OBSERVATIONS GÉNÉRALES
« 10 Ste-Anue de Ristigouche n'est qu'une mission et « par conséquent n'a pas de fabrique ni de corps de Mar- « guilliers. Le missionnaire à donc besoin du consente- « ment de l'évêque demandé et obtenu préalablement pour «toute dépense extraordinaire. Autrement les fonds de «la mission seraient entièrement à la merci du mission- «maire, qu'il soit éconôme ou dépensier. »
RÉPONSES
10 j'ai toujours admis comme j'admets encore que Ste Anne de Ristigouche n’est qu’une mission, une des plus pauvres du diocèse de Rimouski et la plus difficile à disservir, à cause des trois langues qu’il faut y parler etdes sauvages qui l’’abitent.
20 Toutes dépenses extraordinaires faites avec l’argent de la chapelle ont toujours été autorisées préalablemént par l'autorité diocésaine de Rimouski.
QUESTION
«20 A la page 205 et aux pages suivaniesde l'Apppen- « dice au Rituel-Romain (édition de 1874) se trouvent les e formules, 1o du Journal et 20 de la reddition annuelle «des comptes, dans une paroisse régulièrement établie. «S'il s’agit d’une simple mission,comme celle de Ste-Anne
« de Ristigouche, cette reddition de comptes, à défaut de «marguilliers, doit ètre présentée uniquement à l'Evèque.
« Mais Monseigneur Guay, pour se donner moins de « peine, et présenter les choses sous un jour moins clair, «n’a pas fait de reddition de comptes, mais s’est contenté « de transmettre son journal, sans produire non plus un « cahier de bancs.
« Selon son habitude, il n’a tenu aucun compte de mes
«ordres ni de mes défenses.»
«(Voir ma lettre du 4 octobre 1888, adressée à Mon- «seigneur Guay, avec tous ces détails).
RÉPONSES
1o En 1885, 1886. 1887 et 1888, j'ai adressé une copie exacte de mon journal à Mgr ue Rimouski; et Votre Eminence en &# la preuve par ces différentes copies à Elles remises par Sa Grandeur de St-Germain.
20 A la page 382 des Mandements de Mgr Jean Langevin on lit ce qui suit: ‘“ Circulaire du 3 décembre 1872. ‘ Les missionnaires ue doivent pas oublier de m'adresser ‘“ les comptes détaillés de chacune de leurs Missions pour “ le ler octobre chaque année, comine il est dit dans les ‘“ ordonnances diocésains de Québec (X XIV, 50 page 611. “ J1s peuvent s'exempter de m'envoyer la liasse des reçus “ à moius que je ne la demande expressément ”
Dans cette circulaire et dans ses ordonnances épiscopales, (ler nov. 1867) Mgr de Rimouski dit d'envoyer, tous les ans, pour le {er octobre, les coinptes en détail des missions.
C'est pour me conformer à ses instructions que j'ai adressé à Sa Grandeur copie de mon journal, parceque c’est par celui-ci que l’on peut juger facilement des détails; et ses ordonnances ne demandent point le grand livre,
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30 J'ai adressé à Sa Grandeur pendant quatre ans consécutifs, une copie de mon journal, et jamais Elle ne m'a demandé autre chose.
40 Je n'ai point transmis copie de mon journal pour les années 1889 et 1890, parceque Mgr de Rimouski avait en mains les reçus de la Chapelle des années précédentes ainsi que mon journal. Il a gardé celui-ci plus de douze mois comme en fait foi la lettre annexée portant le No 1, page 427 et ceux là, il les a remis dernièrement à votre Eminence.
50 Jamais Sa Grandeur de Rimouski ne m'a demandé le cahier des bancs. La pratique dans ce diocèse est de présenter ce cahier des bancs à l’Evèque dans sa visite épiscopale, mais comme voilà bientôt sept ans qu’il n’a point visité le comté Bonaventure, je n'ai pu avoir l'honneur de lui présenter le cahier demandé.
