‹ Mémoires et documents inédits sur Antoine Van Dyck, P.P. Rubens, et autresChapitre 17 sur 48 · Les lettres G. H. e£&cées · texte numérisé non relu

Les lettres G. H. e£&cées

< Dans la collection du duc de Devonshire, il existe une épreuve eti cet étal. Le fond sjoutéau crayon noir, est d'une grande beauté, et tel qu'il fut gravé dans la suite. Elle porte le nom de Prosper Henri Lanckrinck, peintre d*un grand mérite dont on trouvera une intéressante biographie dans Graham, Essay towards an EngtUh school of Pointers; ouvrage qui forme une espèce de supplément à la traduction de la Fie des Peintreê , et de VÀrl do peindre, par de Piles (1 vol. 8«. 1706). Lanckrinck Alt fréquemment appelé à peindre des fonds et des draperies, pour sir Peter Lely, à la mort duquel, il compléta un grand nombre de portraits laissés inachevés. 11 acheta à la vente des effets de Lely, des dessins et des gravures, pour la somme de 242 livres, 17 s., d'après ce que nous dit un registre manuscrit, tenu par les exécuteurs testementaires. Cette pièce est aujourd'hui entre les mains de M. Molteno de Pall Mail. Nous trouvons énumérés dans le catalogue imprimé de la galerie de tableaux de Lely, rien moins que vingt-six toiles importantes de Van Dyck, outre trente-sept dessins en grisaille, qui appartiennent ajourd'hui au duc de Buccleugh , le tout probablement acheté par Lely , lors de la vente des biens du grand maHre , et il est très-probable que cette épreuve, ainsi que deux autres, décrites dans ce catalogue , et portant le chlifre de Lanckrinck , aient été acquises par Lely en même temps.

— us —

JUDOCUS DE MOMPER,

Ce peintre y quoique natif d'Anvers, n'ayant pour le style, de ressemblance avec aucun de ses contemporains, il est difficile de découvrir sous quels maîtres il fit ses études. La plupart de ses toiles représentent des sites montagneux, hardiment esquissés, et fréquemment enrichis de figures dues au pinceau de Teniers ou de Jean Breugel. On dit que Rubens appela notre artiste, à peindre une partie des fonds paysages de ses tableaux. De Momper exécuta aussi quelques eaux-fortes, aujourd'hui très-rares, et très-difficiles à obtenir.

La gravure le représente comme un homme d'un visage maigre , mais rempli de finesse. Il parait s'adresser à une personne présente ; les traits sont marqués avec délicatesse, mais avec force, et la tète est superbe dans les détails, surtout dans le dessin de la joue. II porte un simple collet rabattu. Un manteau qui se drape sur l'épaule droite, est ramassé sous le bras, et enveloppe le coude dans ses plis ; le bras traversant horizontalement le dessin, les doigts s'étendent jusqu'aux bords. La main est couverte d'un gant qui dépasse de beaucoup le poignet. Ce dessin est en général une preuve brillante des talents de Yan Dyck. Il fit de De Momper deux portraits différents.

Le premier, cité ci-dessus, est plus beau, quant à l'expression de la tête ; les parties saillantes de la figure, le nez surtout, sont plus achevés ; le contour de la mâchoire est plus fortement marqué, et la joue droite, ainsi que «le front sont pointillés. Les deux eaux-fortes différent surtout pour le fond. Dans l'une, une masse

de rocher s'élève derrière Tépaule droite , et monte jusqu^aux bords de. la gravure. Tout autour de la main, on aperçoit un groupe de montagnes dont la plus haute a son sommet de niveau avec le menton. Le ciel est marqué en lignes irrégulières.

Hauteur, 9 p. Va lig. — Largeur, 5 p. 9 Va lig.

1. Ni inscription ni bords, à moins qu on ne veuille regarder comme tel une ligne marquée dans le cuivre avec le burin , à la partie inférieure.

2. De plus, les bords et cette inscription : Judocus De Momper, Pictor, Ant. Van Dyck fecii aqua forti.

Page 1