CCXXXV. — * LETTRE DE LA ROYNE
ji M. de Rohan.
Moir cousin, j'envaye le sieur de Villette» porteur
de la présente , vers vous sur les occasions qui se présentent, me promettant que vous nous oonfirmerës maintenant, par vos actions; les asseurances que vous
nous avés données, et souvent réitérées. C'est de vostre iidelité et alTection au service du roy , monsieur
A M. DE ROiiAi:^. 4?9
mon fils y et à mon particulier contentement , de quoi je voi^s prye et conjure par la présente, afin que tous nous aidiés à temr le royauime en paix , et que nous discernons aussi les gens de bien d*avec leurs contraires; n vous nommera les aucteurs de ces mouvemens , encores que je ne double poinct que vous n'en ayés bonne cognoissance. J*ai véritablement grand regret de les voir aulx termes aulxquels ils sont, et ne puis assés me plaindre des artifices qu*on employé encores journellement pour altérer la tranquillité publicque, ainsi que vous dira plus particulièrement vostre porteur , qui vous assertivera de nouveau aussi de la continuation de ma bienveillance , et me rapportera de vos nouvelles. Je prye Dieu, mon cousin ^ qu'il vous ait en sa saincte garde; et suis vostre bonne cousine , Ha.rie.
Ee plus bas , BaiSAC
A Paris, ce 39 janvier 1614.