DÉPARTEMENT D::8 TRAVAUX PUBLICS
Québec, 27 octobre 1890, A Monseigneur Cus. Guay. P. À,
AU Patais CARDINALICE, QUEREC,
Monseigneur,
A votre demande j'ai fait Févaluation de votre résidence à Ste-Aunne da Ristigouche ainsi que de ses dépendances ; et je vous soumets le rapport suivant :
Ayantexaminé, sur les lieux, la propriété en question, M au mois de février 1838, j'ai pu constater alors que la va- .1M leur approximative en était de cinq mille huit cents | 108 piastres, [83,800.00] en tenant compte de la valeur des | matériaux et de la main d'œuvre à cette époque.
J'ai l'honneur d'être,
Monseigneur,
Votre très humble serviteur,
T. Azr.Trunezce, Architecte.
[Signé] [Vraie copie] Québec, 5 Novembre 1890
[Signé] Chs. Guar, Prot, Apost.
— 415 — Ste-Anne de Ristigouche, Co, Bouaventure, 15 oct, 1890.
A Son Eminence Révérendissime, Monsieur le Cardinal A. E.'TascHenEeaAu, Archevèque de Québec, à Québec.
Eminentissime Prince,
Dans l'été de 1884, j'accompagnais Sa Grandeur onseigneur Langevin, évèque de St-Germain de Rimouski, dans sa visite épiscopale, en qualité de prédicateur.
Cette visite se termina par la mission des Sauvages à Ste-Anne de Ristigouche.
Le missionnaire d'alors, le Rév. Octave Drapeau, demanda avec instance À laisser cette pauvre ct pénible mission.
Monseigneur l'Evèque de Rimouski n'avait pas de prètre dans le temps pour le remplacer, alors j'offris mes services à Monseigneur Langevin pour cette pauvre mission, bien que je vinsse d'être nommé curé à Saintde Caplan.
Mon but était de rendre service à mon évèque et le tirer d'embarras.
Monseigneur de Rimouski accepta mes services avec plaisir.
J'ai été missionnaire chez ces Sauvages pendant six ans. Il m'a fallu réparer l'intérieur et l'extérieur de leur église, la pourvoir d'ornements convenables pour la Sainte Messe, et cela sans aucune ressource.
Jamais Monseigneur de Rimouski ne ra donné un seul centin pour les réparations de ‘cette église, pour
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l'achat d'ornements nécessaires pour la Sainte Messe, malgré mes demandes réitérées, bien qu'il soit dans l’habitude d'aider les pauvres missions sur les œuvres diocésaines.
Il m'a fallu faire des quêtes un peu partout, pour menet à bonne fin ces travaux de réparations, et pour acheter le linge et les ornements nécessaires au Service Divin. C'est grâce aux secours qui m'ont été accordés par les deux Gouvernements, Fédéral et Provincial, et plus spécialement celui-ci par l'entremise de l'Honorable Honoré Mercier, Premier Ministre de la Province de Québec, que j'ai pu mener à bonne fin ces travaux, et j'ai donné moi-mème de mes propres deniers, pour cet objet, 8578.39.
J'avais, de plus, à maintenir la paix et le bon ordre parmi ces Sauvages qui étaient alors considérablement adonnés à l'ivrogn:rie, et j'ai pu dans l’espace de quelques mois rétablir la paix, au grand étonnement de tout le monde.
Il me fallait aussi construire un logement, avec ses dépendances, pour le missionnaire.
Monseigneur de Rimouski me demanda un plan fait par un architecte,
Je fournis à Sa Grandeur le plan demandé, exécuté le 9 janvier 1885 par M. l'architecte David Ouellet, de la ville de Québec : lequel plan se trouve filé au dossier et approuvé le 9 avril 1885 par Monseigneur l'évèque de Rimouski.
Je fis remarquer verbalement à Sa Grandeur que l'exécution du dit plan qu'Elle venait d'approuver était fort dispendieuse, vu nos faibles moyens, puisqu'il coùterait 85,600.00, et qu'il y avait de plus à construire les dépendances.
Alors Mouseigneur l'évèque de Rimouski me répondit de bâtir plus simplement. C'est ce que j'ai fait. Malgré
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li plus grande économie que j'ai toujours observée dans ces différentes constructions, j'ai été obligé de dépenser 81,980.41.
Ces travaux m'auraent coûté beancoup plus cher si je les avais donnés à l'entreprise, Je les ai faitexécuter à la journée et j'en ai surveillé gratuitement moi même l'exécution, comme me le demandait mon évèque.
Ces différentes bâtisses, commencées au printemps de 1886, ont été terminées au printemps de 1388.
Ces constructions sont les suivantes :