C'est-à-dire que la saison commençait à être compromise
8. Antoine Woodrille, lord Scales, frère de la reine d'Angleterre et neveu du comte de Saint-Pol, connétable de France.
RENÉ DE LORRAINE DÉFIE LE TÉMÉRAIRE (9 mai 1475) 15
Avecques l’empereur avoit ung legat apostolique!, qui chascun jour alloit de l’ung ost à l’autre pour traicter paix ; et semblablement y estoit le roy de Dannemarch? logé en une petite ville près des deux armées, qui travailloit pour ladicte paix. Et ainsi le duc de Bourgongne eust bien peü prendre party honnorable pour se retirer vers le roy d’Angleterre. Il ne le sceüt faire, et s’excusoit envers les Angloys sur son honneur, qui‘ seroit foullé3 s’il se levoit, et autres maigres excuses. Car ce n’estoient pas les Angloys qui avoient regné‘ du temps de son père et aux anciennes guerres de France, mais estoient ceulx-cy tous neufz et ignorans quant aux choses de France. Par? quoy ledict duc procedoit mal saigement s’il s’en‘ vouloit ayder pour le temps advenir, car il eust esté besoing qu'il les eust guydéz pas à pas pour la premiere saison?.
[2.] Zcy parle des practicques que le roy menoit contre le duc de Bourgongne et de la guerre qu'il luy feït en Picardie, pendant que ledict duc estoit empesché au siège de Nuz1. — Estant en ceste obstination, luy sourdoit guerre par deux ou trois boutz. L'une fut que le duc de Lorraine, qui estoit en paix avecques luy, l’envoya deffier devant Nuz, par le moyen‘ de mons’ de Craonf, lequel s’en vouloit ayder pour le service du
a. qu'il P. — b. pour P. — c. si s’en P.— d. Titre en rouge dans D.—e. Tous les manuscrits sont conformes, sauf P, qui donne par le More.
1. Entendez : il y avait un légat du Saint-Siège. Ce légat était Alexandre Nani, évêque de Forli.