SUR LES DBPOTS LB LONG BU DONETZ. %^S
des gîtes particuliers, savoir, du calcaire caveriieux et drusi* que, de Targile schisteuse ferrugineuse, du schiste piriteux et marneux , sous forme de petits bancs , du quarz en nids et petits filons , du charbon de terre et du fer hydraté et oxidé. Dans les couches de grès bigarré se rencontrent souvent des arbres pétrifiés sous la forme de gros troncs. Les schistes argileux présentent quelquefois des impressions de plantes , et le calcaire que nous appelons Zechslein renferme des fossiles , tels que des Ammonites , des Coraux , des Buccin iiites , etc. Non loin des villages de Zaitzov et de Nikitovka, on trouve en très grande quantité des Giyphites (i).
Du milieu du dépôt principal, ressortent et s'étendent de tous côtés des crêtes séparées ou des branches de monta* gnes. Les plus importantes suivent le cours des rivières , qui les séparent évidemment; de cette manière, on peut distinguer différentes branches , savoir : celles le long du Bakmout , du Lougan, du Biela , de TOlkhova^ du Lougantchik, du Ka« menka, de la rive droite du Donetz, du Nagolnaia, du Mious et du Krinka,
Les montagnes du Bakmout occupent la portion nord*ouest du district montueux du Donelz, s*étendant surtout depuis la rivière de Bakmout vers Test. Dans cette direction , elles occupent une étendue de 25 werstes , et du sud au nord, environ do werstes en droite ligne. Entourés de tous les CQtés par des hauteurs d'une constitution particulière, cette braur che se présente sous la forme d*une île qui est coupée dans diverses directions par de petites rivières , ou des ruisseaux qui coulent dans le Bakmout , et par une multitude de ravins et de gorges. Il en résulte qu'elle semble composé^ d'un grand nombre de montagnes séparées^ qui, semblables A de» rayons , ont leur direction générale vers la rivière de Biakmout , où se trouve la formation dominante. Un autre caractère distinctif de cette branche e^t la multitude des crevasses et des enfoncemens qui, au premier coup d'œil, fixent l'attention. Malgré la puissance du calcaire récent qui cache les for*
■(i) Les fossiles cités par l'auteur, sembleraient indiquer plnldtle lias que le Mchstein.
^46 APERÇU GEOGNOSTIQtTE
mations plus anciennes , ce phénomène semble indiquer h présence du gypse. En effet , ce minéral s'étend dans toute la branche montueuse du Bakmout , sous la forme de bancs ëpais, qui, dans certains endroits, augmentent tellement qu'ils forment avec les masses du Zechstein des montagnes entières.
Ainsi, on peut dire que ces dernières roches sont deux membres essentiels des formations de ce pays, mais il est difficile de décider laquelle des deux domine, et laquelle est subordonnée.
Dans les lieux qui ne présentent pas de bouleversemens particuliers , le gypse paraît toujours sur le calcaire compacte ou Zechstein , et lui-même se trouve couvert par du calcaire moderne, ou rarement par du grès de la même époque. En y ajoutant les couches accidentelles , savoir l'argile schisteuse et le schiste marneux, entre le gypse et le calcaire moderne , l'on aura la série complète des formations de la branche de Bakmout, qui est entouré presque de tous les côtés par la zone du grès bigarré.
Ces couches ont une direction générale du sud-ouest au nordest, et sont très peu inclinées par rapport à l'horizon. Mais dans les montagnes portant ces caractères de boulererseiAens, comme, par exemple, près de la ville de Bakmout, où se trouvent des carrières d'albâtre , cet ordre est interrompu. Les couches s'approchent de la verticale; le gypse se cache quelquefois sous du calcaire compacte , et ces bancs s'entremêlent de telle manière qu'on peut difficilement trouver leur ordre de superposition. En général, dans les montagnes du Bâkmout domine donc la formation du calcaire secondaire <;ompiicte ou Zechstein,
Il est certîiin que le gypse est accompagné de sel gemme , et que les sources salées appartiennent à la formation décrite. Au reste , cette dernière est sujette à des changemens par Son voisinage de la région du grès bigarré , surtout près de ses* limites méridionales. Dans ce lieu se montre rarement le calcaire du Zechstein, et sa place est occupée par le grès bigarré avec ses argiles schisteuses subordonnées , sur lesquelles reposent lesjpancs d'un gypse qui, moifis eottipacta,
!^ StlR LES DÉPÔTS LE LONG DtT BONETZ. t4^
■^ ircnu, et souvent fibreux. Plus loin, le gypse se cache §ouS • ît calcaire moderne, Vargile endurcie et le schiste niarneui , ^i contient quelquefois du calcaire fétide. Cette formation particulière , sans doute beaucoup plus nouvelle que la pré* <^ente, se montre surtout au sud du village de Pokrovsk. C'est dans ces lieux qu'on doit rechercher le sel gemme , car ils présentent les caractères les plus propres à la formation salifère.
