‹ Mémoires et documents inédits sur Antoine Van Dyck, P.P. Rubens, et autresChapitre 40 sur 48 · CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE

ENTm

SiR DUMEY CARLGTOm ET HERRE PAUL RUBEN8.

Les pièces originales de cette intéressante correspondance , sont conservées aux archives royales d'Angleterre. Sir Dudley Carleton , qui, à Tépoque où ces letires furent écTÎtes, était ambassadeur de Jacques P' près des États des Provinces-Unies, avait débuté dans la carrière dlplooiatîque , comme secrétaire de Sir Ralph Winwood, envoyé du roi dans les Pays-Bas. Jacques lui conféra en 1610 le titre de chevalier» le nommant en même temps son ministre près le sénat de Venise ; il résida cinq ans dans cette ville ) et c'est pendant cet espace de temps, qu'il se forma en partie la collection d'antiquités, qui est le principal sujet des lettres suivantes, et que plus tard Rubens vendit à Georges Villiers, duc de Buckingham. Walpole parait avoir ignoré les droits de

Carleton au titre de protecteur des beaux-arts, car il le cite à peine dans son ouvrage sur la peinture. On trouvera dans ce volume un passage tiré d'une lettre de lord Ârundel» qui nous apprend que Dudley était du nombre de ces connaisseurs distingués , dont rillustre acheteur aimait à s'approprier les services, et en consultant le catalogue imprimé de la galerie de Charles I'"^ nous y remarquons plusieurs objets offerts par sir Dudley Carleton à ce monarque , qui le créa vicomte de Dorchester. Zélé défenseur des intérêts de sa patrie, il occupa pendant dix ans le poste difficile d'ambassadeur d'Angleterre à La Haye, et remplit la chaire de vice-chambellan à la cour de Jacques V et à celle de son successeur. Le premier lui accorda le titre de baron d'Imbercourt. Il mourut en 165L Après sa mort, le comte Philippe de Hardwick fit paraître un intéressant volume in-quarto ^ intitulé : Lettres du chevalier Dudley Carleton, écrites pendant son ambassade en Hollande, (Janvier 1615-16, à déc. 1620) ^. La seconde édition publiée en 1775 est préférable à cause des nombreux détails ajoutés à la préface , dans laquelle on trouvera tous les renseignemens possibles sur sa vie et sur ses services.

Son portrait d'une ressemblance frappante, fut gravé par Delff, en 1620, d'après un tableau de Mierevelt. Il porte cette inscription: € Illust. ExcelL ac Prudent. Domino, D" Dudleyo Carleton Equiti, Magnœ Britannica Régis apud Confœderatarum Provinciarum in Belgio ordines , Legato , etc. Pictoriœ artis non solum admiratori sed etiam insigniter perito, sculpter dedicat.

Rubens lui dédia dans les termes les plus flatteurs, la superbe

< « Letieri from Sir Carleton , Knt. during his Kmbanxy in Holland, from January I6i:i-16 to Dec. 1620. »

gravure qu'avait faite Lucas Yorsterman de son chef-d'œuvre, la Descente de croix ; il y inscrivit : lUustrissimo excellentissimo et prudentissimo Domino Dudleio Carleton equiti magnœ Brittanniœ Régis ad confœderalos in Belgio ordinis Legato , pictoriœ artis Egregio culmiratori, P. P. Rubens gratitudinis et Benevolentiœ ergo nuncupat dedicat.

Les lettres de Rubens sont admirables de franchise et de noblesse de caractère : l'auteur a espéré être agréable à ses lecteurs en leur donnant la pièce originale , ainsi que la traduction la plus littérale possible.

Rubens à sir Dudley Carleton.

ECCELLENTIS"** SiGNORE,

Havendo inteso da divers! délie rarità de cose antiche che V. E. bà raccolte insieme, mi venne voglia de venire à verdele in compagnia del Sig" Giorgio Gage suo patriotto, ma colla partita di queilo alla volta di Spagna è per Fimpoilunita delli mei negoci questo pensiero sen è andato à monte, pur essendosi lasciata V. E. intendere allora con esso S' Gage ch'ella si risolverebbe a far qualq cambio meco di qudiî marmi in pitture di mia mano, io corne vago délie antiquité mi desporrei facilmente ad accettar ogni raggionevol partito , mentre che V. Ë. continuasse in quel amore ma non posso inarginarmi mezzo più expediente per venir in qualque trattato che per via del portator di questa al quale V. E. volendo mostrar le cose sue e permetter di pigliarle in nota per potermene dar raguaglio ; io parimente mandarei la lista di quelle opère ch'io mi ritrovo in casa, o se sarebbona a posta quelle pitture negocîatone che stesse bene ad ambole parti. Questo Galanthuomo si çiama Francoys Pieterssen de Grebbel nativo et habitante di Harlem, persona onorata et da benè deila cui sincerità potiamo fidarsi securamente. Con questo mi racomando di vero core nella bona gratia di V. E. et le prego del cicio ogni félicita e contentezza. Di Anversa alli ^ di Marzo 1618.

D. V. Eccellenza humil"® servitore, PiETHO Pauolo Rubens.

Al Eccellentiss» bon. et patron mio colendiss*"». Il Sig*" Dudley Carleton Amhasciatore del ser. Ro délia Gran Bretagna nell Haya.

RtdM!n9 à Sir DmUey Carletan,

Très-illustre Seigneur , Ayant entendu diverses personnes, citer la beauté de la collection d'antiquités que Votre Excellence a réunie, j'avais résolu de venir la voir en société d'un de vos compatriotes, M. George Gage S mais le départ de celui-ci pour TEspagne, et Furgence de mes travaux, m'ont fait abandonner ce projet. Cependant, V. E. apnt exprimé à H. Gage, son dessein d'échanger une partie de ses mai'bres contre quelques-unes de mes œuvres, mon amour pour les antiques, me disposerait à accepter toute offre raisonnable, si V. E. persistait daus son désir ; je ne puis imaginer de meilleur moyen d'entamer une négociation, que d'y employer le porleur de cette lettre ; si V, £. voulait lui montrer sa collection, et lui peiinettait d'en dresser l'inventaire, afin qu'il put m'en rendre compte, je lui ferais de même, parvenir la liste des tableaux que j'ai encore dans mon atelier, ou bien , s'il est nécessaire d'en exécuter d'autres, je lui laisserais le choix des sujets. En un mot, l'on pourrait dès aujouixl'hui entrer dans des arrangements également avantageux aux deux parties. Celui que j'envoie à V. E. est un gentilhomme du nom de François Pieterssen de Grebbel, natif de Harlem où il réside habituellement. C'est un homme vertueux et respectable, dans la probité duquel vous pouvez avoir pleine confiance. Sur quoi je me recommande du fond de mon cœur, à vos bonnes grâces, et prie le ciel de vous accorder en tout, bonheur et satisfaction.

De V. E. le très-humble serviteur, Anvers, H Mars i618. Pierre Paul Rubens.

A mon très-illustre , très-bonorable et très-rëvéré patron, Sir Dudley Carleton, ambassadeur du roi de la Grande-Dretagne à La Haye.

■ C'est Banii doat« ce penoniisge qa« non» trouvons cilé dans uup lettre du Seing prive, Mins date du U decenibie IMl ; cette pièce ordonne le paiement de iB 644 i Gettrge Gage , Esq., comme solde de son traHemeol journalier de de 40 shelliogB, pendant le temps où il Tut envoyé de Jacques I*' en Espagne et en Italie vers Tan leti. Une graTure de Lacaa Vorstermao , représentant nn Cbrial mourant , nue Vierge et un groupe d'anges , par Van Dyck , porte cette dédicace : « PerUluêtri apud Angio* Domino , D. Georgio Gagi , mvtuœ con$uetudinii olim in urbe eontraetœ , nunc ptrpttuum «jntdmn amoriê argumenttim LMDCQ jént. ¥'an Dgck. » Dans le sn|r|ilément de Smîlli, Catalogue ranonmé Au phu grande peintres HoUandaia , Flamande et fronçai», depuis page tZÀ a S4t , sont citéc's six ou huit lettre» éeriteadans le eonrant des années 4616 , 1647 , 46M, et adressée» a Sir Dodiey rarleten par Sir Toby Natlbeuf et H. Gage, lettres qui prDU\eut que M. Gage Tut un agent télé de sir Cailelon yns de Rubens et de» autre» jicintn*» flanands.

Rubens à Sir Dudtey Carleion.

Egcbllemtissimo Sig**.

Per aviso dd mio Commissario ho intesso corne V. E. è ben inclinata à far qualq pariito meco cirek le sue antichità et mi ha fetto sperar bene di questo negoçio iD veder chelia vada con realtà havendolî detto il prezzo guisto cbe li costano , di ehe voglio fidarmi totaimente nella sna parolta Gavalleresca. Voglio anoora credere ehella habbia fskiio tal compra con ogni guidicio et accortezza benché li personaggi grandi sogliono tat volta ne! comprar 6 vender baver qualq. desavantaggio perche molti vogliono ancora eomputar in titulo del eompratore nel prezzo délia robba délia quai maniera di iare io sono alienissimo. S' assicuri pur V. E. chio li metterè i prezzi délie mi pitture a punto corne se si traitasse da venderle in denari contanti et di questo la supplieo sia servifa di fidarsi nelb paroilo di un huomo da bene. Io roi ritrovo al présente fior di robba in casa , particola** alcuni quadri ehe ho tennti per gusto mio ansi ricompratone aleuni più di quelle li aveva venduti ad altri, ma il tntto sarà al servitio di Y. E., perché mi piacciono li negotij brevi dando e recevendo t'iascuno il suo in un tratto, et a dir it vero io sono tanto cargata e prevenuto di opère publiée et private ehe per alcnni anni non posso disponere délia mia persona , niente di manco caso ehe casciamo d^accordo come spero, io non mancarô de finir quanto primo tutte quelle pitture ehe non ancora sariano di tutto punto finité, pur nominate nella lista qui annessa la maggior parte è finita e quelle ehe sono finite mandarei subito a V. E. In somma se Y. £. si risolvera di fidarsi tanto di mè quanto io mi fido di lei la cossa e fatfu, perchio mi contento di dare a Y. E. délie pitture di mia mano qui da basse nominate, sino al valore di sei mille fiorini à prezzo corrente in denari contanti, per tutte quelle antichità ehe Y. E. si ritrova in casa délie quali io non ho visto ancora la lista ne manco so il numéro ma del tutto mi fido nella sua parolla , e quelli quadri ehe

Rtêbena à Sir Dudley Carleton.

