PE RE D A D A A
Rimouski, 3 jinvier 1875.
Cher Monsieur,
J'ai reçu hier soir vos bon: sonhaits de nouvelle anuée, accompagués de votre portrait, euveloppé dans cing billets de diæ piastres. Eu vérité, on ne peut être plus aimable ou plus gracieux. Je crains seulement que vous ne me gâtiez, et que, les semaines où je ne recevrai pas les cinquante piastres accoutumées, je ne sois désappointé.
Vous tenez sans doute un compte détaillé de vos différentes collectes, pour pouvoir en fournir le montant
exact à ceux qui exprimeraient quelque curiosité à cet égard. C’est par précaution que je vous dis cela.
Vous devez vous ménager davantage et parler moins : autrement vous aurez de la peine à y tenir.
Je vous bénis du fond de mon cœuf; vous y avez: certainement tous les droits.
Votre affectionné, (Signé) JEAN, Ev. de St-G. de Rimouski.
Rév. Ch. Guay, St-Joseph de Lévis,
Evêché de Rimouski, 12 janvier 1875.
Cher Monsieur,
J'ai reçu hier soir votre lettre du 14 renfermant, selon votre louable habitude, cinquante piastres. KRecevez-en mes sincères remerciements.
Les Sœurs de la Congrégation doivent en effet faire un bazar cette année, je croyais que ce serait ce printemps ; mais elles se sont préparées, parait-il, pour cet été. Dans ce cas, il serait peut-être mieux de remettre celui du Séminaire # un peu plus tard. Rien n'empêche cependant de faire provision de tous les objets que les âmes chari. tables veulent bien offrir à cette fin. Il serait facile de les garder en sûreté quelques mois de plus. Rien n’empêche
ST non plus de remplir les listes des râfles, etc., disant aux gens qu’elles seront tirées œussitôt que possible.
J'ai hâte d’avoir des nouvelles de votre tournée pas-
torale. Présentez donc mes respects et amitiés à Mgr d'Ottawa.
Tout à vous en N. S.
(Signé) JEAN, Ev. de St-G. de Rimouski,
Rév. M. Ch. Guay, de Rimouski, Evêché d'Ottawa.
Rimouski, 28 février 1875, Cher Monsieur Guay,
J’ai reçu hier soir votre lettre d'Ottawa, du 23, avec les trois cents piastres y renfermées, et je m’empresse de vous remercier. Vous avez certainement bien mérité de la Religion par les fatigues que vous a accasionnées cette
collecte pour le Séminaire : Dieu ne manquera pas de vous
en récompenser.
Il y à ici une masse de lettres, paquets, ete., à votre adresse ; que devons-nous en faire ? Allez-vous descendre prochainement ?
Votre affectionné,
(Signé) JEAN, Ev. de St-G. de Rimouski,
Rimouski, 15 mars 1875.
Cher Monsieur,
Je suis très-chagrin d'apprendre votre indisposition ; j'espère qu'avec du ménagement vous allez bientôt vous rétablir,
Je vous ai adressé une lettre à St-Hilaire, accusant réception des $300, avec remerciements.
Il y a ici une masse de lettres, etc., qui vous attendent. Est-ce que vous ne descendrez pas nous voir ?
Votre affectionné,
(Signé) JEAN, Ev. de St-G. de Rimouski.
Rimouski, 18 avril 1875.
Cher Monsieur,
Ci-joint vous trouverez votre reçu et les quelques bulletins qui me restent. Je vais en faire imprimer d’autres à votre intention.
J'envoie les autres reçus directement à leur adresse. Mlle mercis.
Vous devrez être ici au moins vers le 15 mai, pour * m'accompagner en visite sur la Côte Nord.
Tout à vous, (Signé) JEAN, Ev. de St G. de Rimouski.
Rév. M. Ch. Guay, St-Athanase.
Les bulletins sont pour le ler étage de l'aile Nord- Est.
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— (2 — Evêché de Rimouski, 21 avril 1876.
Cher Monsieur,
J'apprends votre maladie avec beaucoup de chagrin. J'espère qu'avec les excellents soins des Sœurs de l’Hôtel- Dieu, vous allez bientôt être de nouveau sur pieds ; mais je vous engage à ne plus reprenère maintenant vos courses, vous avez besoin de repos.
Je vous ai adressé une lettre à St-Athanase, vous y croyant rendu ; faites-là demander.
