Cf. ci-dessus, p
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MARCHE DES PRINCES SUR PARIS (aOût 1465) 49
guerre que nul autre que je veisse en la compaignie. Et se engendra grand a mitié entre luy et le conte de Charroloys.
2. Comment les seigneurs meisrent le siège devant Paris, pour l’entreprinse qu’ilz appelloient le Bien publicques. — Quant toute ceste ? compaignie fut passée, que l’on estimoit à cent mil chevaulx, que bon que mauvais, ce que je croy?, se deliberèrent lesdictz seigneurs de partir pour tirer devant Paris et misdrent toutes leurs avantgardes ensemble. Pour les Bourguignons, les conduysoit le conte de Sainct Pol; pour les ducs de Berry et de Bretaigne, Oudet des Rye°, depuis conte de Commyngesÿ, et le mareschal de Loheac, comme il me semble; et ainsi se achemynèrent. Tous les princes demourèrent à4 la bataille. Ledict conte de Charroloys et le duc de Calabre prenoyent grand peine de commander et de faire tenir ordre à leurs batailles, et chevauchoyent* bien arméz, et sembloit bien qu'ilz eussent bon vouloir de faire leurs offices.
Les ducz de Berry et de Bretaigne chevauchoient sur petites hacquenées, à leur’ ayse, arméz de petites brigandinesi fort legières pour le plus5; encores disoyent aucuns
a. Titre en rouge dans D. Suit la miniature n° 3 décrite dans notre Introduction, p. xx. — b. Mot omis par P, restitué par B. de Mandrot. — c. D avait précédemment Roye. L'o a été gratté. Rye est dans les autres manuscrits. — d. en P.—e. D porte chevaulchèrent. Nous restituons d’après les autres manuscrits l’imparfait, que suppose ici la phrase. — f. Mot omis par P et nécessaire.