COMMYNES EN BOURGOGNE
qui alloit® bien informé de leur estat, eulx y entrèrent, cuydans aller à Beaulne pour se mectre dedans? ; et estoient de cheval et de pied viC hommes esleüz', Allemans de la conté de Ferrette, conduytz par aucuns saiges gentilz hommes de Bourgongne, dont Symon de Quingy° en estoit ung. Ilz se arrestèrent à l’heure qu'’ilz povoient bien passer et se mectre audict Beaulne, qui n’eust point esté reprenable sur eulx si une foyz' y eussent entré. Faulte de bon conseil, les feït sejourner une nuyt trop, où ilz furent assiegéz et prins d’assault ; et après fut assiégé Beaulne et le tout recouvert ?. Oncques puis n’eurent vigueur les ennemys en Bourgongne.
Pour lors j’estoye oudict pays de Bourgongne“ avec les pensionnaires du roy, comme j'ay dict; et ledit seigneur m'en feït partir pour quelque lettre qu’on luy escripvit que j'espargnois*® aucuns bourgeoys de Dijon touchant le logis des gensdarmes“. Cela, avec quelque” autre petite suspicion, fut cause de m'envoyer très soudainement à Florence. Je obéys, comme raison estoit, et partyz dès ce que j’euz les lettres 1.
a. B. de Mandrot imprime qui [y] alloient. L'addition, que ne justifie aucun manuscrit, est inutile au sens. — b. pour se mettre dedans omis ailleurs que dans D. — c. B omet Quingy, dont la place est restée en blanc. — d. j'estoye en Bourgogne P et M. — e. escripvoie à D et À, par erreur semble-t-il. — f. avecques P, qui omet quelque.