Dans eette lettre, je vous demandais de vous rendre ici au plus tard vers le 15 mai, pour m'accompagner sur la côte Nord ; la chose va-t-elle vous être possible à présent ? Une réponse, s’il vous plaît ; consultez les médecins.
Hôtel-Dieu de Montréal.
Evêéché de S. G. de Rimouski, 7 mai 1875.
Rév. M. Ch. Guay, Sém. de Montréal.
Cher Monsieur,
Je suis très-chagrin d'apprendre votre maladie, causée, je puis le dire, par votre trop grand zèle en faveur de l'œuvre de notre Séminaire. Cependant je me flatte que vous allez vous contenter d'être vonfesseur, sans vous rendre martyr : ce serait vouloir la couronne trop vite.
J'approave fort votre projet d'accepter la généreuse et bienveillante hospitalité de M. Cuvillier, puisque Mgr de Montréal y donne lui-même son assentiment. J'espère qu'avec les bons soins que vous allez trouver dans cette maison, votre sauté va se rétablir au plus tôt,
Merci des objets que vous m'annoncez, en attendant qu'ils me parviennent,
Je monte demain à Québeo, pour d'ici à jeudi.
Je pense emmener M. Fournier, de St-Simon, avec moi, à votre pluce,
Donnez-moi souvent de vos nouvelles,
Votre affectionné,
Rimouski, 17 mai 1873.
Cher Monsieur,
Merci des cent piastres pour notre séminaire que contenait votre lettre du 11. Je suppose que dans cette somme est compris le montant (850), des cinq bulletins. Je vous envoie un reçu pour chacun de ces cinq bulletins, avec quelques vues du Séminaire,
Votre idée de contribuer à la formation d’un corps de musique parmi les élèves est excellente. Nous avons déjà eu quelques instruments ; mais il en faut plusieurs autres, et de plus un maître de bande qu'il sera nécessaire de
payer.
Mes saluts, s’il vous plaît amille Cuvillier et mes ineilleurs souhaits pour : .ompte guérison.
affectionné, .
(Signé) Ev. de St-G. de Rimouski.
Rév. M. Charles Guay, Montréal.
P. S.— Votre petite caisse, eontenant chapelets, médailles, prières et images est enfin parvenue ; merci encore une fois.
Il y a deux autres caisses à votre adresse, marquées fragiles d’une écriture qui ressemble à celle des religieuses. Nous les avons retirées de la station, en payant 81.70. Que devons-nous en faire ?
JEAN LANGEVIN
Par la miséricorde de Dieu et la Grâce du Saint-Siège Apostolique,
Evêque de St-Germain de Rimouski.
A notre bien-aimé en Jésus-Christ, Messire Charles Guay, Ptre.,
Salut en Natre-Seigneur.
Nous vous confions par les présentes lettres, jusqu’à révocation de notre part ou de celle de nos successeurs, le soin de la cure et paroisse de Notre-Dame du Sacré-Cœur.
Vous y exercerez les pouvoirs ordinaires des curés du diocèse, et vous percevrez des fidèles la dîmeen grains
FER: Ps
et la contribution en argent établie avant le démembrement de cette paroisse de celle de St-Germain, et les oblations accoutumées,
Notre intention est que vous y célébriez pour la première fois l'office divin dans la maison que Nous avons permis d’affecter à cette fin, le quatrième dimanche du présent mois d'octobre. Ce jour-là, vous donnerez lecture au prône des parties de cette lettre qui intéressent les fidèles, et vous l’enregistrerez dans le livre destiné à cette fin.
Les enterrements continueront à se faire dans le cimetière de St-Germain de Rimouski, jusqu'à ce que nous ayons fixé la place d’un cimetière dans la dite nouvelle paroisse de Notre-Dame du Sacré-Cœur, conformé-" ment à notre permission donnée le cinq du courant.
En vertu d’un indult du 6 janvier 1867, valable pour
dix ans, nous vous autorisons à appliquer l’indulgence plénière in articulo mortis, suivant la forme du Rituel.
Nous prions le Seigneur de répandre ses bénédictions sur vos travaux au milieu du peuple qui vous est confié.
Donné à St-Germain de Rimouski, sous notre seing, le sceau du diocèse et le contre seing de notre secrétaire pro tempore, le quinze octobre mil huit cent soixantequinze.
(Signé) + JEAN, Ev. de St-G. de Rimouski.
Par Monseigueur,