Très-illustre Seigneur, J'ai appris par Tentreaiise de mon agent, que V. E. est fortenienl disposée à conclure avec moi un marché par rapport à ses antiques, et je suis porté à bien augurer de cette affaire, voyant Tintérét que vous avez paru y prendre en indiquant à mon envoyé le chiffre exact de la somme que vous a coûtée chaque objet : quant à ce dernier point, je m'en rapporte entièrement à votre parole de chevalier. J'aime aussi à croire que V. E. a fait toutes ses acquisitions avec le plus grand discernement et la plus grande prudence ; quoique les gens haut placés soient ordinairement sujets à quelque désavantage dans leurs achats et leurs ventes, une foule de personnes appropriant la valeur des objets, au rang de Tacheteiir, procédé que je déteste ouvertement. V. E. peut être convaincue d'avance, que je fixerai mes tableaux au prix que j'y mettrais en cas de vente à argent comptant, ce que je vous prie de croire, sur ma parole d'honnête homme. Je me trouve avoir ce moment chez moi quelques-unes de mes plus belles toiles, que j'avais réservées pour mon propre usage, j'en ai même racheté quelques-unes pour une somme plus grande que je ne les avais vendues, mais elles sont toutes au service de V. E.; car j'aime les courtes négociations , faime que chacune des deux parties donne et reçoive sa part en même temps ; et à dire vrai, je suis tellement surchargé décommandes et de travaux, autant publics que particuliera, que je ne pourrais disposer de ma personne que dans quelques années ; néanmoins, en cas que nous réussissions, comme je l'espère, à nous arranger, je ne manquerai pas de finir le plusfôt possible, tous les tableaux encore inachevés, quoique compris dans la liste ci-jointe, et ceux qui sont en état d'être envoyés, je vous les ferai parvenir sur le champ. En un mot, si V. E. veut se résoudre à placer en moi la confiance que j'ai mise en elle, c'est une affaire finie. Je désire lui donner une

sono finiti consiguaro subito a V. Ë. et per li altri che restaraniio in mia mano per finire constituera bona sicurtà a V. E. et li finirô quanto primo. Fra tanto mi rimetto a quello che V. E. concluderà col Sig Francoys Pietei*ssen mio commissario et aspettarè la sua resolutione con raccommandarmi di vero core nella bona gratia di V. E. et con riverenza li baccio le mani Di Anversa alli 28 d'Aprile i618.

Di vos" Eccellen Servitor Att'et.

PlETRO PaUOLO RuBEiNS.

Al Ecceten"* Sig Mio Golend» Sir Dudiei Garleton Arabass'* del ser**» Re délia Grand Bretagna appresfio li Ordini Gonfederati alla Haya.

Lista delli quadri che si ritrovono in casa mta.

/iortni Un Promelheo legato : sopra il monte Gaucaso cou 500 una aquila che li becca il fegato. Originale di mia

mano è Tacquila fatta dal Snyders.

fiorini Daniel t'i*a molti Leoni cavati dal naturale, Originale 600 tutto di mia mano.

picdB

fiorini Leopardi Cavati dul naturale con satiri e nimfe^

600 Originale di mia mano, ecçetto un bellissimo paese

fatto per mano di un valent huomo in quel mestiere.

partie de mes oeuvres éaamérées ci-dessous, pour la valeur de 6000 florins, argent courant, en échange de sa collection d'antiques tout entière. Je n*ai point vu le catalogue, et ne connais point le nombre des objets; mais je m'en rapporte pour tout, à votre parole. Les tableaux achevés , seront expédiés immédiatement à Votre Excellence , et les autres qui doivent être encore finis, je réponds qu'il le seront le plus tôt possible. En même temps j'accède à tout ce que V. E. voudra conclure avec H. François Pieterssen, mon agent, et attendrai sa détermination en me recommandant de tout mon cœur, aux bonnes grâces de V. E. , lui baisant respectueusement les mains. Anvers, ce 28 Avril 1618.

De Votre Excellence, le dévoué serviteur, Pierre Paul Rubens.

Au très-illustre et très-estimé Sir Dudley Carleton , ambassadeur du sérénissime roi de la Grande-Bretagne , près des États des Provinces-Unies à La Haye.

Liste des tableaux qui se trouvetU ehet moi :

500 Prométbée enchaîné sur le Caucase ; un aigle lui ronge florins, le foie. Cette toile est de ma main, Paigle est de^ — Snyders.

600 Daniel dans la fosse aux lions ; ceux-ci diaprés nature; florins, le tout de ma main ^

000 Léopards (d'après nature), entourés de Satyres et de florins. Nymphes. Le tout de ma main, excepté un superbe paysage tsài par un artiste du plus grand mérite dans ce genre.

* Ce tableau fut offert par Sir Dudley Carleton à Charles I«% el est dté dans le catalogue imprimé de sa collection , à la page S7.

Item. Daniel dans la fosse aux Lions; ceux-ci entourent le prophète. Donné par feu Lord Dorcbester au roi. Tableau de grandeur naturelle , enchâssé dans un cadre noir et or. » Cette toile est aujourd'hui la propriété de Sa Grâce le duc de Hamilton , el fe trouve à son palais en Ecosse.

Fait par

Sir Pierre Paul

Rubens.

fiorini Una Leda col Cigno et un cupidone, Originale di 500 mia mano.

picdi

fiorini Crucifisso grande al pari del naturale stimato forse la 500 meglio cosa chio facessi giamai.

fiorini Un Giuditio estremo. Gominciato di un mio discepolo 1200 appresso uno chio feci in molto maggior forma per il Ser*"*^ Principe de Neuburg che me lo pago tro mille cinque-cento fiorini contanti ma questo non essendo finito si ritoccarebbe tutto di mio mano et a quel modo passaria per originale.

iS

fiorini San Pietro toleva del pesce il statere da pagar il 500 censo > con altri pescatori attorno , cavati del naturale Originale dfmia mano.

fiorini Una cacçia cominciata da un mio discepolo d'huomini 600 a cavallo e lioni appresso uno chio feci per il Ser^

di baviera ma tutta ritocca di mia mano.

ciascuno Dodeci Apostoli con un Cristo iatti di mi mei fiorini discepoli dalli originali che ha il Ducca di Lerma 50 de mia mano doYendosi ritoccare di mio mano in

tutti e per tutto.

fiorini Un quadro di un Achille vestito di donna fatto del 600 meglior mio discepolo , et tutto ritocco di mia

mano quadro vaghissimo e pieno de moite Camciullo bellissime.

500 Léda et le Cygne ; l'Amour se trouve également dans florins, ce tableau ; entièrement exécuté par moi.

500 La mise en croix, composition regardée comme la florins, meilleure peut-être que j'aie jamais faite.

iSOO Le Jugement dernier, exécuté en partie par un de florins, mes élèves, d'après un tableau beaucoup plus gran d, que je fis pour le prince sérénissime de Neuberg. Celui-ci me le paya comptant, trois mille cinq cents florins ; la toile en question n'étant pas achevée, je la retoucherai entièrement moi-même, de manière à ce qu'elle puisse passer pour originale.

500 St.-Pierre prenant sur le poisson, l'argenf pour payer florins, l'impôt; il est entouré de pécheurs. Le tout d'aprèsnature, et de ma propre main.

000 Cavaliers chassant le lion. Ce tableau copié de florins, celui que je fis pour le sérénissime prince de Bavière, est commencé par un de mes disciples, mais achevé par moi ^.

50 Le Christ et les douze Apôtres, par mes élèves, d'après florins des originaux appartenant au duc de Lerma. Tous chacun, sont retouchés par moi.

600 Achille déguisé en femme; cette peinture remarquable florins, par son éclat, est de mon meilleur élève, achevée de ma main , et remplie de jeunes filles brillantes de beauté *.

pi«b

It

* Smith dans son Catalogue raisonné des œuvres de Rufjeits , au N<* !250 , décrit un duplicata du tableau du roi de Bavière, conservé à la galerie de Dresde.

* Lord Alford possède un tableau de Rubens sur le même sujet , mais en dimensions beaucoup moins grandes que celles citées plus haut.

is

fiarini Un S. Sebastiano ignudo de mia mano.

fiorini Una Susanna fatta de un mio discipolo pero ritocca 300 de mià mano tatta.

Sir Dudley Carleton à Rubens.

Wy III»» Sic* mio Aff~.

lo recevei in hier Taltro la gratios"" di V. S. de' 28 Aprile in conformito délia sua précédente de' il Harzo intorno alli mie marmi et Facendo subito riflessione nella presenza del portatore d'essa sopra la lista annessa de suoi quadri io ne feci elettione d'alcuni ma havendo- dapoi considerato piu maturamente erano ch'il crucifisso è troppo grande per queste fabriche basse et quelle ancora d'Inghilf erra , et in luogo di quello accettaro (se cosi le piace) il S. Sébastian. Non disputo il pretio d'essi stimandolo ragionevole poi che non sono copie ni opère de discepoli ma tutti di nian sua corne queste mie antiquita tntte mostrano la man del maestro. Mi sarebbe carissimo che V. S. pigliasse Fincomodo di trasferirsi in queste bande (dovo la casa mia è sua) prima che passar piu avanti nel trattato per non comprar corne si suol dire gatto in sacco ma non permettendo questo i suoi negoti et tuttavia procedendo con la permuta faccia conto V. S. d' baver di questo studio di marmi la cosa la più cara et la piu pretiosa m hoc génère che no ha nissun Principe ni pariicolare quai si voglîa chi sia do di qua li monti. Ma aile persone le quali sono sempre in moto corne porta la mia conditions cosa di tanto peso non è commoda;

300 SL-Sébastien nu ; exécuté par moi ' .

florins.

300 Susamne, par un de mes disciples, mais entièrement florim. retoQcbée par moi *.

Sir Duiley Carletcn à Rubens.

Très-illustre et très-gragieux Seigneur.