Le gypse étant contraire à Texistence des coquillages, n'en recèle aucune; mais dans les couches calcaires voisines , principalement dans les dernières roches > il y a des Ammo* nites, et encore plus souvent des Entroques, La branche du Bakmout n'offre point de minéraux utiles , si ce n'est le sel gemme et l'albâtre.
La branche du Lougan s'étend de la crête principale veri l'est, accompagnant la rivière de Lougan jusqu'au lieu même où, changeant sa première direction, elle tourne au sud, presque parallèlement au Donetz. Ici elle se trouve inter* rompue par les montagnes de la rive droite du Donetz» La branche de Lougan , dans sa direction principale , c'està-dire de l'ouest à Test, a en ligne droite 45 werstes de longueur et en largeur, c'est-à-dire du nord au sud 2 5 werstes , comprenant dans cette étendue ses ramifications , dont 1^8 plus remarquables forment les rives des petits ruisseaux qui coulent dans le Donetz, savoir celles du Kamicheva gauche , et du Ramichevakha droit, celles du Lozova et du Sanja« rovka. Cette branche offre des montagnes assez régulières et peu élevées , renfermant les deux formations du grès ancien secondaire et du grès bigarré 5 mais la' première de ces deux formations y est beaucoup plus étendue que dans la chatâe principale et dans d'autres branches. A cau^è dé cela, elle ne présente pas une aussi grande abondanée de gîtes de houille. Les mines de fèr lui sont plus proptes ; le grès bigarré forme dans cette branche d'énormes assises , plutât horizontales, et d'une épaisseur qui va jusqu'à 20 sagènes, et il occupe assez souvent un espace de 10 werstes. Quant à àa nature minéràlogique , il présente ici différentes textUréSj quelquefois; il e^ ïoj^iîïë de*gtos graltis de^aï*z' et dé ly-
>bjet l^ plus L
■ {8 AFBnÇU GÉOGHOSTIQUB
dïenne aggréges par uii ciment argileux, de manière à coiisti< tuer une espèce de poudingue ou d'agglomérat ; quelquefois, 1il est pénétré d'oxide de fer, et en est coloré; quelquefoii lles parties qui le composent sont si serrées et si fines qu'elli forment presque une niasse homogène. Sous cette forme, il est employé comme pierre à aiguiser, ce qui est un objet d'industrie. Le grès de celte dernière espèce se trouve pli particulièrement dans la partie occidentale de la branche, On y rencontre aussi souvent des bois pétrifiés. Au coutraire, dans rextrémlté orientale de la branche, près du ctlcairs moderne, on remarque fréquemment des agglomérats et dei grès de l'ancienne formation houillère.
La brandie duBiela accompagne la rivière de ce nom,depuii son origine jusqu'au village de Eicla, qui en est éloigné de 4o werstes en droite ligne. La direction générale de cette branche est du sud-ouest aunord-est. DanS^in seul endroit, entrelesvUlages de Michailovka et d'Isakovka, elle fait un coude en soi* Tant le cours de la rivière au nord. Ses ramifications prinàpales courent du nord au sud , occupant les bords du ruisseau d'Outka , et des ravins lutchikov, Totzilnaï et Kamitevatdi La branche suivante de lOlkhova, depuis l'origine de cettfl rivière, ou depuis le village d'Ivûuovka tourne au nord,jusqu'à Martinovka; mais depuis ce village elle prend sa direction principale au nord-est ; elle reste dans cette direction jusqu'il son extrémité ou jusqu'au village de Gcorgievka. De cette manière, elle occupe en ligne droite environ 35 werstes. au sud, elle s'éloigne de la masse principale, sous la forme d'une branche particulière , accompagnant la livière du Lougantchik , depuis le village de Petropavlovka jusqu'à Tcherkovna pendant 5o werstes. Sa direction générale est aussi du sud-ouest au nord-est.
