‹ Mémoires éditésChapitre 351 sur 379 · AVENTURES DE MARGUERITE D’AXJOU · texte numérisé non relu

AVENTURES DE MARGUERITE D’AXJOU

estoit vray roy : mais telles causes, commeïde royaulmes et grands seigneuries, Nostre Seigneur les tient en sa main et en dispose, car tout vient de luy. de

La cause pourquoy ce conte de Warvic servoit la maison d’Yort contre le roy Henry de Lenclastre)'estoit pour une bende et parcialité qui estoit en la maison dudict roy Henry, lequel n’estoit guères saige ! ; et la royne sac femme, laquelle estoit de la maison d’Anjou, fille du roy Regné de Cecille , print la parcialité du duc de Sombresset contre ledit de Warvic? : car tous avoient tenu le roy Henry et son père et grant père pour roys. Ladicte dame eust myeulx faict beaucoup de faire office de juge ou mediateur entre les partyes que de dire : « Je soustiendray cest part », comme il apparut, car ilz en eurent maintes‘ batailles et, fin de compte, le tout presque y mourut d’une part et d'autre. Mais l’on dit aux princes* que par le moyen de telles questions et debatz/ ilz sçauront des nouvelles et tiendront les deux parties en craincte ?. j

Je? m’'accorderoye assez que 3 ung jeune roy le feïst À entre

a. de [Cecille]. Celle fille dans l'édition B. de Mandrot. Nous croyons que Celle fille n'est qu'une faute de lecture du scribe de P et que ce manuscrit ne fait pas d'omission. Du reste, contrairement à l'affirmation de B. de Mandrot, Cecille, print se trouve non seulement dans D, mais aussi dans À et M. — b. ledit seigneur de Warvic P. — c. P ajoute grandes. — d. P ajoute quant aux nobles enclins à les nourrir et entretenir. 1} n’y a pas lieu, ce nous semble, d'emprunter aux anciens éditeurs et à B. de Mandrot, devant quant, l'’interpolation [Et pour parler des bendes et partialités, elles sont perilleuses et mesmement]. — e. Et se leur dit l’on P. — f. que par là P. — g. B. de Mandrot rapporte celte proposition à la phrase précédente. Elle commence un alinéa dans D. — h. feust M.

1. Il avait hérité de la faiblesse d’esprit de son aïeul Charles VI. Cf. notre t. I, p. 215.

2. Commynes veut dire qu’on persuade aux princes de se mêler aux querelles de leurs sujets afin d'obtenir d’eux des renseignements et de dominer les factions en favorisant leurs divisions.

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