6o Eu octobre 1888, lorsque j'ai porté à Mgr de Rimouski mon journal avec mes reçus, pourquoi alors ne m'a-Lil pas demandé mon grand livre dans lequel se trouve la reddition de mes comptes année par année ? Il m'aurait été aussi facile de lui présenter ce livre qu'il me l’est aujourd’hui de le mettre entre les mains de Votre Eminence, avec le dit cahier des bancs.
70 Si comme le prétend faussement Mgr de Rimouski pour me donner moins de peine, je ne lui ai pas présenté le Grand livre, j'aurais commencé par me donner moins de peine dans mes quêtes, bazars, construction, réparations, etc., etc. Si je n'ai pas présenté ce livre, c'est parcequ’il ne m'a jamais été demandé.
8o ‘ Selon, son habitude,” dit Mgr de Rimouski, “il n’a tenu aucun compte de mes ordres ni de mes défenses. ” (Voir ma lettre du 4 octobre 1888).
Cette fameuse lettre se trouve à la page 389.
Mgr de Rimouski pour être loyal aurait dû vous
communiquer mes réponses à [a susdite lettre que je produis aux pages 428 et 431, Nos 2, 3 et 6.
Voilà une accusation toute gratuite et je vais prouver à votre Eminence, lettre en mains, que Sa Grandeur est dans une profonde erreur volontaire.
Elle m'écrit le 4 octobre 1888.
Je Lui réponds le 6 et 10 du mème mois par lettres pages 428 et 429 sous les Nos 2? et 3.
Quelques jours plus tard, je portai moi-mème mon cahier de comptes avec tous les reçus du nouveau presbytère et ses dépendances à Sa Grandeur de St Germain.
Est-ce là désobéir à son Evêque ? est-ce là ne tenir aucun compte des ordres et des défenses de Sa Grandeur ? Je m'empresse de Lui répondre, de Lui envoyer copie de mon journal, et une fois les comptes de mon présbytère payés en majeure partie de mes propres deniers, je me hâte de les Lui porter avec tous les reçus.
Que Votre Eminence veuille bien remarquer que Sa Grandeur alors m'a paru très-satisfaite, et ne m'a jamais demandé autre chose ni par écrit, ni verbalement.
Comment se fait-il que si j'ai été si insubordonné à mon Evèque,le 12 septembre dernier, Sa Grandeur m'envoyait des lettres me nommant curé à St-Mathieu ?
90 Sous la foi du serment, je puis affirmer que je n'ai point connaissance, depuis 20 ans que je suis prètre, avoir désobéi volontairement une seule foi à mon Evèque. J'ai toujours respecté et suivi ses ordres. Je ne dis pas que j'ai toujours satisfait Sa Grandeur, parceque vu son Caractère impossible et bizarre, il est plus que difficile de Lui plaire.
100 Mgr de Rimouski persécute son clergé et moi en particulier, depuis la bénédiction des cloches à Ristigouche, parceque j'ai eu le grand tort, à ses yeux, d'inviter comme parrain le Premier Ministre de la Province de Québec, l’'Honorable Honoré Mercier.
{lo Dans sa lettre du 4 octobre 1888, Mgr de Rimouski me demande en post scriptum « Combien avez « vous demandé de chaque personne admise à danser à « vos piques-niques, bazars, etc., etc, »
Je n'ai jamais autorisé de danses payantes. J'ai toujours été contre les danses dans ces différentes réunions.
J'ai eu occasion de répondre à Mgr de Rimouski sur ce sujet.
