‹ Mémoires et fragmentsChapitre 18 sur 212 · MR 8BY-U (?) » MH-ÏE-U T-TY · texte numérisé non relu

MR 8BY-U (?) » MH-ÏE-U T-TY

l^ chargé des pays septentrionaux Teti.

1. Leemans, Monuments égyptiens du musée des Pays-Bas, 2* partie, pi. XXXV, G. 94.

2. Pour le symbolisme des scarabées funéraires, voir -le 2" numéro du Bulletin de la Société des Antiquaires de France, année 1857, p. 114, [p. 27 du présent volume. — G. M.].

3. Littéralement attaché à, ou chargé de. Le signe ^ doit être lu ici MR et non pas ns, ainsi que le prouvent deux variantes de la légende d'un môme personnage i^ur une stèle du Sérapeum; l'une porte ^ , et l'autre, ^^^ ^^^^^, mr. . . Quand le bandeau doit être lu ns, il est ordinairement accompagné d'un de ses deux compléments, /wvw, n, et —H—, s, sinon des deux à la fois.

Le signe P^^^-^ détermine souvent le mot st, chaino de montagnes (Lepsius, Dcnlxin. Il, pi. 3; 18; 19; 34; 37, etc.), mais dans le sens de pays, il est ordinairement noté et paraît se prononcer sby (Lepsius, Denkm. V, 16, 6, 24; 29; 31; 35; 37; 38; 39) ou snby (ibid,, 1. 27; le poteau I n'est pas constant à la suite de tous ces exemples; il ne sert qu'à indiquer que les contrées dont il est question sont étrangères). I^ valeur phonétique du signe fv>^->1 est, dans tous les cas, différente de celle du caractère O. Ce dernier, noté (Louvre, pap. 3092, col. 836

La destination de cet objet étant essentiellement funéraire, il est certain qu'il a été trouvé sur la momie du personnage lui-même; la finesse et la perfection du travail, aussi bien que la valeur des matières dont il est formé, le rendent d'ailleurs parfaitement digne de figurer à côté de la patère d'or du musée du Louvre.

Le titre du personnage, le chargé des pays septentrionaux, répond sur ce scarabée aux expressions que M. Birch traduit gouoerneur des contrées, et toute contrée et îles au milieu de la mer, dans les légendes de la patère d'or, où elles ne sont applicables qu'à des localités situées au nord de l'Egypte. On verra d'ailleurs plus loin des documents qui prouvent surabondamment l'identité des deux personnages.

La seconde pièce qui porte dans la même collection le nom de ce fonctionnaire est un vase d'albâtre, de forme

et 843), répond au groupe (1 ^^ , ae (Todt., 149, 38-43), et ce mot

AE, qui s'abrège ainsi : (Todt.y 149, 6), a pour variante :

O (Louvre, pap. 3276, col. 1); il est toujours féminin et a la même

valeur phonétique que celui qui, suivant M. Mariette, exprime les îles {Renseigne me nls sur les soixante-quatre Apis, p. 9). Mais, dans

d'autres cas^ sa prononciation est nu, ^ O (Select Papy ri, pi. 89;

il est alors accompagné de compléments phonétiques). Ces lectures

n'ont pas été reconnues par M. Brugsch, dans le groupe a^^a/\a >è\ ^

{Geographische Inschrifcen, t. I, pi. II, 100) et ce savant conjecture le mot pen ou pena sans indiquer les raisons sur lesquelles il s'appuie (ibid,, p. 15-16). C'est la valeur nu qui a motivé l'emploi fréquent du

/www Q a

groupe Q comme variante du nom de la déesse nu, ou nu-t-hr.

Je n'ai pas cru nécessaire de restituer dans mes transcriptions les voyelles quand elles ne sont pas écrites dans le texte original. Je préviens aussi le lecteur que pour transcrire chacune des articulations égyptiennes par une seule lettre de notre alphabet, j'ai adopté les signes s', h', t' et k', à la place des caractères coptes, ig, ;6, x et (S* et enfin a' pour le âin sémitique.

ovolde, à largre ouverture, sans anse et muni de son couvercle'. Il paraît avoir contenu du collyre appelé stem, composé de poudre d'antimoine, dont les Égyptiens faisaient usage pour se peindre les paupières et le dessous des yeux, ou pour donner un brillant métallique à leur chevelure, coninae le font encore les Arabes de nos jours. Ce vase porte une formule dédicatoire et funéraire, disposée de droite à gauche en deux colonnes verticales d'hiéroglyphes; en voici la traduction :

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