NOUVELLES ATTAQUES D’APOPLEXIE DE LOUIS XI
en seroit besoing. Aussi feït faire grand nombre de charriotz pour les clorre, de* tentes et de pavillons! ; et prenoit cecy sur l’ost du duc de Bourgongne; et coustoit ledict camp quinze cens mil francs l’an. Quant il fut prest, il l’alla veoir * mectre au près du pont de l’Arche? en Normandie, en une belle plaine, et y estoyent les six mil Suysses dont j’ay parlé‘. Jamais que une foys ne les veït, et s’en retourna à Tours, auquel lieu luy reprint sa maladie. De‘ rechief perdit la parolle et fut bien deux heures qu’on cuydoit qu’il fust mort ; et estoit en une gallerie, couché sur une paillace, et plusieurs avecques luy.
Mons' du Bouchaige et moy le vouasmes à monsr sainct Claude, et tous les autres qui estoient presens le y vouèrent aussi. Incontinent la parolle luy revint, et sur l'heure alla par la maison, très foible. Et fut ceste* seconde malladie l’an mil IITIC quatre vingtz et ung, et alloyt par pays comme devant. Il fut’ chez moi à Argenton, où il sejourna! ung moys, et y fut fort malade, et de là à Touars, où semblablement fut malade ; et entreprint le voyage de Sainct-Claude‘, où il avoit esté voué, comme avez ouyÿ.
a. et de P. — b. veoir répété par le scribe de D. — c. dont ay parlé de ce nombre P. — d. et de P. — e. ceste omis par D et indispensable au sens. Nous empruntons le mot aux autres manuscrits. — }j. alla P. — g.oùil fut P.