L'ÉVÊQUE DE MONTPELLIER! A AUG.-PYR. DE CANDOLLE
Montpellier, ce 9 mai 1813.
Monsieur,
Je suis on ne peut plus reconnaissant du beau présent que vous avez bien voulu me faire, en m'envoyant votre nouvel ouvrage sur la botanique?. Né comme vous, Monsieur, sur les bords du lac de Genève, dans ce beau pays où la nature se montre avec tant de grandeur et de magnificence, c’est avec une véritable joie que je vois votre nom se placer parmi ceux de nos illustres compatriotes les Delue, les Bonnet, les Saussure, les Pictet, ete., qui se sont couverts d’une véritable gloire en vengeant la religion par leurs belles découvertes.
Agréez, Monsieur, avec l'hommage de ma profonde sensibilité, celui de
ma parfaite considération.
+ M. N. Evêque de Montpellier.
ANTOINE LAURENT DE JUSSIEU À AUG.-PYR. DE CANDOLLE. Paris, 7 juin 1813.
…..Connaissant mes sentiments à votre égard, vous avez dû jnger que
je ne négligerais pas vos intérêts auprès de M. le grand maître. J’ai cru
le voir extrêmement bien disposé en votre faveur et arrêté seulement par
des considérations d’un ordre particulier, mais ces légers obstacles seront
sûrement surmontés lorsqu'il saura que vous avez pour vous à Montpel-
lier le suffrage de la majorité... Le retour de MM. les inspecteurs géné-
raux en tournée sera probablement l’époque où les diverses nominations
seront faites, et vous devez être persuadé que je ne serai pas un de ceux
qui prendront le moins de part à votre nomination. Recevez la nouvelle
assurance de ma haute estime et du sincère attachement avec lequel je suis, Monsieur, votre très-humble serviteur.