Ces trois branches ont entre elles une grande resseni- Uance, autant par leurs formes extérieures que parleur constitution intérieure. Les montagnes qui les forment sont plus élevées que celles du Lougan, et présentent assez souvent des escarpemens de 5o sagènes, au-dessus du niveau des rivières. Ces murailles se remarquent surtout le long du lit de cet d^pùèrËSt^t lorsqu'elles se trouvent sur les deux riv4|^A
SUR liSS DBPOTS LB LOX6 OU BONETZ. ^49
mnble qu en les rapprochant, on en pourrait former un leul tout. Les escarpemens se présentent de loin, comme s'ils étaient entassés lun sur lautre.
Les trois branches mentionnées sunissent entre elles par Le moyen de leurs ramifications ; et en général , elles se présentent comme un groupe séparé de montagnes divisé par les rivières de Biela, d'01kho\a et de Lougantchik, presque en égales portions , et adossé d'un côté contre la masse principale, et de Tautre contre les montagnes de la rive droite du Donetz.
Le grès ancien est le dépôt dominant de ces branches. Il se trouve entre le calcaire compacte et le ^rès bigarré , qui raxement forme des saillies sur la surface du sol. Quelquefois fies roches présentent des pierres à aiguiser, ou des meules dune très bonne qualité. Le grès moderne se rencontre aussi dans les branches mentionnées, occupant les couches supérieures , et couvert par le calcaire siUceux ou l'argile mar- Deuse. Mais très souvent la roche la plus étendue de ces formations est le schiste argileux, qui se trouve ainsi dans tontes sortes d'états, en commençant parle grès intermédiaire jusqu'au schiste talqueux, marneux et inflammable. En outre, le schiste offre aussi du quarz en nids et petits lits^ du spath calcaire et de la sélénite. Le minerai de fer est propre à ces montagnes; il est renfermé surtout dans la formation du grès bigarré. Mais ce qui caractérise le plus ces hauteurs, c'est la houille dissémi« née dans toute la formation du grès ancien , qu'on peut appeler avec raison grès houiller. Ces montagnes renferment de grands dépôts de ce combustible. Dans le grès bigarré et le grès moderne , on rencontre des portions d'arbres pétrifiés ; dans les schistes argileux des impressions déplantes, et dans les bancs calcaires des Ammonites, des Bélemnites, des Buccinites et d'autres coquillages fossiles.
La branche du Kamenka occupe les bords de la rivière Kamenka, depuis sa source jusqu'au Donetz avec une direction générale de l'ouest à l'est; elle continue de cette manière environ pendant 65 werstes. Cette branche présente ui^e grande ressemblance avec les précédentes , tant par la forme 46 9^5 mpptagn^ , et par 1 étendue de s^s couches, que par
a5o APERÇU GEOGNOSTIQtlB
leurs inclinaisons. Elle renferme seulement une plus grande quantité de montagnes isolées, qui sont séparées pas des vallons longitudinaux, et parallèles au cours de la rivière, et qui sont coupées transversalement par des gorges et des ravins. Les escarpemens des montagnes portent les traces de grands bouleversemens.
Quant à la constitution intérieure de la branche du Kamenka , elle présente, sous ce rapport, quelques exceptions. Ainsi, si la formation du grès ancien y domine cependant près des villages de Kamenka et Rebrikova, c'est-à-dire dans le voisinage des montagnes de la rivière de Nagolnaia , ce dépôt est remplacé presque complètement par la formation du schiste intermédiaire. Les couches de ce dernier sont cou Tertes de grès un peu micacé. Le quarz , et même le cristal de roche se trouvent en abondance dans ces masses. Le miserai de fer s*y rencontre le plus souvent sous la forme de Cailloux roulés, et la houille en bancs.
