CCLXXVI. LE COMTE DE VILLELE AU DUC MATHIEU
DE MONTMORENCY
« Vendredi, 20 décembre.
« J'ai eu des affaires et n'ai gardé Chateaubriand
qu'un instant. Il m'a dit que vous lui aviez proposé
de venir au Conseil, si cela me convenait. Je lui ai
répondu que j'en serais enchanté et nous avons
remis là à causer de tout ce qu'il peut ajouter à nos
précédents documents. Nous sommes convenus qu'il
était inutile de lui écrire, qu'il se présenterait chez
Laurislon, où nous devons nous réunir àtrois heures.
De cœur tout à vous.
« J'î DE Ville LE. »
CCLXXVn. LE COMTE DE VILLÈLE AU DUC MATHIEU
DE MONTMORENCY
« Samedi, 21 .
« Je m'empresse de vous renvoyer, mon cher collègue, la lettre de M. de Metternich. Je convoquerai, comme vous le désirez, le Conseil pour demain trois heures. Il est temps, et pour nous tout autant que pour les autres, que notre cabinet prenne un parti; personne n'en sent plus la nécessité que moi. De cœur tout à vous.
« J" DE ViLLÈLE. »
CCLXXVilI. LE DUC MATHIEU DE MONTMORENCY