20 Explications spéciales à être demandées à Monseigneur Guay sur sou journal et ses reçus.
(QUESTION
« 1o Comment se fait-il, que dans les comptes de la « Chapelle, les dépenses ordinaires, de même que les « recettes soient mèlées aux dépenses et aux recettes extra «ordinaires, lorsque la règle veut que ces deux choses « soient séparées ? »
RÉPONSES
lo Je consulte l'Appendice au Rituel, (édition de 1874 page 210 et les suivantes), et je vois que les recettes ordinaires sont mèlées aux recettes extraordinaires, il en est de mème pour les dépenses.
20 de ne connais aucune autre manière de tenir un journal approuvée par l'autorité diocésaine.
Il est à remarquer que Mgr de Rimouski ne parle dans ses explications spéciales que de mon journal.
QUESTION
« 20 Les dépenses extraordinaires ont-elles été autori- «sées par l'Evèque, comme cela doit se faire d’après les «ordonnances du diocèse ? Dépenses telles que lustres à «cristaux, candelabres, anges, baldaquin, croix et souches
« statues, extra de peinture, harmonium, lampes, achat de « terrain, etc., etc ? »
RéPonNsEs
10 Aucune dépense extraordinaire n'a été faite avec l'argent de la Chapelle, pour la bonne raison que ses revenus suflisent à peine à son propre entretien.
20 Les lustres à cristaux, candelabres, anges, baldaquin, croix et souches, statues, extra de peinture, harmonium, lampes, achat de terrain, etc. etc. ont été achetés du produit de bazars, de collectes, ou de dons particuliers, et non avec l'argent de la Chapelle, par conséquent il n'y avait pas besoin d'autorisation spéciale pour l'achat de ces différents articles. Telle est la pratique dans le diocèse de Rimouski.
30 Quant au terrain en question, il a coûté 825.00 et a été acheté pour l'agrandissement du cimetière actuel qui est devenu trop petit depuis quatre ans. Malgré mes demandes réitérées verbalement et par écrit auprès de Sa Grandeur, la permission d'agrandir çe cimetière n'a pas encore été obtenu, et pour quelle raison ? Je n'en sais rien. Ce terrain n'a pas été acheté avec l'argent de la chapelle et Sa Grandeur aurait pu facilement se renseigner à ce sujet eg consultant mes comptes qui élaient devant Elle.
QUESTION
« 3o Comment se fait-il, que des grandes messes on «été chantées, comme il appert par votre livre de comptes «(3 et 4 septembre 1884) et que l’on n'ait pas tenu compte « de la part de la Chapelle, dans la colonne de la recette ?
RÉPONSE
Î C'est parceque ces deux grandes messes n’ont jamais été payés.
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«4o Pour qu'elle raison n'y a:t:il pas de reçus pour les « deux piastres payées à l'interprète en août 1884, et aussi “pour les années subséquentes? De même pour réparation « de clôture, pour salaire du bédeau, pour vin de messe, « pour huile pour lampes, pour lavage du linge ? (en 1885 «d'août à septembre) et les années subséquentes la même «chose ? »
Réronses
lo Voici Les reçus en question qui se trouvent déjà inclus dans d'autres reçus. Je les produis sous les No 1, 2, 3, 4, 5. .
20 Je ne croyais pas qu'il fallait prendre un reçu pour vingt-cinq centins. Tel est le reçu demandé par Mgr de Rimouski et produit sous le No 5, pour réparation de clôture autour de la chapelle (voir le journal, 18 août
QUESTION
« 50 Comment se fait-il que vous n'ayez pas fourni «votre cahier de bancs, pour en constater le montant
« annuel ou semi-annuel ? » k
RÉPONSES
10 Parceque ce cahier ne m'a jamais été demandé, L’Evêque a pour habitude de l’examiner en visite pastorale et voilà tout.
20 J'ai l'honneur de présenter à Votre Eminence, avec les présentes réponses, le cahier en question.
QUESTION
« 6o Les effets chargés au compte de la Chapelle le 29 « septembre 1885, ont-ils été fournis par vous, ou par « d’autres personnes, où en sont les comptes et les reçus ? »
Réponses
lo Ces effets ont été icurnis par moi, et j'ai donné 850.00 pour cette fin, et la balance a été payée par souscription volontaire, comme il appert à mon journal (sept. 1885).