J'ai reçu avant-hier votre aimable lettre du 28 avril, traitant de mes antiques, conformément à celle du 17 mars. Examinant sur le champ, en présence du porteur , la liste de tableaux qui y était ajoutée, je fis aussitôt mon choix ; mais ayant depuis lors mûrement réfléchi à ce qu'ils étaient, j*ai trouvé que le Crucifiement est d'une dimension trop grande pour les bâtiments peu élevés de ce pays, et pour ceux d'Angleterre. Cest pourquoi » à la place de cette toile je prendrai, s'il m'est permis, lé St.-Sébastien. Je ne disputerai pas sur les prix, les croyant raisonnables pour des compositions qui ne sont ni des copies ni les œuvres d'élèves, mais votre propre ouvrage. Mes statues sont de même, toutes de main de maître. Ce serait me faire un extrême plaisir» si vous vouliez. Monsieur, prendre la peine de vous rendre en cette ville (où ma maison sera la vôtre) avant de pousser plus loin les négociations. De cette

* M. Yates de Bond-Street , possède un St.-Sëbastien de Rubens , différant de très-peu pour la grandeur , de celui cité plus haut.

* Un tableau par Rubens sur ce sii^et, et à peu près de la même dimension, faisait partie de la collection Hougbton , et se trouve maintenant à St.-Péter8bourg.

et poi (per confessar il tutto) homo sum kumani nihil a me alienumptUo ; si muta tal volta la voglia et e passata la mia da poco in quà da sculptorî a pittori : ma principalmente a Sig Rubens. Or per adguistar nostro conto et abbreviar il negotio, non bastando il numéro de quadri di man sua li quali tutti (cioè il Prometheo, DanteK li Leopardi»ta Leda, il

Crucifisso, S^ Pietro et San Sébastian) non avanzano il pretio *

5500 fiorini ho proposto un partito al Agente Francesco

Pieterssen di partir cioè mezzo quadri et mezzo tapizzerie

délia fattura di Bruxelles lasciando star (per il predetto rispetto) il Grucifisso. Gradiscendo a V. S. il detto partito sara opéra di pochi giorni, cosi è necessario chc sia per sodisfattione intégra d^ambedue le parti desiderando Y. S. espeditione et dovendo io verso'l fine di questo mese corrente far un giro in Inghilterra. Hando a Y. S. qui alligata una lettera indrizzata a quello chi fa negoti deP agente del Re mio Sig^. a Bruxelles et la mando aperta col sigillo volante accioche occorrendone il bisogno ella potrà accomodarsi al contenuto d'essa. Scrivo anco a un certo mercante Inglese habitante in Anversa per esser informato délie tapizzerie le quali si trovano fatte secondo la mia misura et gusto ; facendo queste diligenze per anticipar in tempo : et non servendo queste lettere ad altro fine non occorre consegnarle altrimenti se non al suo

piacer. Da di qua farô in modo (occorendone il bisogno)

passaggio sarà tantp à Tun quanto a Taltro, et per evitar Tincomodo di piu instanze, è bene cbe tutto si faccia in un tratto. Nel i*esto rimeltendonii al S*". Francesco, bascio a Y. S. con ogni affetto le mani — de rAijaadi7Haggtol618.

di Y. S.

Aff"« p Servilla

DUDLEY GaRLETON.

^ Partout où l'on rencontre ces blancs , les mots qui manquent sont déchirés ou ofiacés dans les lettres originales.

manière, vous n'achèterez pas, comme on dit, ie chat dans le sac; si vos travaux vous empêchent d'agir ainsi, et qne tout se fasse par échange, vous pouvez , Monsieur, vous attendre à trouver dans cette riche collection de marbres, les objets les plus précieux in hoc génère que prince ou particulier puisse posséder, de ce c6té des montagnes* Mais pour des personnes qui sont toujours en mouvement , comme ma situation m'oblige de Tétre , des affaires d'une telle importance ne sont pas très-aisées, et de plus (pour tout dire), Aomo sum hunuini nihU a me alienufn jmio ; on change quelquefois d'opinion, et la mienne s'est en peu de temps portée des sculpteurs aux peintres, mais surtout vers le Signor Rubens. Maintenant pour régler nos comptes, et abréger cette affaire, je vous dirai que le nombre des tableaux de votre main, n'étant pas> suffisant, et leur somme (le Prométhée, le Daniel, la Léda, le Crucifiement , le St.-Pierre et le St.-Sébastien) , ne montant qu'à une

valeur de 3500 florins, j'ai exposé un projet à votre

agent François Pieterssen, pour partager , c'est à dire une

moitié en tableaux et l'autre en tapisserie de Bruxelles, laissant de côté, (comme je l'ai dit plus haut), le Crucifiement. Si vous approuvez ce plan, se sera, Monsieur, l'affaire de quelques jours, et c'est ce qu'il iaut pour la satisfaction des deux parties, puisque vous désirez une prompte conclusion, et moi devant faire un voyage en Angleterre vers la fin de ce mois. Je vous envoie. Monsieur, une lettre adressée à l'agent du roi mon mattre, à Bruxelles, et l'ai laissée ouverte et sans attacher le cachet , afin que , si les circonstances l'exigent vous puissiez vous conformer à ce qu'elle contient. J'écris aussi à un négociant anglais, résident à Anvers, pour des renseignements sur les tapisseries qu'on peut y trouver achevées, conformes à mon goût, et ayant les dimensions requises. Je prends cette précaution pour gagner du temps; ces lettres n'ayant pas d'autre but, il n'est pas indispensable que vous les livriez toutes, si vous étiez le moindrement gêné. J'arrangerai tout ici, de

manière que (s'il était nécessaire) le trajet sera le même pour

l'un et l'autre, et pour éviter toute autre difficulté, il vaut mieux d'agir

Rubens à Sir Dndley Carkton.

Excellent"^ Signorb, La sua gratissima deiiî 8 del corrente mi capîtè hier sera per la quale intesî V. E. essere in parte mutata di pensiero non volendo piUure se non per una meta del prezzo .... marmi , e per iaitra meta Tapizzarie

denari contanti perch'io non trpvara quelle se wm meâianUbuê

illis; è ciô pare che derivi da mancamento di pitture sopra la mia lista havendo lei cappato sol li originali de chè io sone contentissimo, pur non pensi V. E. cbe le altre siano copie semplici ma si ben ritocce de mia mano che difficilmente si distinguerebbono dalli originali ciô non estante sono tassate de prezzo assai minore. Pur io non voglio V. E. à questo indurre con belle parolle perché persistendo lei nella

sua prima opinione io potrei ancora fornir sin a que. sum ....

de meri originali, ma per trattar te io m'imagino chella

non hab tal quantita di pitture. La causa trattarei

piu voluntieri in pitture e chiara, perché ancora che non eccedono il giusto suo prezzo nella tassa con tuttociô à me costano nulla» si come ogniuno è piu libérale dei frutti che nascono nel giardin proprio che di quelli che si comprano in piazza et io ho speso questo anno qualq migliaio di fiorini nella mia fabrica ne vorrei ecçedere per un capriccio li termini di buon cconomo. In effetto io non son Principe Sed qui

promptement. Pour le reste, m'en rapportant à H. François, je vous baise aff^ueusement les mains. La Haye, 7 mai, 1618.

Votre très-affectionnë serviteur ,

DUDLBT GaRLETON.

Rubem à Sir DuiUy CarUtan,

Très-illustre Seigneur.

Votre aimable lettre du 8 courant, m^est parvenue hier au soir; elle m'apprend que Votre Excellence a en partie changé d'opinion, ne désirant des tableaux que pour la moitié du prix .... marbres, et

pour Tautre moitié, des tapisseries, argent comptant, car

je ne les trouverai pas, non mediantibuê Mis, ce qui parait procéder du petit nombre de tableaux que porte ma liste ; je n'ai en effet indiqué que les originaux dont je suis parfaitement satisfait ; toutefois V. £. ne doit pas supposer que les autres ne soient que de simples copies ; car je les ai si bien retouchées, qu'on pourrait à peine les distinguer des originaux, ce qui encore n'empêche point, qu'elles soient fixées à un prix moins élevé : mais je ne veux point essayer de persuader Votre Excellence par de belles paroles, parce que si elle persistait dans sa

sa première opinion, je pourrais lui procurer jusqu'à originaux;

mais afin d'en venir à un arrangement. . • . j'imagine que non .... une telle quantité de tableaux. La raison ... je préférerais faire l'échange en tableaux , est évidente ; en effet , quoiqu'ils n'excèdent pas sur ma note, le juste prix, néanmoins ils ne me coûtent rien, et vous savez que tout homme est plus prodigue des fruits de son propre jardin, que de ceux qu'il achète au marché ; de plus, j'ai dépensé cette année

mandtAcai tinborem manuum suarum, voglio inferire se V. E. volesse délie pitture per la valuta dî tutta la somma siano originalî siano copie ben ritrocci (che lucono piu per il lor prezzo) io la trattarei liberalemente et mi rimetterei sempre del prezzo al arbitrio di ogni persona intelligente. Se perô ella è risoluta di voler qualq Tapizzarie io mi contento di darli délie Tapizzarie a sua sodisfattione per la somma di due mille fiorini e per quattro mille fiorini de pitture cioè per tre mille fiorini quelli originali da lei cappati à sapere II Prometheo, Daniel, di leopardi, la Leda, il S. Pietro e S. Sebastiano et per li restanti mille fiorini lei potrà cappare délie altre pitture compresse nella nostra lista , o vero io mi obligaro di darli tali originali de mia mano per quella somma ch'ella giudicarà à sua sodisfattione e si ella mi vora credere pigliarà quella caccia ch'è sopra la lista la quale io faro di quella bonta corne quella che Y. E. bebbe di mia mano che si accampagnarebbe ottimamente

insieme, essendo questa de e cacciatori Europei, e quella de

leoni . . , . . alla moresca e turcesca molto bizarra , questa

posso a sei cento fiorini per supplimento de quali sarebbe a proposito la Susanna similmente finita de mia mano a sua sodisfattione con qualq altra galanteria de mia mano appresso per complimento delli cento

