très forts, car le territoire y estoit® bon.
*f Tous les archiers dudict conte marcheoïent à pied devant per en mauvais ordre, combien que mon advis est que la souveraine chose du monde pour les batailles sont les larchiers, mais qu’ilz soyent par milliers, car en petit nombre
‘|ne vallent riens, et que ce soyent gens mal montéz qui?
n’ayent point de regret à perdre leurs chevaulx ou que de tous
pointz n’en ayent point. Et vallent myeulx pour ung jour
en cest office ceulx qui jamais ne veirent riens que les bien xcercitéz; et aussi telle oppinion tiennent les Angloys‘ qui ont la fleur des archers du monde.
Il avoit esté dit que l’on reposeroit deux foiz au chemyn, pour donner allaine aux gens de pied, pour ce que le chemyn estoit long et les fruictz de la terre longs° et fors, qui! les empeschoit à aller; toutesfoiz, tout le contraire se fist, comme s’on eust voulu perdre à son escient?. Et en cela monstra Dieu que les batailles sont en sa main et dispose de la victoire à son plaisir. Et ne m'est pas advis que le sens d’un homme sceust porter ne donner ordre à ung si ‘grant nombre de gens (ne que les choses tinssent aux champs comme elles sont ordonnées en D NME M celuy qui s’estimeroit jusques là mesprendroit envefs Dieu, s’il estoit homme qui eust raison naturelle, combien que ung chascun y doit faire ce qu’il peult et ce à quoy il est
a. est P. — b. qu'ilz M et P. — c. telle est l’oppinion des Angloys P. — d. ou B; en P. — e. grands P.
1. Ici encore dans le sens de « ce qui ». Cf. ci-dessus, p. 22, n. 1.