20. Le reçu se trouve dans la liasse des reçus pour la susdite année sous le No 16.
Quesrion
« 70 Où sont les reçus de ce que vous prétendez avoir « payé à M. Will. Murray, en novembre 1885 ?»
RéPONSE
Il n’y a pas plusieurs reçus, mais un seul pour un montant de 85.00. Je produis ce reçu sous le No 6.
QuEsTIoN
« 80 Comment expliquez-vous qu'il n’y aitaucun reçu « de record dans les archives de la chapelle, pour un mon- « tant de 8735.50 que vous avez reçu du Gouvernement- « Fédéral et que rien n’explique ni ne pourra expliquer « plus tard, si besoin il y a, de l'emploi de ce montant, « sauf de dire que tout a été appliqué aux réparations de « la Chapelle,etc.,sans plus de satisfaction pour le détail ? »
RÉPONSES
10 J'ai déjà répondu à Mgr de Rimouski sur ce sujet.
20 Nous lisons dans le journal ce qui suit à la date du 30 sept. 1887. ‘“ Payé dans le cours de l’automne ‘“ dernier, pour les réparations extérieures de la Chapelle ‘“ et ses fondations ainsi que les fondations de toutes les “ colonnes $690.50. Réparations au vieux presbytère 845. “total 8735.50. Les reçus pour ces différentes répara-
tiôns se trouvent à Ottawa, au Départementdes travaux & publics.”
3o Comme c'était le Gouvernement-Fédéral qui avait fourni cette somme, il avait droit d'en avoir les reçus, et sur sa demande je les lui ai envoyés.
40 Si quelqu'un désire avoir ces reçus, je suppose, qu'il peut en demander copie et les obtenir.
5o Mgr de Rimouski aurait bien pu de no'veau se renseigner sur ce sujet en lisant mon journal.
QUESTION
« Jo En 1887, en septembre, où sont les reçus de tous «les montants payés par la Chapelle ? N'est-ce pas vous- « même qui avez fourni tout cela, et qui en avez fixé les « prix à votre guise ? où en sont les comptes ?»
RÉPONSES
lo Voici les reçus sous les Nos 7, 8 et 9, qui représentent une somme de 815.00.
20 Ces différents objets ont élé fournis par des mar-
ichands et payés de mon argent, puisque cette année,
sept. 1887, j'ai donné à la Chapelle $231.08. QUESTION
« 100 Les sommes payées à M. Paul Raymond, pour « peinture extra, ont-elles été autorisées ? »
RÉPONSE
Oui, verbalement par feu Mgr le Grand-Vicaire Langevin; mais cet extra n’a pas été payé avec l'argent appartenant à la Chapelle.
QUESTION
« 110 Où est le reçu de deux piastres et cinquante cen- « tins (82.50) payé à Polÿcarpe Martiu, en février 1888, et
« celui de dix piastres ($10.) payés à l' Oeuvre-Apostolique “ de Lyon, à la même date? »
RÉPONSES
lo Le reçu de $2.50 payé à Polycarpe Martin comme interprète, en février 1888, se trouve inclus dans le reçu No 2.
20 je n'ai point eu de reçu de l’'Oeuvre-Apostolique de Lyon, mais si je me rappelle bien, j'ai reçu une lettre de remerciements.