fiorini per compijr li quatro mille fiorini. Io spero ch'ella si

contentera di questo partito cosi raggionevole, consideraHs cansiderandis^

quelques milliers de florins en bâtiments, et je ne voudrais pas pour une simple fanitaisîet excéder les limites de Téconomie. Au fait, je ne suis pas un prince , ged qui mandueal laborem manuum suarum. J'ajouterai que si V. E. désire avoir des tableaux pour le total de la somme, soit des originaux soit des copies bien retouchées (qui brillent plus pour leur prix) , j'agirai envers elle avec générosité, et serai toujours prêt à m'en rapporter pour la valeur, au jugement de toute personne intelligente. Si toutefois V. E. se décidait à accepter des tapisseries, je promets de lui en fournir pour la somme de 2000 florins ; j'en demanderais 4000 pour les tableaux, savoir 3000 pour les originaux que Y. E. a indiqués elle-même; (Prométhée, Daniel, les Léopards» Léda, St.-Pierre et St.-Sébastien) , et pour les 1000 florins qui restent, elle pourra choisir entre les autres toiles que renferme le catalogue. En vérité, je puis m'engager à procurer à V. E. autant d'originaux qu'il lui plaira d'en avoir pour cette somme, et si elle veut me croire , je lui conseille de prendre la Chasse qui est indiquée sur ma liste. Je la rendrai aussi belle que celle que j'ai faite autrefois pour V. E., et elles correspondront parfaitement l'une avec l'autre, le premier des deux tableaux étant .... chasseurs européens,

et le second , la poursuite des lions à la moresque et à la turque,

très-curieux ^ Je laisserai cette toile à 600 florins : enfin la

Susanne, retouchée par moi, selon votre désir, viendrait très-à-propos,

* La description de ces deux tableaux est donnée avec leurs dimensions dans une liste de tableaux, écrite en Italien par Sir Dudiey Carleton. Elle se trouve dans le State Paper Office, et porte comme suit :

Cavaliers arabes k la chasse au lion.

Européens chassant des loups et des renards.

On croit que ce dernier tableau est celui qui se trouve en ce moment dans la collection de lord Methuen. Smith , dans son Catalogue raUtmnc dei œuvres de Huhens (N« 025), après avoir décrit un tableau traitant le même sujet sur de plus grandes dimensions, ajoute : « Un petit duplicata du précédent, (6 pieds 7 'p. 5 9 pieds 2 p.) dont les animaux sont par Snyders, et les figures achevées par Riibens, fait partie de la collection de Pau! Molhuen , Esq. Chorsam House. »

ch*îo bo accettato la prima sua oiferta con aàimo grande el cbe questa novita vîene da V. E. e non da me ne certo io potrei allargarmi favaotaggio per moite raggioni. Sopra quesio la sarà servila dî dar • . me

qvanto prima délia soa risoiatione et in caso ch'ella sia per

acceter mia offerta potra a sno beneplacito b ana

partita per Ingleterra oonaegnare li suoi marmi al Sig' FranGesoe Pierterssen et io bro il medeaimo di quelle pittnre che sono pronte et il resto fra ponchi giomi. Nelle tapizzarie potro esser di gran aiuto a quel suo mercante amico per la gran prattica ch'io ho con quel tapezzieri dî Brusaelles per le moite commissioni che mi vengono di Italia et d^altri parti di simil lavoro et ancora ho fiitto alcani cartoni molto superbi a requisitione d'alcuni Gentiihuommi Gennoesi li qnali adesso si mettono in opéra et a dir il vero yolendo rabba esqnisita bisognano farla fare a posta, di- che volunteri havero cura ch'ella sta ben servita, pur di cio mi remetto alla sua opinione. Per fine baccio a V. Eccell" con tutto il core alla quale « In ùimiem evmtum noêiri negocii » sarô sempre devotissimo servitore. Il Sig' Francesco Pieterssen sin adesso non mi ha mandato la lista delli suoi marmi et io desiderei ben ancora caso che conciudiamo quella scedola colli nomi ch'dia mi scrive d'haver trovata. d'Anversa alli iâ di Haggio 1618.

Pirrao Pacolo Rubbrs.

Lo supplico se la cosa e fatta de voler continuare nel procurar

libero passaggio e s'ella si trova ancora le casse di legno nelle quali si condussero questi marmi d'Italia essendo . . . . a lei desufili a me sarebbono di gran commodita volendo in questo viaggio.

avec quelque autre galanteria de ina main, ajoutée en guise d^hommage , pour couvrir les i 00 florins qui compléteront la somme. Tespère que V. E. sera satisfaite d*un arrangement aussi raisonnable, caruidercUis conitiforandiê , que j*ai accepté sa première offre avec franchise , et que le changement provient de son côté, non du mien. Certes je ne pourrais, pour bien des raisons, augmenter mes prix; V. E. en me donnant aussitôt que ... de sa résolution , et eu cas qu'elle soit ... à acceptei*

mon offre, elle peut comme elle voudra son dépail pour

TAngleterre, adresser les marbres à H. François Pieterssen ; je ferai de même pour les tableaux qui sont déjà achevés, comptant m'occuper des autres dans quelques jours. Quant aux tapisseries, je pourrais être d'un grand secours au négociant, Tami de V. E., ayant acquis une assez grande expérience dans cette partie, vu les nombreuses commandes de ce genre , qui me viennent d'Italie et de plusieurs autres contrées ; j'ai en outre exécuté moi-même, à la prière de quelques seigneui's Génois, plusieurs dessins de la plus grande richesse, qu'on est maintenant en train de copier, et à dire vrai, si Ton désire des choses réellement belles, il tàui les commander d'avance: je veillerai volontiers à ce queV. E. soit bien servie, quoique je m'en rapporte entièrement à son opinion. Pour finir, je baise de tout mon cœur la main de Y. E. dont, in omnem evenium noêiri negolii , je serai toujours le très-dévoué serviteur. M. Francis Pieterssen 'ne m'a pas encore envoyé la liste des antiques, et en cas que nous en venions à un arrangement, je prierais V. E. de m'envoyer cette note, avec les noms, que dans sa lettre elle me dit avoir trouvés.

PiEHHE Paul Rubens.

Anvers, i2 mai i6i8.

J'espère que si cette affaire réussit, V. E. continuera à leur

procurer un libre trajet, et si elle possède encore des caisses dans lesquelles

ces marbres sont venus d'Italie, lui (tant superflues, elles

me seraient d'une grande utilité , con;me je désire dans ce

voyage.

nianca viicora an poco.

Rubens à Sir Dudiey Carleton.

Eccellent"** SlG*^ Ho ricevuto aviso apunto hoggi dal mio amico Pîeterssen corne finalmeute V. E. si era accoi*data seco conforme aile mia iiltima offerta .... Quod

nostrum felix faustumque sit. lo ho già fra tanto si trattava

dato Tultima mano alla maggior parte délie pitture cappate da lei e ridotte à quella perfettione che mi è stata possibile, di maniera che huio al s. Pidro ^P^^o Y. E. sia pcr averne intiera sodisfattione , finitti sono di tutto punto II Prometheo, la Leda, li Leopardi, Il S. Sebastiano et il san Pietro et il Danielle , li quali io sono pronto à consegnai*e à quella persona che lei con ordine espresso mi ordinarà per riçerverli, e ben vero che non sono ancora ben secchi ansi hano di bisogno di star cosi nelli loro telari ancora alcuni giorni inansi che si potranno inrollare senza pericolo ne mancarô col aiuto divino Lunedi prossimo di metter la mano aile cacçia e la Susanna con quella cosetta di cento fiorini con animo di guardar piu al onore che al utile, sapendo quanto importi il conservarsi la bona gratia di un peiCsonaggio délia qualita

sua. Toccante le Tapizzarie posso dir poco , perche havendo

dato la ... . hoggi al Sig' Lionello creden seco lui non mi

Yolse ne anco .... che Y. E. li dava un ordine assoluto haver

che Tare di conferire con altri di che io sono .... tissimo per minor briga, esscndo io di un umor poco intromettivo. Percio supplico Y. E.

Le Si.-Pierre »eal

Rubem à Sir Dudley Carleion.

Très-illustre Seiqnbur, Je viens d'apprendre aujourd'hui par mon ami Pietersseu, que V. E« s'est enfin entendue avec lui, sur ma dernière proposition, .... Quod . . . noêlrum felix faustumque siL J'ai déjà , pendant le cours des négociations, mis la dernière main à la plupart des tableaux que Votre Excellence a choisis et les ayant amenés au degré de perfection dont je suis capable , j'espère qu'elle en sera pleinement satisfaite. Le Prométhée, la Léda, les Léopards, le St.-Sébastien, le St. -Pierre et *^

* laisse encore-quel-

le Daniel, sont entièrement achevés , et je suis prêt à les remettre à telle ve-pcu » désirer.

personne qu'il plairait à Y. E. de m'envoyer avec l'ordre de les recevoir.

Le fait est que ces toiles ne sont pas encore parfaitement sèches :

au contraire elles ont besoin de rester encore quelques jours sur le

chevalet, avant de pouvoir être roulées sans danger, et certes avec

l'aide de Dieu, je ne manquerai pas de retoucher lundi prochain, la

Chasse et la Susanne, et d'exécuter cette bagatelle qui doit compléter

les cents florins ; car c'est plutôt le désir de l'honnenr que la passion

du gain qui m'anime, et je sais combien il est utile de posséder les

bonnes grâces d'une personne du rang de Y. E. Quant aux tapisseries

.... je n'en puis dire beaucoup, car ayant donné aujourd'hui

à H. Lionello ^, je crois avec lui , il ne me voulait pas même

que Y. E. lui eut donné des ordres positifs, pour avoir

^ M. Lionel Wake , négociant anglais résidant ii Anvers. Extrait d'une lettre autographe de Sir Dudtey Carletan , datée de la Haye , le i3/23 de mai 1618 : t{ n'y a point d'adresse,

a Je suis maintenant sur le point de dire à mes antiquités, veleres migrate coloni, ayant fait avec Rubens le fameux peintre d'Anvers, un arrangement pour réchange de ma collection, contre une partie de tapisseries et de tableaux exécutés par lui, ce qui est un bon marché pour Tun et Tautre de nous ; toutefois , je suis blâmé par les peintres de cette contrée , qui se faisaient des idoles de ces tètes et de ces statues : tout le monde au reste , me conseille le changement.

nai ie

gMDO.

sia servita di ordinarmi a cbfio debba pagar H due mille fiorini contanti » che non mancarè di fare à vista del suo aviso. Non ho potuto perd lasciar d'avisar Y. EL che per adesso nel fontico de Tappizzaria d'Anversa

Due ceoui et via. ^^^ P^^^ ^^ ^"^ ^^ ^' parcT mîo la cosa manco maie che ce e una stanza tktiiq biaccu ta- ^iiji stoHa dc Camillo . . . • tezza di quattro braccia e mezzo, otto

portanodae mille *

qnairo ceoto e . . . . cho fauno 222 braccia di pre fiorini il braccio come

qaaraoU due flo-

■ Bia- apunto .... simile anzi Tistessa storia càvata .... cartone e délia istessa finezza. Il Sig. Cabbaulo alla Haija ove Y. E. potrà . . . . e risolvere secondo le parera convenere che a me come ho deito importa nalla anzi mi rallegrarô moite che'l Sig. Lionello Tacera buon servitio a Y. E. Nella cui bona gracia mi raccommando di core et con humil reverenza le bacerô le mani restando sempre di Y. E.