La chaîne principale des montagnes calcaires , courant du nord-ouest au sud- est sur la rive droite du Donetz , conpe par son côté oriental toutes les branches susdites. Commençant près du village de Rriva-Louka, près des limites du gouvernement de Slobodsko-Oukrainsk , elle occupe en longueur, en droite ligne, environ i4o werstes jusqu'au débouché de la rivière de Kamenka , dans la division militaire du Mious. Des deux côtés, elle se termine par des montagnes de craie. La plus grande largeur de cette branche, entre les villages Krestôva et Georgeivka est de 5o werstes ; mais dans d autres endroits elle n a pas plus de 20 werstes. Dans cette direction , ses limites renferment les embouchures de toutes les rivières qui coulent de la branche principale dans le Donetz.
Les montagnes de cette zone atteignent leur plus grande hauteur le long de cette rivière , s'élevant assez souvent à 60 sagènes au-dessus de son niveau. Plus loin , vers les limites des branches voisines , elles s'affaissent fort sensiblement , et ne forment plus que des collines.
Leur composition intérieure est très uniforme j on n'y rencontre dans toutes les directions que des oouches hori-
SUR LES DÉPOTS LE LONG DU DONETZ. S5l
'^^k>Btales d'une épaisseur au moins de lo sagcnes, composées «e calcaire et couvertes par du calcaire siliceux, ou par l'ar* H^Ie marneuse. La base du dépôt est formée par le grès moyen, A cause du gisement concordant , on doit incontestablement le placer dans le calcaire secondaire. Mais à quelle formation appartient-il spécialement ?
Ce calcaire a en grande partie une teinte blanche, jaunâtre
ou grisâtre , une cassure compacte , quelquefois conchoîde ,
mais toujours terne ; il est peu schisteux, il s'endurcit à l'air,
il contient du silex, et il offre des pétrifications telles que
des Chames , des Térébratules , des Ammonites , et surtout des
Entroques. On ne peut pas proprement l'appeler calcaire coie
" quiilier récent ou tertiaire , cair cette dernière espèce de roche
fce trouve en abondance près du débouché du Don et du
Mious, et sur les bords de la mer d'Azow, où il couvre notre
calcaire. Par cette raison nous le classerons dans le calcaire
secondaire moyen ou la formation oolitique, dépôt qui abonde
- dans le nord-est de la France et en Angleterre. C'est le terrain
le plus récent des montagnes du Donetz. Sur les limites de
ce dépôt, c'est-à-dire sur la rive gauche du Donetz , on ren •
contre des alluvions d'une très grande étendue.
Cette uniformité dans la constitution géologique de la branche du Donetz est interrompue dans deux endroits , savoir, près de son extrémité septentrionale à Lisitchia- Balka, et au sud près du débouché du Kamenka. Ici des formations différentes entrent dans la zone calcaire sous la forme de deux promontoires , dont l'un est à environ cinq werstes du Donetz , et l'autre cinq werstes plus loin à Touest. Dans ces lieux, entre les couches du calcaire horizontal, on voit quelquefois le grès moyen , auquel succède la véritable formation du calcaire secondaire ancien ; enfin se montre le grès ancien avec les couches d'argile schisteuse et de houille. L'alternance remarquable de ces deux dernières roches , près de Lisitschia-fialka , se répète jusqu'à sept fois, depuis un des^bancs houillers jusqu'à l'autre , et ce calcaire secondaire compacte, ici en abondance, se trouve jusque idàns les plus grandes profondeurs où l'on soit parvenu. Gela taons détermine à assigner aux riches couches houitlères
^52 APERÇU GÉOGNOSTIQUE
de Lisitschia-Balka leur place dans les grès de la formatiosj calcaire*
11 nous manque des données suffisantes pour définir avec exactitude ^a composition de ces montagnes près Tembottchure du Kamenka, On ne doit pas négliger dç remarquer que leurs formations sortent des limites générales de la chaîna du Donetz , car sur la rive gauche du Donetz , près du bourg de Gondourovska , se trouvent aussi des couches de houilles; c'est un exemple unique dans toute la chaîne.
La branche du M tous , partant de la chaîne principale, entre Tchernouchina et Goroditche, accompagne les bords du Mious en droite ligne , environ pendant 80 werstes : sa direction générale est du nord au sud. Près du village de Golodaev, elle se termine par des montagnes de calcaire ter* tiaire. Au moyen de ses ramification^ occidentales , cette branche se réunit avec la principale , et par ses ramifications orientales , elle touche à la branche de Krinka ; de cette manière sa largeur est de 1 5 à 20 werstes.
