CCVII. LE VICOMTE DE CSATEAtlBBIA^D S M. DE VIIXÈLE
« Jeudi, 3 janvier 1832.
«M.deForbittm'aparlé.JeremercieM.de Viilèle. Je lui demande 124 heures pour me décider. Il aura ma réponse définitive demain h 8 heures du matin. Tout à lui.
CCVIH. LE VICOMTE DE CHATBAtBniAND A H. DE VILLËLB.
<i Paris, ce 4 féïrier 1822'.
« S'il entre dans les intentions du Roi de me nommer son ambassadeur à Londres, j'accepterai avec reconnaissance l'honneur qu'il voudra bien me faire. « Je prie monsieur de Villèle d'agréer tous mes compliments.
"Chateaubriand. »
ccix. — LE Vicomte de chateaubriand a m. de villèle. « Mardi soir, 5 février 1822.
« Lisez ceci avec attention, mon cher ami, et répoadez-moi un mot.
<c La Bourdonnaye est venu chez moi ce soir. Il veut définitivement savoir si l'on est ce qu'il appelle ami ou ennemi. Il persiste à demander :
1. Ce billet fut écrit au sujet de l'offre de l'ambassade de Londres laite à M. de Chateaubriand.
2. Malgré la date que porte cette lettre et qu'une distraction de son auteur peut seule expliquer, elle a, été éTidemment écrite le tjanviec 1822.
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20' FÉVRIRR tSS2.
" 1° La pairie sur la tête de son fils. (Il y a des exemples de cela dans la Chambre des pairs. Le ministre de la Marine actuel est pair et son p^re ne l'est pas. Cazes est pair et son père ne l'est pas, etc.)
Il 2' Il abandonne l'idée de l'ambassade de Vienne et se contentera d'être ministre dans les Pays-Bas.
11 A ces conditions il promet d'être loyalement en paix avec le ministère et de le servir, si besoin est. Mais il veut une explication immédiate, car il veut prendre parti dans la discussion de la loi sur les journaux. Si l'on est ennemi, il parlera contre cette loi qu'il n'aime pas. Si l'on est ami, il gardera le silence el attendra patiemment l'avenir.
<i Je vous rends, mon cher ami, ses propres paroles. Mon avis est que vous ne sauriez trop faire pour réunir à vous La Bourdonnaye, et je trouve en vérité qu'il vous propose la pais à des conditions si raisonnables et si peu élevées que vous devez les accepter à l'instant.
« Vous voyez bien qu'il veut rester dans la Chambre des députés, et au ïond il a raison : c'est là qu'est sa force. Je lui ai dit en riant que son intention était de rester député, pour continuer la guerre à volonté, mais il m'a très justement répondu que la guerre lui serait loyalement interdite. lorsqu'il serait ambassadeur et son fils pair, el selon moi, cela est évident.
Il La résidence de la Haye est une très petite place diplomatique, et celui qui la remplit aujourd'hui peut être rappelé ou aller ailleurs sans aucun inconvénient. Réponse. Tout à vous.
« Cfl... .>
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