Devotissimo Servitore« PnsTRo Pauolo Rcbers.

Li quadri promessi à Y. S. saranno colla gratia divina di tuUo punto finiti fra otto giomi sensa alcun falio.d'Anversa, alli 20 di Haggîo 4618.

Al eccellentiss">« Sig' e Patron mio Collendiss*^ Il Sig. Dudiei Carletbon Ambasdator di sua Maiestà délia Gran firetaigna. Alla Ha^a.

— iSl —

à conférer avec d'autres , ce pourquoi je ne .... la moindre peine, n'étant point du tout disposé à me mettre en avant. Cest pourquoi je supplie V. E. de vouloir m'indiquer positivement la personne à laquelle je dois payer les deux mille florins en espèces, ce que je ne manquerai j»as de faire au premier avertissement. Je crois cependant devoir prévenir Votre Excellence, de ce qu'en ce moment, la fabrique de tapisseries de Bruxelles , ne contient que fort peu de bonnes choses ; à mon avis, la moins mauvaise est une tenture représentant l'histoire de Camille, ttsanDMooûumt

. tijene meirom-

ayant quatre aunes et demie en hauteur, huit ce qui fait 22â petmsorim.

aunes à florins ; l'aune ^ est exactement semblable ; et

le dessin pris de cartons, est de la même qualité. H. Cabbaulo

de La Haye, où V. E. peut et s'arrangea pour ce qui lui

conviendra, ce qui, je l'ai déjà dit, m'importe peu; je serais charmé, si M. Lionnello était de quelque utilité à Y. E., aux bonnes grâces de laquelle je me recommande, lui baisant les mains avec franchise et respect ; sur quoi je reste toujours son très-dévoué serviteur.

Pierre Paul Rcbens.

Les tableaux promis à V. Ë. seront, avec l'aide de Dieu, entièrement achevés dans huit jours.

Anvers, ce 20 mai i6l8.

A mon trèft-illustre lord et révéré patron Sir Dudley Carleton , amlMSsadeur do roi d* Angleterre à La Haye.

< Il y a dans ritalien , braecia. C'est probablement raune de Bruxelles.. Celle-ci est de 70 centimètres. {Note du tradueleur,)

Sir Dudley Carleton à Rubens.

MoLTO III*" Sig"" mo aff"°.

Per la riposta air ultima sua del 12 del corrente io mi sono rimesso al suo amico Pieterssen troyandomi in quel tempo sotto le mani del Medico. Ora vengo di ricever quella sua altéra de 20 per la quale Y. S. dechirandosi di persister nel sua risolutione intomo la permuta con quelle condition! da lei significate sono pronto per dar ogni sodisfazzione délia parte mia , li marmi stando in bel ordine per esser consignati al S' Pieterssen sempre ch*egli si présenta per levargli et liaura anco le casse d'avanzo con le quali sono venuti d'Italia et quelle che ne mancano sarano fornite. Quanto aile pitture sperando che le sei (cioè il Promoteo , la Leda, li Leopardi, Il San Sebastiono, il San Pietro, et il Daniele) saranno compitamente finite al tempo da lei assegniato (ch*e il 28 del corrente) io mandaro intomo a quel giorno un huomo a posta per condurle qua in salvamento assicurandomi che Taltre tre saranno anco in tempo conveniente messi in perfettione et mandate qua alla Âija, Yado procurando due passaporti uno per accompagnar i marmi Taltro chi sara portato dal mio huomo per li quadri et le tapizzarie le quali o saronno qualla historia di Camillo che V. S. mi raccomanda o una altro caméra di quatro braccia alta che sara piu per il mio uso et per Telettione delVuno or délie altre Io mi rimettero a quello mio servitore quando sara giunto cosi senza liberar pero Y. S. délia sua cortese offerte d'aiutarmi col suo parère. Et quanto a alcune altre tapizzarie faite a Bruxelles sopra cartoni da lei designati saprei volontieri Thistoria et la misura potendo ordinar poi del pretio et essendo deliberato col tempo di fornirmi di quella curiosità di modo che questo nostro trattato no serve che per comminciamento a maggior correspondenza ira di noi, offerendomi in contracambio di servir a Y. S. ou qua ou in aliri luogi dovc son buono in tutto quello chi sara per il suo gusto Y. S.

Sir Dudley Carletan à Rubens,

(Celte lettre est écrite par un secrétaire. Elle est endossée: « Cupte de la lettre escripte à Mons' Rubens du 23 de may 1618. » Le post-scriptuni est de la main de Sir Dudiey Garleton.)

Très^illustrb et très-àivablr Seigneur, Pour la réponse à votre lettre du 42 courant, j'ai dû m'en rapporter k votre ami Pieterssen ; fêtais alors entre les mains du médecin. Je viens de recevoir aujourd'hui une nouvelle missive, datée du 20, qui m'apprend que vous persistez dans votre résolution pour ce qui regarde notre échange ; et les conditions que vous m'offrez, me disposent à vous accorder de mon côté toutes sortes d'avantages; les marbres sont en excellent état, et prêts à être remis à M. Pieterssen au premier jour, où il voudra se présenter pour les recevoir. Il aura même par dessus le marché, les caisses dans lesquelles ils sont venus d'Italie, et s'il en manque quelques-unes, je les ferai remplacer. Quand aux tableaux, espérant que les six principaux, (savoir : le Prométhée, la Léda, les Léopards, le St.-Sébastien, le St.-Pierre et le Daniel) seront entièrement achevés pour le jour que vous avez fixé (le 28 courant), j'enverrai à cette époque un agent qui fasse en sorte que je les reçoive sans dommage, ainsi que les trois autres, que vous me promettez de finir bientôt, et d'envoyer à La Haye. Je t;khe en ce moment de me procurer deux passeports, dont l'un doit accompagner mes antiques, et dont l'autre vous sera remis par mon agent , pour les tableaux et les tapisseries. Quand à ces dernières, je prendrai, ou bien l'histoire de Camille que vous me recommandez, ou une autre tenture de quatre aunes de hauteur, qui me serait d'un meilleur usîige : et |K)ur le choix entre Tune et l'autre, je m'en rapporterai à mon commissionnaire, aussitôt qu'il sera revenu . sans toutefois refuser l'aimable offre que vous m'avez faite de vos services

mi scrivera (si le piace) il tempo appresso poco quando saranno fmili li ire quadrî per poter dar ordine alla condutta d^essi .... carcia inlendo chî sia al paragon di quella che ho qiià in casa. La Susanna hà da esser bella per inamorsir anco li Vecchii et per la discretione non piglio fastidio venendo délia man di persona discreta et honorata et cosî mi sono accommodato in tutto et per totto al contenuto di queste sue due ultime letteresolo no posso sotto scrivere alla sua negativa nella prima d'esse dicendo chi non e Principe perche lo stimo Principe di pittori et galant huomini et con quel fine le baccio li mani. De la Haga le 22 Maggio 1618.

n. V. S. aflf^ per Servirla ,

Dopo scritta ho visto la tapizzaria di Camillo, la qualle à una bella lista, ma brtittess*^ figure et per cio mando un mio servitora a posta per farmi relatione délia tapizzane si trovano in esser in quel fondago per famé elettione et al sno ritorno darô poi ordine a ogni cosa. In questo mentre si incassaranno li marroi.

et de vos avis. Les tapisseries faites à Bruxelles diaprés vos dessins, je désirerais en connaître le sujet et la dimension , pour être à même d*en régler le prix ; j'ai aussi an*été Tépoque pour laquelle je voudrais acquérir celte curiosité, de sorte que notre présente affaire ne sera pour nous que le commencement d'une correspondance plus longue et plus suivie : aussi je m'engage de vous aider de mes services, aussi souvent qu'il pourront vous être utiles, dans cette cité ou dans tout autre, chaque fois qu'ils pourront vous causer quelque plaisir. Ecrivezrmoi (s*il vous platt), vers quelle époque sc*ront achevés les trois derniers tableaux, afin qne je puisse donner des ordres pour leur transport .... i jiP^-

Chasse, je veux en faire le pendant de celle que je possède déjà. La >dc * Susanne devrait être belle à rendre amoureux même les vieillards ; quant à la chasteté de son maintien, il ne faut point que ma délicatesse s'effraie devant l'oeuvre d'un homme de votre prudence et de votre' distinction. Je me suis donc en tout et pour tout conformé an contens de vos deux dernières lettres ; seulement je ne puis admettre que vous ne soyez pas un prince, car je vous estime comme le Prince des Peintres et des hommes d'honneur. Sur quoi, je vous baise les mains. La Haye, ce 22 mai 1618.

Votre affectionné serviteur»

Depuis que j'ai écrit la présente, j*ai vu la tapisserie de Camille, dont les bords sont fort beaux , mais les figures détestables. C'est pourquoi j'envoie un agent qui me rende compte des tentures à trouver à la fabrique, pour que je puisse choisir, et à son retour, donner les ordie^t nécessaires pour tout exécuter. Kn ce moment, les marbres sont en grande partie emballés.

