CCLXXV, — LE COMTE DE VILLËLE AU DUC MATHIEU DE HONTMOBENCV
B Mardi i7.
« Je vous remercie, mon cher Montmorency, des nouvellesque vous me communiq^uez. Je n'ai encore rien reçu de direct ; s'il me vient quelque chose d'intéressant, je m'empresserai de vous lecommuniquer.
« J'avais vu hier le gros Bertin et lui avais dit combien il serait utile que le Jownal des Débats contînt un article qui Ht voir à l'Espagne que nous ne la craignions point et qu'elle avait plus d'intérêt que toute autre à se modi6er elle-même.
« Le journal m' arrive ce matin et j'y lis l'article que, comme vous, je trouve trop positif sur une question indécise. Mais lisez la Quotidienne, et surtout le Di-apeau blanc, et vous y trouverez une violente contre-partie : ces journaux font le diable, et on a la folie de les croire, même à la Bourse.
H Je vois approcher avec plaisir le 18 ou 19 de ce mois, jour où la répouse venue de Vérone nous fixera, où nous pourrons donner notice décision; et soyez sûr que, quelle qu'elle soit, l'opinion s'en contentera et que les masses s'y rallieront; à nous de bien choisir. De cœur tout à vous.
« I" DE VlLLÈLE.
« Je serai exact à trois heures et n'irai pas chez le Boi, puisque vous y allez. »
dbïGoogle