Les montagnes de cette branche, qui couvrent la rive droite du Mious, sont en grande partie peu élevées, et d une forme assez régulière ; celles au contraire de la rive gauche , ea commençant de l'embouchure du Mioutschik jusqu'au Nagolnaia, sont beaucoup plus hautes, et plus escarpées et moins régulières. Supérieurement et inférieurement la rive gauche a presque le même sol que la rive opposée : il est remarquable que cette étendue, comme nous le verrons plus bas, se ài^ tingue par une composition intérieure particulière. Les plus hautes montagnes de la branche du Mious, près de Novopavlovka, s'élèvent à 65 toises au-dessus de la rivière.
La branche du Nagolnaia accompagne la rivière Nagolnaia qui sort de l'extrémitéxméridionale de la principale chaîne, court de l'ouest à Test , et tombe dans le Mious au village de Dmitrievka. Dans ce dernier lieu cette branche vient en contact avec celle du Mious. Le versant nord, depuis son origine jusqu'au village de Nagolnaia, présente des montagnes escarpées et élevées j plus loin , près de Bobrikova , il conserve encore quelque temps cette forme; mais dans ses extrémités jusqu'à Dmitrievka j il est formé plutôt de collines aplatie
SUR LES DÉPÔTS Lfi LOlYG DV BONBTZ. s5S
semblables à celles qui couvrent tout le versant Sud de la branche ou la rive gauche de la rivière.
La branche du Nagolnaia a 4o werstes en longueur; elle se montre coupée par beaucoup de cavités et de gorges, courant Soutes du nord au sud, et séparées par le cours de la rivière j mais elle ne montre aucune ressemblance avec les hauteurs As bords opposés de la rive gauche. Il semblerait donc que le versant septentrional est composé d'un amas de montagnes bolées, tandis qu*au sud il y a une chaîne continue. La Iranche du Nagolnaia est aussi très analogue à celle du Mious ; les roches mentionnées sur la rive gauche du Mious se montrent sur la droite du Nagolnaia , et vice versa.
Ces masses minérales, dans les deux branches, s'étendent presque parallèlement à la direction des montagnes. Dans ^elques lieux, comme, par exemple , près de Novopavlovka dans la branche du Mious, et près du village Nagolnaia dans la l)ranche de Nagolnaia , elles ont une inclinaison de 70 à 8o*, Mais comment ces couches ont-elles pris cette position ? On De peut admettre que ces masses, non encore endurcies , aient pu prendre une telle forme ; il est bien plus probable que , comme les autres couches , elles ont eu d'abord la position horizontale, ou, pour mieux dire, elles se sont moulées sur le fond qu'elles ont recouvert. Dans la suite , quand elles se sont tassées par quelque cause que ce soit , elles ont pu gUsser sur des plans inclinés et prendre leur forme actuelle. Il est naturel que pendant cette opération les niasses les moins Tesistantes ont dû éprouver des ruptures ; ce qui s'observe €n effet dans les couches argileuses dont les bancs dans ces endroits se trouvent fendillés , et comme composés de petites plaquettes. Enfin l'extérieur de ces montagnes , et de plusieurs îranches qui en dérivent , prouve qu'il y a eu là de grands houleversemens , auxquels a participé toute la masse des loches.
Revenant à la constitution intérieure des chaînes mentionnées , je dois dire que dans le versant occidental de la chaîné du Mious el le versant sud de la branche de Nagolnaia , se montrent les deux formations les plus ordinaires dans la[ diaîne du Donetz, savoir, le grès intermédiaire et surtout le
t64 APERÇU GÉOGNOSTXQfnH
grès ancien : sous ces rapports ces branches ne préseiitiiB^ rien de particulier. Mais dans le versant oriental de la cl du Mious, entre les débouchés du Mioustchik et duNagobsa et toute la branche méridionale duNagolnaia , la constitotioil ^^ est tout à-fait différente de celle de toutes les formations dip la chaîne du Donetz. Cette composition particulière s'étcat en outre un peu vers le nord, comprenant aussi les misMll' principales des hauteurs de Rovenetsk, et leurs ramiScK tions qui suivent les bords des rivières Medvegia et du Doljik j)e cette manière cette association de roche9 occupe jaupll im millier de werstes carrés.