Buberu à Sir Dudletf Carletan.

Uo dato tutt€ le misure giuste di tutte li piUui*e a qael haomo de V. E. che venue à pigliurle corne mi disse d'ordine de V. £• per hme fare le cornici benche lei non mi focesse mentione di qaesto ndla sua Jettera. lo qualq tempo iu ça nou bo dato alcuua penellàta si uo per servitio de V. E. di maniera che tutti li quadri tanto la Gaccia e la Susanna sieme con quella descretione che chiude il nostro conto quanto quella di prima lega saranno finite col aiuto divino al giorno preciso délie 28 del corrente conforme alla mia promessa. lo spero ch'ella restarâ sodisfattisima di quelle opère mie si per la varieta de suggietti corne per Tumore e deriderio che me spingono di servir Y. E. esquisitamente ne dubito punto che la Caccia e la Susanna non posseno comparire tra légitime. Il terzo è dipinto in tavola di longezza di tre piedi e mezzo in circa e due e mezzo d'altezza vero originale e suggietto ne sacro ne profano per dir cosi benche cavato délie sacra scrittura cioè Sara in atto di gi*idai*e ad Agar che gravida se parte di casa in un atto donnesco assai galante con intervento anco del Patriarca Abraham di questo non ho dato la misura |al suo homo per aver un poco di comiccietta attomo egli si fece in tavola perche le cose picciole vi riescono meglio che non in tela et essendo si poco volume sarà trasportabile. Ho preso secondo il mio solito un valenthuomo nel suo mestiere a finere li paesaggi solo per augmentar il gusto de Y. E. ma nel resto la sia sicura ch'io non ho permesso ch'anima viveute vi metta la mano con animo

Rmbeng à Sir Duiky Carleton.

(Endossée par Sir Dudiey Carleton « Fro Rubens y^ 26th May , received

byJohnFrith, 1618^ »)

Très-illustre Seigneur, J'ai donné la mesure exacte de tons les tableaux à Thomme qui est venu les prendre par ordre de V. EL» afin de pouvoir faire confectionner les cadres, quoique la lettre que j'ai reçue ne fasse aucune mention de cette partie. Depuis quelque temps, je n'ai pas donné un simple coup de brosse, si ce n'est pour le service de Y. E. , de sorte que tous les tableaux, y compris la chasse, la Susanne, et l'esquisse qui doit clore le contrat, sans omettre ceux renfermés dans notre premier arrangement, seront, avec l'aide de Dieu, terminés exactement le 28 courant, comme je l'avais promis à Y. Excellence. J'espèro qu'elle sera satisfaite de ces œuvres, autimt en ce qui concerne la variété des sujets, que pour l'ardeur et le zèle que j'ai mis à la servir. Je ne doute en aucune manière que la Chasse et la Susanne ne soient regardées comme originales. Le dernier tableau peint sur bois, a trois pieds et demi en longueur, et deux et demi en hauteur. Il est entièrement de ma main. Le sujet n'en est ni sacré ni profane, quoique tiré de l'Ecriture ; savoir, Sarah accablant de reproche Agar qui, enceinte, quitte sa maison dans une attitude noble et gracieuse, soutenue par le patriarche Abraham *. Je n'ai pas donné à votre agent la mesure pour le cadi*e ; la peinture est sur bois, parce que les petits sujets sont plus faciles à traiter de cette manière que sur toile; et les dimensions en sont si minimes que *e transport n'offrira aucune difficulté. J'ai employé, comme c'est mon

< (De la part de Rubens, 26 mai, reçue par John Frilh 1618).

< Ce tableau appartient aujourd'hui au marquis de Westminster.

di non solo mantener puntualissimante quanto si e promesso ma di cumular ascorà quest obliga desideinndo di vivere e morire devotissimo servitore de Y. Ecc. lo non poso perô affimar cosi giustamente come io desidererei il giorno certo che questi quadri tutti saranno secchi et a dire il vero mi parerebbe meglio ch'andassero tutti insieme poiche ancora li primi sono frescamente ritocci pur col aiuto del sole si pero

luccia serono e senza \euto (il quale concitando la polvere e nimico a pitture fresce) sarranno in ordine ad esscr iDrollati*fi*a cinque o sei giorni di bel tempo. Io per me vorrei potterli consigniar subito come sono pronto di fare ad ogni sno bene placito ma molto me dispiaciai'ebbe se per troppa frescezza patissero alcun danno per camino che potrebbe causar qualq disgusto a Y.Ë. nel quale io participarei d'unagranportione. Toccante le Tapizzarie posso dir poco poiche a dire il vero robba esquisita non ce per adesso e come scrissi di rado si ritrova senza farle lavorare a posta pur non sodisfacendo a V. £. quella storia di Camillo non mi pare che quel su'huomo habbia mala inclinationo verso quella di Scipione et Âuuibale che forse ancora potria piacer piu a V. E. et a dire il vero fra tutte queste cose Pelettione e arbitraria senza disputa di grau eccellenza maudarà a V. Ë. tutte le misure del mio Gartone délia storia di Decius Mus Console Romano che si devovô per la vittoria del popolo Romana ma bisognara scrivere a Brusselles per averle giuste havendo io consigniato ogni cosa al Maestro del lavoro. Fra tauto mi raccommando molto nella bona gracia di V. E. et con umil affetto li daccio li mani. d'Anversa alli 26 di Maggio J618.

Di V. Eccell* devotissimo servitore

PlETRO PaUOLO RuBEMS.

Li due mille liorini saranno pagati puntualmenle a piaccere di V. E. Io confesso di sentir desiderio grande di vedere questi marmi tanto piu che V. E. m'assecura di esser cose di preggio.

usage, un artiste des plus habiles dans son genre ^, à achever l(»s paysages qui constituent le fond de mes tableaux , uniquement pour causer plus de satisfaction à V. E. ; qu'au reste, elle ne croie point que j'aie permis à quiconque d'y mettre la main, car mon désir n'est pas seulement de rester fidèle à ma parole, mais aussi de vivre et de mourir son plus dévoué serviteur. Je ne puis, en tout cas, fixer aussi exactement que je le désirais, le jour où toutes ces toiles seront entièrement sèches, et à dire vrai, je pense qu'il vaudrait mieux qu'elles partissent toutes ensemble , parce que les premières sont nouvellement retouchées ; cependant, avec l'aide d'un soleil serein et le manque du vent qui soulève une poussière nuisible aux peintures fraîchement exécutées , ciuq ou six jouis de beau temps les mettront en état d'être roulées. Pour moi, je désirerais pouvoir les expédier immédiatement, étant disposé à faire tout ce qui serait agréable à Y. E., mais je serais extrêmement fôché, si la trop grande fraîcheur devait leur attirer en route quelque dommage, et causer à V. E. un chagrin, auquel moi-même je prendrais une grande part.

Quant aux tapisseries, je ne puis beaucoup dire, car il faut avouer que pour le moment il n'y a pas, à la fabrique, de fort belles choses, et comme je Tai écrit, on en trouve rarement, à moins de les commander d'avance ; si l'histoire de Camille ne platt pas & Y. E. , elle aimera peut-être davantage, (toute idée de grand mérite excluse) celle d^Annibal et de Scipion , pour laquelle son agent semblait assez portée ; dans toutes ces choses d'ailleurs , le choix est purement arbitraire ; f enverrai à Y. E. les dimensions exactes de mes cartons sur l'histoire de Decius Mus * le consul romain, qui se dévoua pour le salut de sa patrie; mais il faut que j'écrive à Bruxelles, pour qu'on me les envoie au complet, car je les ai tous remis au directeur des travaux. En attendant, je me

* Sans doute Jean Wildens.

* Quatre grands cartons représentent les actions les plus remanfnables de Decius Mus, laits comme modèles de tapisserie ; ils ftirent vendus avee la ooUectloii de M. Uartells, A Bruxelles en 1779, pour 1500 florins. (135 livres). Voir ^miih ^ CtUalogue des œuvres de Rubetix.

di non solo mantener puntualissimante quanto si e promesso ma di cuniular aacorà quest obiiga desiderando di vivere e morire devotissimo servitore de Y. Ecc. lo non poso perô affimar cosi giustamente come io desidererei il giorno certo che questi quadri tutti saranno secchi et a dire il vero mi parcrebbe meglio ch'andassero tutti insieme poiche ancora li primi sono frescamente ritocci pur col aiuto del sole si pero luccia serono e senza veuto (il quale concitando la polvere e nimico a pitture fresce) sarranno in oixline ad esser înroUati^fra cinque o sei giorni di bel tempo. Io per me vori*ei potterli consigniar subito come sono pronto di fare ad ogni suo bene placito ma molto me dispiaciarebbe se per troppa frescezza patissero alcun danno per camino che potrebbe causar qualq disgusto a V.E. nel quale io participarei d'una gran portione. Toccante le Tapizzarie posso dir poco poiche a dire il vero robba esquisita non ce per adesso e come scrissi di rado si ritrova senza farle lavorare a posta pur non sodisfacendo a V. E. quella storia di Camillo non mi pare che quel su'huomo habbia mala inclinationo verso quella di Scipione et Anuibale che forse ancora potria piacer piu a V. E. et a dire il vero fra tutte queste cose Telettione e arbitraria senza disputa di grau eccellenza mandarà a V. E. tutte le misure del mio Cartone délia storia di Decius Mus Console Romano che si devovô per la vittoria del popolo Romana ma bisognara scrivere a Brusselles per averle giuste havendo io consigniato ogni cosa al Maestro del lavoro. Fra tanto mi raccommando molto nella bona gracia di V. E. et con umil affetto li daccio li mani. d'Anversa alli 26 di Maggio 1618.

Di V. Eccell" devotissimo servitore

PlETRO PaUOLO RuBENS.

Li due mille iiorini saranno pagali puntualmenle a piaccerc di V. E. Io confesso di sentir desiderio grande di vedere questi marmi tanto piu che V. E. m'assecura di esser cose di preggio.

