Costanzio Sforza, prince de Pesaro
8. Il s’agit des deux fils de Ferrand Ier de Naples : Alphonse d'Aragon, duc de Calabre, et Frédéric d’Aragon, prince de Tarente. Ils moururent respectivement en 1496 et 1504.
SÉJOUR DE COMMYNES A FLORENCE (juillet-août 1478) 273
ment que l’on feroit icy, car ilz ne sçavent pas si bien la manière de tenir ung camp et de y donner bonne® ordre ; mais quant aux vivres et autres choses qui sont necessaires pour tenir les champs, ils le sçavent myeulx que nous.
Le faveur du roy leur feït quelque chose, non point tant que j’eusse voulu, car je n’avoye point d'armée ? pour leur‘ ayder, mais seulement j'avoye mon train!. Je demouray audict lieu de Florence, ou en leur territoire, ung mois 4, très bien traicté d’eulx et à leurs despens, myeulx le dernier jour que le premier ?. Et puis fuz mandé par le roy m’en revenir ; et, en passant à Millan, receüz3 le duc de Millan qui est à present, appellé Jehan Galliasse ‘, à hommaige de la duché de Gennes ; au moins madame sa mère me: feït l’'hommaige pour luy ou nom du roy. Et de là vins vers le roy nostre maistre, qui me feït bonne chère et bon recueil, m’entretint / de ses affaires plus qu’il n’avoit faict jamais, moy couchant avec luyf, combien que ne fusse digne et qu'il en avoit assez d’autres plus ydoines. Mail il estoit si saige que l’on ne povoit faillir avec luy, moyennant que l’on obeïst seullement à ce qu’il commandoit, sans y riens adjouxter du sienï.
a. bon P. — b. arme P, que B. de Mandrot interprète âme. — c. les P. — d. an dans tous les manuscrits, erreur évidente. — e. qui me P.— f. entremit P.