QUESTION
« 120 Où sont tous les reçus de ce qui a été payé de «mars à juin 1889, et de ce qui a été payé à Polycarpe « Martin, en juillet de la même année ? »
RÉPONSES
fo Voici ces reçus sous les 10, 11,12, 13 et 14, représentant une somme de $5.57
20 Le reçu de Polycarpe Martin, comme interprète, se trouve sous le No 2.
QUESTION
«130 Qu'entendez vous par entretien de la Chapelle, «comme vous le faites entendre à plusieurs reprises dans «vos comptes, et pour leqriel entretien vous avez payé «cinquante piastres, (850.00) à chaque fois, à qui cela a-t- «il été payé el où en sont les reçus ? »
RÉPONSES
lo Par entretien de la Chapelle, j'entends les services d’un bédeau, comme le vent l'Appeudice au Rituel, page. 148 et les suivantes, (édition de 1874).
20 J'ai payé 850.00 par année,
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(Autorisation de l'Evèque de Rimouski 30 juin 1871) “Je vous autorise à prendre cinquante piastres par ‘ année pour les soins à donner à la chapelle de Risti ‘“ gouche.”
30 Cette somme a été payée à M. Honoré Guay et son reçu est sous le No 3.
QUESTION
« 140 Où sont les reçus pour lavage du linge, tel que « mentionné pour chaque année ? À qui cela a-t-il été « payé ?»
RÉPONSES
lo Les reçus en question se trouvent sous le No 4. 20 812.00 par année ont été payées à Dlle Catherine LeBlanc, pour le lavage du linge de la Chapelle.
QUESTION
« 150 Comment se fait-il que les bancs qui se paient « tous les six mois d'après la discipline du Diocèse, ont-ils « rapportés cent piastres (8100.) poursix mois et cinquante- «trois pour six autres mois ? (853.00). Où est le cahier des «bancs, pour en vérifier le montant de la vente annuelle «ou semi-annuelle ? »
RÉPONSES
lo Les bancs ne se paient qu'une fois l’année, vers l'époque de la Ste-Anne. J'ai trouvé cette coutume établie et je l'ai conservée.
20 Il n'y a jamais eu d'ordonnance épiscopale pour changer ce mode de paiement.
30 Si les bancs pendant certaines années ont rapporté $100.00 et plus, c'est parcequ'ils ont été payés le double du prix ôrdinaire,du consentement des locataires pour réparation à leur chapelle,
4o Voici le cahier des bancs, pour en vérifier le montant annuel.
QuesrioN
« 160 La plantation d'arbres d'agréement au montant « de soixante piastres, (860.00) a-t-elle été approuvée ? »
RÉPONSE
1o Je n'avais pas d'approbation à demander,parceque cette dépense n'a pas été encourue avec l'argent de. la chapelle.
QUESTION
« {70 Avez-vous consulté votre Evèque avant d'entre- «prendre des voyages coûteux, de cinquante et cinquante «cinq piastres (850. et 855.) à Ottawa et Montréal, comme «vous le dites pour l'avantage des sauvages, afin qu'il « pôût voir s'il y avait véritablement raison à de sembla- « bles frais ? »
« Veuillez donc donner le motif de ces voyages? »
RÉPONSES
lo Ces voyages ont toujours été entrepris avec le consentement de l'Ordinaire, parce que je devais être absent un dimanche de mamission.
20 Ces voyages ont été faits dans le but d’avoir un constable pour maintenir la paix et le bon ordre sur la mission, au milieu des sauvages ; afin d'obtenir 8735.50 du Département des travaux publics, et à Montréal pour collecter différents objets en faveur d’un bazar,
So Votre Eminence voit que je n'ai pas ménagé mes peines pour refaire cette pauvre mission des sauvages à Ristigouche, bien que Sa Grandeur de Rimduski trouve aujourd’hui à redire et à critiquer.
Que la critique est facile, et l’art difficile, a dit un poële !!!
OP
QUESTION
« 180 Veuillez dire encore ce que vous entendez par «entretien de la Chapelle et lavage au montant de soixante «et deux piastres ($62.00) en août 1890. Quel est le détail « de cet entretien ? ”
RÉPONSES
lo Par entretitn de la chapelle. j'entends les services d'un bédeau et d’un sacristain, comme le veut l’Appendice au Rituel (édition 1874 page 148 et les suivantes.)
