C'est-à-dire : et jamais depuis
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28 BATAILLE DE MONTLHERY (16 juillet 1465)
{ Toutesfoiz Dieu, qui ordonne de tel mystère, voulut que le costé où se trouva ledict conte, qui estoit à la main droicte vers le chasteau, vainquist, sans trouver nulle deffence; et me trouvay tousjours ce jour avecques luy{, ayant ue moins de craincte que je n’euz jamais en lieu où je me e trouvasse depuis, pour la jeunesse en quoy j'estoye et que n’avoye nulle congnoissance du peril; mais -estoye esbahi CE % comme nuls se osoit deffendre contre ce prince à qui : j'estoye?, en estimant que ce fust le plus grant de tous les autres. Ainsi sont gens qui n’ont point d’experience®, dont vient qu’ilz soustiennent assez d’arguz# mal fondéz et = à peu de raison, par quoy faict bon user de l’oppinion de “© jceluy qui dit qued l’on ne se repent jamais pour parler peu, (4, T\mais bien souvent de trop parler.
A la main senestre estoit le seigneur de Ravastin et messire Jacques de Sainct Poli et plusieurs autres, à qui il sembloit qu’ilz n’avoient pas assez d'hommes d’armes pour soustenir ce qu’ilz avoyent devant eulx, mais dès lors estoyent si approchéz qu'il ne failloit plus parler d'ordre nouvelle. En effet, ceuix là furent rompus à platte cousture et chasséz jusques au charroy, et la pluspart fuyrent jusques en la forestÿ, qui estoit près de demye lieue. Au charroy se rallièrent quelques gens de pied bourguygnons. Les principaulx de ceste chasse estoient ces nobles de Daulphiné et Savoysiens et beaucoup de gens d’armes aussi; et se attendoyent d’avoir gaingneé la bataille. Et de ce
a. il À. — b. se D. — c. qui ont poy d’esperance P. — d. qui dit : « on ne se... » À.
1. Sur la présence de Commynes à Montlhéry, cf. notre Introduction, p. 1v.
2. Charles le Téméraire. Sur les péripéties de la journée, voir un récit qui diffère en bien des points dans les Dépêches des ambassadeurs milanais, éd. B. de Mandrot, t. III, p. 239 et suiv.