Dans cette étendue , le grès ancien passe à la grauwadS) et le schiste argileux se change en schiste intermédiaire, en grande partie gris de fumée , et formé de couches asta épaisses mêlées de lamelles de mica , ce qui le distingue in schiste argileux ordinaire. Cette dernière formation do* mine dans ces lieux^ et les autres roches ny sont qu'ei masses subordonnées.
La disposition de lalteinance des dépôts qui composeï ces montagnes est la suivante : après le grès ancien vienne au dessous les couches de grauwacke , qui ne s'en distingue pas beaucoup ; plus loin vient la phyllade intermédiaire i grands bancs , enclavant dans quelques assises des petits l de calcaire intermédiaire, de grauwacke et d aggrégatschistet Dans toutes les directions, on remarque dans ces roches d petits filons, des petits lits et des nids, de quarz compact et de schiste talqueux contenant toujours des minéraux. Da ces dépôts, comme dans ceux qui en font encore partie da ce pays , on observe quelquefois du grunstcin en amas et filons, et de l'ampelite graphique en lits minces. Enfin da les ravins et les vallées profondes, il y a çà et là des caillo de feldspath compacte et de dioilte, dont le véritable gii ment n'est pas encore bien connu.
Les métaux qu'on y trouve sont du fer oxidé et du : oxidé hydraté, en assez grandes couches entre les grès ancic et les grauwackes, de la galène, du zinc sulfuré, du cui^ carbonate, et de la pyrite cuivreuse dans des filons quarze ou talqueux. Ainsi la formation du schiste intermédiaire
STTR LES DEPOTS LB LONG DH DOXET«. s55.
Brantdes minéraux est la plus remarquable de toutes celles de La chaîne du Donetz. On n'y a fait des recherches qu autour du village de Nagolnaia ; dans les autres lieux, on n y a encore fait aue des observations géognostiques,
La branche du Krinka part de la chaîne principale, et mit le cours de la rivière Krinka vers le sud pendant environ jS v^erstes, presque parallèlement à la branche du Mious^ Byec laquelle elle se réunit par ces branches moyennes , constituant les bord$ des petits ruisseaux d'Olkhova et Saours- ^ianoyka. Par la forme extérieure des montagnes , par la si- - Cuation des dépôts et par la constitution intérieure^ cette Iranche ressemble parfaitement à la chaîne principale : on y "voit dominer les deux formations du grès moyen et du grès ancien, mais surtout le dernier. Le minerai de fer et la houille iy rencontrent; des couches de ce combustible ont été découvertes près du village de Troitzk, Au reste , cette branche <St beaucoup moins explorée que toutes les autres.
Jetons à présent un dernier regard sur la constitution de la chaîne du Donetz , et formons une coupe entière des dépots décrits (i). Après toutes les données sur ces formations, nous voyons que la base générale de toute cette chaîne est composée de formations intermédiaires de schiste et de grauwacke. D'après les observations faites jusqu'ici , ces couches s'élèvent dans la partie méridionale en forme de coupole, et s'inclinent de là fortement dans diverses directions. Sur les côtes de cette espèce de dos d'une sont tous les dépôts secondaires, depuis le grès ancien jusqu'au calcaire moderne. Dans ce cas on observe la règle générale, que plus les montagnes sont escarpées, plus leurs dépôts sont anciens, et plus les couches s'approchent de la situation verticale.
Ces dépôts ont été étudiés depuis 1827, époque à laquelle on y trouva la formation intermédiaire. Très probablement des recherches ultérieures conduiront à la découverte que ceil terrains reposent eux-mêmes sur des formations anciennes jjgri^iaires ; ce soupçon est fortifié parce qu'à peu de distance de la chaîne du Donetz, entre les rivières de Kalmious et
(i) Voyez pi. 3 , fig[. 1 et 3.
S58 APERÇtT G^OGKOSTIQUB
Kaltchik, Ton connaît les dépôts primaires, savoir, du gra* nife, du schiste argileux, du gneis, du feldspath et du quan.
Ensuite toute la chaîne du Donetz peut être prise pour un embranchement des Carpathes de Moldavie et de Valachie, avec lesquels elle s'unirait au moyen d*une série de montagnes primaires, rompue ou même détruite dans quelques lieux, mais occupant une étendue remarquable entre les rivières du Dniester^ du Bug^ de Tlngoul, du Dnieper et du Kalmioos.