— Jtt» —

usage, un artiste des plus habiles dans son genre ^» à achever h^s paysages qui constituent le fond de mes tableaux , uniquement pour causer plus de satisfaction à V. E. ; qu'au reste, elle ne croie point que j'aie permis à quiconque d'y mettre la main, car mon désir n'est pas seulement de rester fidèle à ma parole, mais aussi de vivre et de mourir son plus dévoué serviteur. Je ne puis, en tout cas, fixer aussi exactement que je le désirais, le jour où toutes ces toiles seront entièrement sèches, et à dire vrai , je pense qu'il vaudrait mieux qu'elles partissent toutes ensemble , parce que les premières sont nouvellement retouchées ; cependant, avec l'aide d'un soleil serein et le manque du vent qui soulève une poussière nuisible aux peintures fraîchement exécutées , ciuq ou six jours de beau temps les mettront en état d'être roulées. Pour moi, je désirerais pouvoir les expédier immédiatement, étant disposé à faire tout ce qui serait agréable à V. E., mais je serais extrêmement fâché, si la trop gi*ande fraîcheur devait leur attirer en rouie quelque dommage, et causer à V. E. un chagrin, auquel moi-même je prendrais une grande part.

Quant aux tapisseries, je ne puis beaucoup dire , car il faut avouer que pour le moment il n'y a pas, à la fabrique, de fort belles choses, et comme je l'ai écrit, on en trouve rarement, à moins de les commander d'avance ; si l'histoire de Camille ne platt pas à Y. E. , elle aimera peut-être davantage, (toute idée de grand mérite excluse) celle d'Annibal et de Scipion , pour laquelle son agent semblait assez portée ; dans toutes ces choses d'ailleura , le choix est purement arbitraire ; j^enverrai à V. £. les dimensions exactes de mes cartons sur l'histoire de Decius Mus ^ le consul romain, qui se dévoua pour le salut de sa patrie; mais il faut que j'écrive à Bruxelles, pour qu'on me les envoie an complet, car je les ai tous remis au directeur des travaux. En attendant, je me

< Sans doute Jean Wildens.

^ Quatre grands cartons représentent les actions les plus renarquables de Decius Mus, faits comme modèles de tapisserie ; ils ftirent vendus avec la collection de M. Uartells, à Bruxelles en 1779, pour 1500 florins. (155 livres). Voir Smith , Cato/o^?/^ des œ^ivret de Rubetts.

Riibens à Sir Dudletf Carleton.

ECCELLENT*^ SiG'.

Mi maraviglio chel S'^ Francesco Pieterssen non si sia sin adesso presentato alla Haija seconde ch' egli mi haveva scritto chi tomarebbt; cui per le 19 cioè Sabbato ult passato et dalla Lettera di V. E. comprendo che' alli 23 non era ancora comparso , le scrivo donq una lettera per la quale io Tessorto ad andarvi quanto prima et se per sorte se li fosse offerto qualq impedimento chi mandi qualq persona idonea per questo effetto chè présentera a Y. E. una polizza scritta de mia mano. Pur se ne lui ne altro in suo nome comparirà subito» io supplico V. E. sia servita di farmelo saper incontinente che non mancarô di spedir un huomo mio à posta al primo suo aviso. Habbiamo avuto oggi cosi bel sole cbe (poci in fuori) tutti li suoi quadri sone tanto seccbi che si potrebber incasser domani. Il medesmo se pô sperar delli altri fra tre giorni secondo Tapparenza délia buona stagione. Non ho altro per adesso se no di bacciar à Y. E. con ogni riverenza le mani.

In Anversa alli 26 di Maggio 1618.

Di Y Eccell" devotissimo Servitore

PlETRO PaUOLO RuBENS.

Al Eccell"»» S«. mio Colend"»« Gito II Sig**. Dadiey Garlelhon,

Gito Ambasciatore di sua Maiesta délia Gran Bretaigna

Gito aller HaUa.

Gito

recommande aux bonnes grâces de V. E., et lui baise affectueusement les mains. Anvers, ce 26 mai i619.

De Votre Excellence, le très-dévoué serviteur,

Pierre Paul Rubens.

Les deux mille florins seront payés sur le champ, au moindre désir de V. E. J'avoue que je brûle d'autant plus ardemment de voir ces antiques, que V. E. me les désigne comme des objets de valeur.

Rubens à Sir Dudley Carleton.

Très-illlstre Seigi^eur , Je suis surpris de ce que M. François Pieterssen ne se soit pas encore présenté à La Haye, puisqu'il m'avait écrit qu'il serait de retour ici pour le 19, c'est-à-dire, samedi dernier; et la lettre de V. E. m'apprend que le 23, il n'avait pas encore paru ; je lui écris aujourd'hui pour l'engager à se rendre immédiatement chez V. E., et lui dis qu'en cas d'empêchement , il envoie à sa place quelque homme sûr et convenable muni d'un billet écrit de ma propre main. Que si toutefois, ni lui, ni aucune autre personne venant de sa part, ne se présentait, je prierais V. E. de me le faire savoir sur-le-champ, aiin qu'à cette nouvelle, je puisse envoyer un nouvel agent pour le remplacer. Nous avons eu aujourd'hui un si beau soleil, qu'excepté quelques-unes, toutes les toiles sont si bien séchées, qu'elles pourraieiit être emballées demain. J'espère qu'il en sera de même des autres dans deux ou trois jours, car le beau temps parait devoir se maintenir. Je n'ai plus à présent, qu'à baiser avec le plus grand respect, les mains de Votre Excellence. Anvers, 26 mai 1618. De V. E., le très-dévoué serviteur,

Pierre Paul Rubens.

A mon très-illustre et très-révéré seigneur, Sir Dudley Carleton, ambassadeur de Sa Majesté Britannique à La Haye.

Rubens à sir Dudley Carleton,

ECCELLENTISS"* SiG".

V.E.potra à suo bene placito consegnar le sue antichità al S'* Francesco Pieterssen portator di questa overo a chi si sia che da parte di esso Pieterssen li présentera questa Poiizza , che saranno ben consignati quanto in mano mia propria. Fer fine baccio à V. E. con uniil affètto le mani. d'Anversa alli i6 di Maggio 1618.

Di Vos^ Eccellenza devotissimo Servitore,

« PlETRO PArOLO Rl'BEÎSS.

Sir Dudley Carletan à Rubens,

(Endossée: « Minute di la l"^ a Mons'' Rubens du 29 di Maij 1618. »)

MoLTo III""® Sic'* mio Aff*~.

In conformità délia poiizza di V. S. sotto la data de' 26 Corrente ho consignata tutti quanti li marmi ben conditionati in mani del Sig^ Francesco Pieterssen il quale va adesso in persona verso di lei per levar in quà tanto li quadri quanto le tappizzarie promessemi in contracambio ; et poi che V. S. per Tultima sua sotto la medesima dato scrive che fra tre giorni tutti H quadri sariano secchi et in stato di poteresser incassati, habbiamo adesso tempo d'avanzo per quel efietto; et secondo che non ci è mancato niente délia parte mia intomo alla roba di quà tanto per raccoramodarla quanto per mandarla in diligenza per la sodisfattione sua mi confido ch' ella parimente pigliara un poco

Rubens à Sir JDwUey CarUton,

Très-illustre Seigneur, Il plaira à V. E. de remettre ses antiques à M. François Pieterssen porteur de la présente, ou à quiconque, venant de la part dudit Pieterssen, exhibera ce billet. Ils seront de cette manière en toute surété , comme entre mes propres mains. Je termine en baisant affectueusement les mains de V. E. ; Anvers, 26 mai 1618.

De V. E. le plus dévoué serviteur, Pierre Paul Rubens.

Sir Dudley Carleton à Rubens.

Mon très-illustre et aimable Seigneur, Conformément à votre billet du 26 courant, j'ai remis le total de mes antiques, en bon état, entre les mains de H. François Pieterssen, qui viendra vous trouver en personne, pour prendre à la fois les tableaux et les tapisseries qui m'ont été promis en échange » et me les faire parvenir ; et puisque dans votre lettre , datée de la même époque, vous m'annoncez que dans trois jours toutes les peintures seront sèches et propres à être roulées, nous avons à cet effet, tout le temps nécessaire, et comme de mon côté rien, ni dans l'emballage, ni dans l'envoi des objets, n'a été négligé pour vous plaire, je m'attend» aussi à ce qu'on prenne quelque soin des tableaux et à ce qu'on me les fasse parvenir en même temps que les tapisseries, de sorte que je

di non solo mantener puatualissimante quanto si e promesso ma di cumulai* ajKorà questobliga desidei*ando di vivere e morire devotissimo 1

servitore de V. Ecc. lo non poso perè aiBmar cosi giustamenle come io desidererei il giorno certo che quesii quadri tutti saranno secchi et a dire il vero mi parerebbe meglio ch'andassero tutti insieme poiche ancora li primi sono frescamente ritocci pur col aiuto del sole si pero luccia serono e senza veuto (il quale concitando la polvere e nimico a pitture fresce) sarranno in ordine ad esscr inrollati^fra cinque o sei giorni di bel tempo. Io per me vorrei potterli consigniar subito come sono pronto di fare ad ogni suo bene placito ma molto me dispiaciarebbe se per troppa frescezza patissero alcun danno per camino che potrebbe causar qualq disgusto a V.E. nel quale io participarei d'unagranportione. Toccante le Tapizzarie posso dir poco poiche a dire il vero robba esquisita non ce per adesso e come scrissi di rado si ritrova senza farle lavorare a posta pur non sodisfacendo a V. E. quella storia di Camillo non mi pare che quel su'huomo babbia mala inclinationo verso quella di Scipione et Anuibale che forse ancora potria piacer piu a V. E. et a dire il vero fra tutte queste cose Felettione e arbitraria senza disputa di grau eccellenza maudarà a V. E. tutte le misure del mio Cartone délia storia di Decius Mus Console Romano che si devovô per la vittoria del popolo Romana ma bisognara scrivere a Brusselles per averle giuste havendo io consigniato ogni cosa al Maestro del lavoro. Fra tanto mi raccommando molto nella bona gracia di V. E. et con umil affetto li daccio li mani. d'Anversa alli 26 di Maggio i6i8.

Di V. Eccell'^ devotissimo servitore

PlETRO PaUOLO RuBENS.

