L'hémisphère inférieur
DES MONUMENTS ÉGYPTIENS DU MUSÉE d'AIX 233
attributs qui lui sont particuliers, le sceptre Vam combiné avec le tat, qu'on voit ordinairement dans les mains du dieu Ptah; derrière lui se tiennent debout Isis et Nephthys, ses deux sœurs, Horus, son fils, Tune des formes d'Hathor, et Anubis. En avant, un autel avec diverses offrandes, puis un espace aujourd'hui brisé où était représentée l'image du défunt avec sa légende. Au-dessus de cette scène, il reste dix-neuf colonnes de beaux hiéroglyphes qui se rapportent à chacun des personnages qui la composaient; c'est-à-dire les cinq premières lignes à droite, qui doivent se lire en commençant par la gauche, se rapportaient à l'attitude adorative du défunt dont l'image a été détruite et contiennent ces mots : Acte d'adoration à Ôsiris qui habite VAmenti (Venter égyptien), à Ptah-Sokari qui est dans /eChéteï {S' tel, lieu de mystère, demeure funèbre?), prosternation à Isis et Nephthys, glorification à Horus, fils d'Isis, salut à Anubis,
seigneur de Teser [parj (suivait la légende du défunt).
Les autres colonnes, qui se lisaient de droite à gauche, contiennent les noms et les titres des mêmes divinités; en voici le sens : Proscynème à Osiris qui est à Abydos. Être bon (Un-nevoer) seigneur du Teser j souverain vénérable qui est dans Aker, seigneur du temps, souverain des vivants.
Discours d'Isis et de Nephthys : nous t'assistons (? ss') Être bon (Un-netoer) éternellement toutes deux,
HoruSy fils d* Osiris, dieu grand qui est dans Abydos, seigneur du ciel.
Hathor, dame des champs (?) sous son nom de KhaiJo\i\neb-s.
Anubis qui habite le pylône sacré, préposé aux mystères de l'Être bon (Un-newer) et qui étend ses bras vers la sépulture.
Dans le bas, on lit encore une fois la légende des ro^^^^ divinités, il est facile de restituer le commencement ^^^ >,\ disparu : [Proscynème à Osiris qui est dans V Am^^^^' Vs P[ta]hSokari qui est dans le lieu mystérceu^x , d J^^^
qui habite le pylône sacré, à Hathor qui est dans VAouker,
à Ament Khaw[t]-neb['S] (La fin n'existe plus; elle
contenait la légende d'Anubis).
Le type légèrement aquilin donné aux divinités et qui rappelle celui de Ramsès, nous engage à attribuer à ce beau monument l'époque de la XIX« dynastie, bien que la délicatesse et les détails de son exécution rappellent aussi les sculptures saïtes.
(Fonds Sallier, 1832).