Telle est l'esquisse générale de cette contrée, digne sous tous les rapports d'être décrite complètement. Dans notre siècle les sciences étant d'autant plus estimées que leurs applications offrent d'avantages , nous allons montrer mainte- ' nant l'utilité que l'industrie peut tirer des gîtes de minerais dans cette chaîne. Jusqu'ici on y a découvert de la houille, du minerai de fer et du plomb ^ avec du zinc et quelquefois du cuivre, du sel marin, de l'albâtre, du schiste graplûque, des ardoises, des pierres à aiguiser ou à faire des meules, et des matériaux de bâtisse. Nous nous efforcerons d'indiquer l'importance de chacun de ces objets , en commençant par celui qui occupe le plus d'étendue, savoir, la houille. Ses gîsemens, dans la chaîne du Donetz, sont accompagnés d'ac* cidens remarquables.
1® Elle paraît principalement dans la formation du grès ancien, excepté dans une localité qui appartient au calcaire. Dans le. grès moyen, elle ne forme que de très petites couches courtes. Au reste, ces gîtes indiquent ordinai^ment qu'à de plus grandes profondeurs on rencontrera aussi des couches plus continues.
2** La houille trouvée dans la formation du grès ancien est généralement grasse, bitumineuse, s'enflamme promptement, s'agglutine en brûlant, et donne un coke de bonne qualité et propre à tous les usages.
5° La houille de la formation calcaire , quoique aussi grasse et bitumineuse , ne s'agglutine pas en brûlant , et contient généralement beaucoup de pyrites, ce qui la rend moins propre aux usages techniques.
4® Le combustible au milieu de la partie du grès ancien qui passe à la grauwacke est ordinairement maigre, contient
SUR LES DÉPÔTS IS LONÔ DU DONETS. l5^
beaucoup de carbone , ni<iis peu de parties bitumineuses , brflle difficilement^ et n*est presque pas propre à Tusage^ Dans quelques endroits , savoir à Karchina, Nagolnaia et Bobrikoya ^ il a un éclat presque métallique , et passe à Tanthracite.
5** Dans la chaîne du Donetz , la houille forme des bancs d*une épaisseur de 6 pouces jusqu*à 7 pieds; ils sont très ra* rement horizontaux ^ mais en grande partie verticaux. Dans ce dernier ras , ils se montrent ordinairement plus riches à une plus grande profondeur, ce qui confirme Topinion que la houille s*est formée au milieu de masses molles qui se seront réunies en glissant sur les pentes inclinées du sol*
6* Les schistes argileux sont toujours accompagnés de bancs houillers. Plus les couches argileuses approchent de la houille , plus elles prennent une teinte foncée, et elles renferment alors des impressions de plantes , ce qui est le meilleur indice pour la recherche de la houille. Au reste , il arrive aussi très rarement, que le toit de quelques bancs houillers est formé de calcaire ou de grès, au lieu d'argile schisteuse.
Quoique la chaîne du Donetz n'ait encore été que peu explorée, cependant on y a fait jusqu'ici, pour de la houille, vingt-trois fouilles , qui se trouvent principalement dans les districts deBakmout et de Slavianoserbskoi, du gouvernement d'Ekaterinoslavsk , et en partie dans la contrée du Mious , dans le district militaire des Cosaques du Don. Certainement «< ces fouilles ne présentent pas la même valeur, tant relativement à la qualité de la houille qu'à la continuité des gîtes»
Au reste, ayant égard au nombre de ces fouilles, et également à la qualité de celles qui déjà sont suffisamment connues , on ne peut nier que la chaîne du Donetz ne présente un des plus riches dépôts de houille ; mais cette richesse préparée par la nature bienfaisante, pour un pays sans bois, est encore fort peu employée; elle reste enfouie pour subvenir plus tard aux besoins des parties les plus éloignées de la Russie»
Depuis très long- temps l'exploitation de la houille de ce pays s'est faite pour l'usine de Lougansk. A présent quelques mis des propriétaires , et même des paysans de la coiuromie 9 commencent à s'occuper de ces recherches.
a58 APSRÇIT GlÉOGNOSTIQTTti
Malheureusemeni ce combustible n'est pââ eticore dun usage général ; et beaucoup de gens lui préfèrent jusqu'à présent les mauvais combustibles de la contrée , tels que le bourtan , espèce de plante ligneuse , le fumier desséché , etc.