Li due mille (iorini saranno pagati puntualmenle a piaccere di V. E. Io confesso di sentir desidcrio grande di vedere qursti niarmi lanto piu che V. E. m'assecura di esser cose di preggio.

usage, un artiste des plus habiles dans son genre ^, à achever l<*s paysages qui constituent le fond de mes tableaux, uniquement pour causer plus de satisfaction à Y. E. ; qu'au reste, elle ne croie point que j'aie permis à quiconque d'y mettre la main, car mon désir n'est pas seulement de rester fidèle à ma parole, mais aussi de vivre et de mourir son plus dévoué serviteur. Je ne puis, en tout cas, fixer aussi exactement que je le désirais, le jour où toutes ces toiles seront entièrement sèches, et à dire vrai, je pense qu'il vaudrait mieux qu'elles partissent toutes ensemble , parce que les premières sont nouvellement retouchées ; cependant, avec l'aide d'un soleil serein et le manque du vent qui soulève une poussière nuisible aux peintures fraîchement exécutées , ciuq ou six jours de beau temps les mettront en état d'être roulées. Pour moi, je désirerais pouvoir les expédier immédiatement, étant disposé à faire tout ce qui serait agréable à Y. E., mais je serais extrêmement fûché, si la trop grande fraîcheur devait leur attirer en route quelque dommage, et causer h Y. E. un chagrin, auquel moi-même je prendrais une grande part.

Quant aux tapisseries, je ne puis beaucoup dire, car il faut avouer que pour le moment il n'y a pas , à la fabrique, de fort belles choses , et comme je l'ai écrit, on en trouve rarement, à moins de les commander d'avance ; si l'histoire de Camille ne plaît pas à Y. E. , elle aimera peut-être davantage, (toute idée de grand mérite excluse) celle d'Annibal et de Scipion , pour laquelle son agent semblait assez portée ; dans toutes ces choses d'ailleui^ , le choix est purement arbitraire ; j'enverrai à Y. E. les dimensions exactes de mes cartons sur l'histoire de Decius Mus ^ le consul romain, qui se dévoua pour le salut de sa patrie; mais il faut que j'écrive à Bruxelles, pour qu'on me les envoie au complet, car je les ai tous remis au directeur des travaux. En attendant, je me

* Sans doute Jean Wildens.

* Quatre grands cartons représentent les actions les plus remarquables de Decius Mus, faits comme modèles de tapisserie ; ils ftirent vendus avec la coUecUoii de M. Bartells, à Bruxelles en 1779, pour 1500 florins. (135 livres). Voir Smilh , Catalogue des œuvres de Rubéfia.

I had rather pay them then stay, yf the paspoi*! be not come fro Bruxells. Àny différence that shall be in the priée of this iiangings, I ¥riU adjust with you upon y' Ire' according as by my last I wrote unto you, and for the choise I remaine of the same minde as then, desiring to bave y* stories of Scipio. Uppon the chests or cases , both of the Pictures and hangings , this marke must be set D C vitb a superscription in the Dutch language adressed unto me, whereby they will come untouched according to a passport w*^ this bearer hath w*^ him. Thèse with my hartie comendations. I am y' very assured frend,

DlDLEY CaRLETON.

Il Daoidio.

I Lipardi.

LaCaecM.

II s. PieCro.

La Saranna.

Il 8' Sebaaliano.

Il Promctheo.

La Leda.

Sara «l Agar.

Rubens à Sir Dudley Carleton.

Excell""* Sig'S Confoime al ordine di V. E. ho pagato li due mille fiorini al Sig^LàonelIo de quali ha dato ricevuta di sua mano e dara aviso à Y. E. Et ancora li quadri tutti ben conditionati et incassati con diligenza ho consigniati al S'" Francesco Pieterssen de quali io credo Y. E. restarâ intieremente sodisfatia come il Sig^' Pieterssen sene stupi vedendoli tutti finiti con amore e posti alla fila in ordine. In somma in veçe di una stanza fornita di maitni Y. E. riçeve Pitture per addobbar un palazzo intiero oltra le Tappizzarie poi. Toccante le misure che riuscirono alquanto minori chella non aspettava io me acquittai bene misurando le robbe colla misura corrente in quel paesi dove erano, e s'assicuri pur, che quella poca differenza importa nuUa nel prezzo facendosi il conto délie pitture diverse da quello délie Tapizzarie che si comprano à misura ma quelle conforme la bonta , suggietto e numéro di figure niente di manco la sua pena chella mi da e tanto gratiosa et onorevole

dans ma dernière leltre, et quant au choix, je suis du même avis qu'alors, désirant encore Thistoire de Scipion. Toutes les boites ou caisses, renfermant les tableaux et les tapisseries, doivent être marquées des initiales D. C. et munies d'une adresse en langue hollandaise. De cette manière elles me parviendront intactes, en vertu d'un passeport qui se trouve entre les mains du porteur. Recevez mes affectueuses salutations. Je reste votre dévoué ami ,

DUDLET CaRLBTOR.

Rid^eni à nr DudUy Carleion.

Très-illi3Stre Seigneur, Conformément au désir de V. E., j'ai payé les deux mille florins il udum.

Lct Léopards

M. Lyonell, qui m'a donné un reçu de sa propre main, et en avertira ucbMM. V. £.; j'ai aussi remis à M. François Pieterssen les tableaux , tous en 8g.'[||^^ bon état, et emballés avec soin, ce dont j'espère que V. E. sera pleinement st-sébattim. satisfaite. H. Pieterssen lui-même a été étonné de les voir tous achevés l^-

con amore, et formant une rangée symétrique. En un mot, en échange sanetAgar. d'une collection de marbre en état de garnir une chambre, V. E. reçoit des tableaux , de quoi décorer tout un palais , hormis encore les tapisseries. Celles-ci sont dans des proportions tant soit peu plus petites que Votre Excellence ne l'avait désiré ; j'ai cependant fait de mon mieux, j'en ai pris les dimensions avec la mesure reçue dans ces contrées, et que Y. E. soit bien sûre, que cette minime différence ne change rien au prix, en distinguant celui des tableaux de celui des tapisseries; car ces dernières se paient par mesure, les premiers conformément à leur mérite, leur sujet et au nombre des personnages :

cliMo la stimo per summo favore di maniera ch* io molto voluntieri mandaro a V. Ë. il mio retratto mentre chella vicendevolmente si contenti di farmi V onore chio posso liavere in casa mia una memoria délia sua persona stimando esser di ragione chio faccia molto maggior stima di lei chella non deve far di mè. Ho riçevuto hoggi apunto ancora H marmi li quali pero non ho potuto vedere per la fretta délia parienza del S'^ Pieterssen pur spero che corrisponderanno alla mia aspettatione. Il Sig*^ Lionello prese sopra di se il carico di procurar per le sue robbe libero passaggio havendoli io consignato la lettei*a di V. S. per Brusselles gia molti giorni sono, io per li mei marmi non trovai bono quella strada di maniera chio Y ho ottenuto per altro mezzo con tutio çio io resto con obligo infinito verso V. E. per quato si e fatto in favor nostro con che faro fini bacçiando a V. E. con tutto il core le mani e desiderando d' essergii sempre.

Servitor dévot"**.

PlETRO PàUOLO RuBENS.

n* An versa aUi 1 di Guig«« 1618.

toutefois la peine que j'ai prise m'est si douce et si honorable , je la regarde comme une si grande faveur, que je m'engage volontiers à envoyer mon portrait à V. E., à condition que de son côté, elle voudra bien me faire l'honneur de permettre que je décore ma maison d'un souvenir de sa personne; car certes, il est naturel que mon estime pour y. £. soit portée plus haut que la sienne envers moi. Je viens de recevoir aujourd'hui les marbres, mais je n'ai pas encore pu les voir, à cause du départ précipité de Pieterssen ; je n'en continue pas moins à espérer qu'ils répondront à mon attente. M. Lyoneli a pris sur lui de procurer un libre passage aux effets de V. E. dont j'ai déjà depuis plusieurs jours envoyé la lettre à Bruxelles. N'ayant pas trouvé que ce fut là pour mes antiques une route convenable, je suis arrivé à mon but par d'autres moyens. Néanmoins, je garde d'éternelles obligations envers Votre Excellence , pour tout ce qui a été fait en ma faveur , et termine en baisant de tout mon cœur , la main de V. E., avec le désir de rester toujours son plus dévoué serviteur,

Pierre Paul Ribeiss.

4S St»

RIIBENS. — SON SÉJOUR EN AN6LETERR£.

Les deux actes suivants extraits des registres de la Chancellerie, ont rapport au séjour de Rubens en Angleterre. Le premier nous montre qu'à son départ, Charles I"" lui fit présent d'une bague en diamants et d'un cordon de chapeau, montant ensemble à une valeur de 500 livres. Ces extraits sont suivis d'une procuration donnée par Rubens à Lyonell Wake, le jeune, fils d'un riche négociant d'Anvers; elle l'autorise à recevoir en son nom la somme de 5000 livres, paiement des peintures exécutées pour le plafond de la salle de Whitehall ; nous y trouvons aussi les quittances de Wake pour cette somme, ainsi que l'acte par lequel il reconnaît avçir reçu du roi une chatne d'or pour la transmettre en toute hâte à Rubens.

A warrant for a privie seale of 500" unto M' Balthasar

Gerbiere for a diamond ring and a hatband by him sold to

ç '7. -^ his Ma^ to be presented unto Signor Piere Paulo Rubens

Secretary and Councillor to the king of Spaine. — - Feb. 20 S 1629-30.

Gerbiere.

TVaduction.

Brevet de MO livres (sous seing privé), à M. Balthasar Gerbiere, pour une bague en diamants, et un cordon de chapeau, vendus par lui à Sa Majesté pour être offerts en cadeau à Messire Pierre Paul Rubens, secrétaire et conseiller du roi d'Espagne. — Février 20, 1629-30.

The charges and entertaynment ofSig' Piere Paulo Rubens

Secretary and Councillor of State to the king of Spaine by

his Ma**"* expresse command defrayed at Balthasar Gerbiere,

Esq. his Ma^ servants house with M' Brant the sayd Seg'

^ T* '^ Rubens brother in lavr and thiermenfronitheTofDecember Gerbiere. ^

last to the 22 of February 1629*30.

Allowed the 29 of Feb' 1629-30.

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