10 Par lavage, j'entends le linge de la chapelle comme nappes, aubes, lavabos, corporaux, purificatoires, etc, etc.
30 $50.00 ont été payéesannuellement au bédeau M. Honoré Guay, qui remplissait en même temps les fonctions de sacristain [autorisation de l'Evêque 30 janvier 1871.]
4o $12.00, pour le lavage du linge de la chapelle, ne me parait pas une somme exhorbitante.
QUESTION
« 190 Quel était donc le nom de ce bédeau de la Cha- « pelle, son nom ne figure nulle part dans les comptes ? »
RÉPONSE
Le bedeau a pour nom : Honoré Guay.
QUESTION
200 Avez-vous été autorisé à bâtir, grange, hangar, remise, puits, porcherie, clôture de jardin en palissade, etc., etc. ? Veuillez donc montrer la copie du décret vous autorisant à celà? Donnez donc aussi, le montant de chacune de ces constructions en particulier, formant avec le presbytère un montant total de quatre milles
neuf cent quatre-vingt piastres et quarante-un centins, comme vous le dites dans votre livre de comptes ? (Vers la fin, car il n’est pas paginé).
RÉPONSE
1o Votre Eminence connait ce décret, il est daté du 10 août 1886, et signé de la main de Mgr. l'Evèque de Rimouski. (Voir page 341).
20 Par le dit décret, je suis autorisé à construire presbytère, grange et hangard.
30 Quant aux autres petites bâtisses comme porcherie, remise pour les voitures, elles peuvent coûter environ 850.00 au plus.
40 Je n'ai jamais cru, comme je crois encore, qu’il faille un décret épiscopal pour creuser un puits qui est -de première nécessité et qui a coûté 86.00.
50 Je n’ai point tenu un compte séparé du coût de chaque construction, parcequ’elles ont été faites à peu près en même temps et par les mêmes ouvriers. Toutes ces dépenses se trouvent dans mon cahier.
60 D'après un relevé de mes reçus fait par Mgr de Rimouski et transmis à Votre Eminence, il appert que tous les édifices construits par moi à Ristigouche ont coûté $85414.80. IL y a encore ajouter à cette somme 888,91 pour différents petits montants payés et pour lesquels je n'ai point retiré de reçus et qui se trouvent dans les comptes.
Ce serait un total de... sipers $5503.71 JA TOR ccosreser ornidtne 2200.00
Balance à moi due... .......… 3303.71 Cependant je ne réclame que... dattes 2500.00
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Il y a donc $803.71 dont je suis prêt à faire présent à qui de droit. Avec cette somme j'ai suffisamment de la marge pour payer puits, porcherie, remise, clôture de jardin, etc., etc.
70 Je trouve fort singulier que Mgr de Rimouski vienne après plus de deux ans faire de telles remarques,lui qui à eu mon cahier en mains pendant plus d’une année, d'octobre 1888 à décembre 1889, et avec tous mes reçus pendant plus de deux ans; d'octobre 1888 à janvier 1891. RMS
80 Je trouve Mgr de Rimouski fort difficile, lui qui n’a jämais donné un seul centin pour ces édifices. On dirait que cette argent est sorti de sa bourse !
QUESTION
210 Comment se fait-il que tous les moyens dont vous vous êtes servis pour collecter, tels que bazars, bénédiction de cloches, piques-niques, danses payantes, quêtes sur les moulins, quêtes sur les chemins de fer, pèlérinages, etc., n'aient rapporté presque aucun bénéfice et n'aient servi qu'à couvrir presque les dépenses occasionnées par ces divers moyens de collectes ?
REPONSES
1o Mgr de Rimouski ne peut être sérieux dans cette remarque, parcequ’il sait que les sauvages donnent à peu près rien dans ces circonstances et il faut tout payer à prix d'argent.
oo Ces différents moyens de collecte ont donné toutes dépenses payées : $87107.70 comme il appert par mon livre de comptes. Je trouve ce résultat fort joli quoique Mgr de Rimouski soit d'opinion contraire.
: 30 Sur cette somme j'ai fourni de mes propres deniers $578.39.
. 40 d’affirme de nouveau que je n’ai jamais autorisé
de danses payantes, parceque j'ai toujours été contre toutes danses payantes ou non payantes.
50 Si Mgr de Rimouski croit qu'il est si facile de
réaliser de gros montants, pourquoi mon prédécesseur n'at-il pas commencé à collecter pour les réparations des édifices religieux qui étaient tout en ruines à mon arrivée ici ? S'il est si facile de collecter, pourquoi mon successeur ne le fait-il pas pour me payer ce qui m'est dû sur le presbytère etses dependences ? Si la collection est chose si facile, pourquoi donc Mgr de Rimouski n’at-il pas eu recours à ce moyen,pour la construction d’une sacristie à sa cathédrale dont le besoin se fait si vivement sentir depuis longtemps.
6o Je comprends que Mgr de Rimouski veut critiquer coûte que coûte, voilà tout et ses questions en sont une preuve évidente.
QUESTION
220 Vous dites à votre livre de comptes, au chapitre (bazar et bénédiction de cloches) que leurs revenus total est de $1,302.54, et que la dépense encourue en ces circonstances est de 8582.41, laissant une balance au profit de $720.13, prix des trois cloches. Cependant j'ai constaté par preuves authentiques que le revenu de ces deux œuvres est de $1,836.00, et gardant les mêmes dépenses, ce qui ferait une différence au profit de 8533.40.
Veuillez donc expliquer le tout bien clairement et dire ce que sont devenus ces cinq cent trente-trois piastres et quarante-six centins?
RÉPONSES 1o J’affirme que le dit bazar et la dite bénédiction de cloches ont donné $1302.54.
20 Si Mgr de Rimouski a des preuves authentiques en mains, comme il le dit, qu’il les montre. (1)
(1) Sa Grandeur de St-Germain n'a jamais montré ses preuves authentiques.
30 Je ppelle avoir dit que ce bazar et cette bénédictio: oches me rapporteraient au moins 81,200.
toutes dé...3es payées, parceque dans le temps je m'étais adressé au Gouvernement-Fédéral afin d'obtenir, si je me rappelle bien $500,0, et je croyais qu’il nous accorderait cette somme pour nous aider à la construction d'un elocher.
4o Dans le temps,j'étais aussi en pourparlers avec le Gouvernement-Provincial pour vendre de vieux manuscrits en langue sauvage, de l'abbé Maillard. Je demandais $200.00 que je comptais aussi avec le revenu du bazar et de la dite bénédiction des cloches. J'ai eu ces deux cents piastres, mais deux ans plus tard.
J'ai eu aussi ces cinq cents piastres du Gouvernement de Québec, par l'entremise généreuse de l'Honorable Premier M. Mercier pour la construction du clocher de notre église en 1890. :
__ So Ces différentes sommes sont entrés dars mon cähier de comptes sous le titre : “ Construction d’un
olocher.” 1 QUESTION
230 Comment se fait-il que presque tous vos reçus sont faits et signés de votre main et quelques fois par des témoins qui ne savent pas signer ?
RÉPONSES
49 Si plusieurs reçus ont été ecrits de ma main, c’est que plusieurs personnes ne sachant écrire ne pouvaient les faire. D'autres me demandaient à l'écrire pour elles et le signaient ensuite. Cette manière de faire les reçus est parfaitement légale.
20 Tous les reçus, au nombre de 367, à l'exception de deux, sont tous signés par qui de droit, ou par un témoin lorsque les personnes ne savaient pas signer. Pour constater que je dis la vérité, il ne s’agit que de voir: les dits reçus.