Parmi les gîtes de la houille découverts jusqu'à présent dans la chaîne du Donetz, les plus importans sont les suivans : savoir; ceux de Zajtsov, de Bieliansk^ d'Ouspiensk et | de Lougantchik.
Le gisement de Lisitchinska se trouve sur le bord droit de la rivière du Donetz, à 85 werstes de l'usine de Lougan, et à 4o de la ville de district de Bakmout. Plusieurs personnes assurent que ce gîte était déjà connu sous Pierre-le-Grand; d'autres placent cette découverte dans le temps du séjour dans le pays d'un régiment de hussards. D'après les actes, il est évident que , cinq ans avant le relevé de ces lieux par Gascoine, il avait été fait près de Lisitche-Balka , sous Imspection de Tofficier des mines Abramof des recherches pour la flotte de la mer Noire. L'ordonnance pour l'exécution des véritables travaux sous Gascoine date de i jgS. Le gîte de Lisitchinska consiste en sept couches de houille propres à l'exploitation , et en un grand nombre de petits lits. Ces couches se trouvent surtout près de Lisitche-Balka, où elles ressortent par leurs têtes; elles sont presque parallèles les unes aux autres , excepté la première et la septième, La direction générale est du sud-ouest-sud au nord-est-nord; elles occupent une étendue horizontale de 1 4o sagènes, en décrivant à A 90 sagènes avant d'arriver au lit du Donètz certaines ôndulation;5 conformes à la direction des couches de la contrée. Mais plus loin du dépôt , tous les principaux bancs de Lisitchinska fléchissent brusquement vers la verticale, décrivant Un coude qui ressemble à un cône tronqué , tourné vers le bas; ensuite, elles reprennent leur position première. Ce phénomène curieux est représenté sur le plan (1) qui offre entre autres la coupe de la troisième couche. L'inclinaison générale des couches est du nord-ouest au sud- est sous un angle d'un 1 7** et demi.
^ (i) Voyez pi. 3, ûg, 4»
StTR tES DÉPÔTS LB XONG D0 DONBTX. tSg
Puisque ces couches constituent dans la chaîne du Donetz une formation intéressante pour le mineur, il ne sera pas inutile d'en énumérer les différentes couches. Elles se trouvent dans Tordre suivant :
1* Après la terre végétale, largile ordinaire et des couches épaisses de sable.
a** L'argile schisteuse, de différentes couleurs , de composition grossière.
?• Du calcaire horizontal, de couleur gris clair, qui, près des lits de houille , est compacte , et est exploité avec de la poudre.
4^ Le même calcaire avec des nids de silex corné et des cristaux de spath calcaire.
â* L'argilb schisteuse, de couleur gris de fumée, dont la place est quelquefois occupée par le grès moyen.
6** Du calcaire compacte gris de fumée renfermant des petits cristaux de spath calcaire.
7° Du schiste marneux de différentes couleurs. 8® Le même schiste en couches minces avec des coquilles pétriBées , et couvertes d'une efflorescence pyriteuse. Sous ces bancs viennent les premiers petits lits de houille , qui ont moins d'un pied.
9** Du schiste argileux passant au grès ancien contenant du mica, de l'ocre de fer, et dans quelques lieux des pyrites. 1 o** Du schiste argileux à stratification ondulée avec des impressions de fougères.
A. La première couche de houille puissante de 5 pieds et demi , supérieurement assez compacte , avec des pyrites , et inférieurement feuilletée, fendillée, très pyriteuse, et seulement bonne pour le chauffage. Dans cette couche il y a trois petits filets de talc et de sélénite de i à 4 pouces d'épaisseur.
1 1** Du schiste argileux de couleur gris verdâtre à im* pressions de feuilles de fougères et de tiges de roseaux. 1 2* Du grès du même genre à ciment argileux. i3* De l'argile schisteuse.
i4*^ Du grès à ciment argileux.
li^ Du schiste argileux compacte de couleur gris verdâtre.
•6o APBRÇU GSOGlfOSTIQITB
16* Du calcaire celluleux ancien de couleur gris de fumée avec des cristaux de spath calcaire, et de Tochre ferrugineux.
1 7® Du schiste argileux compacte.
18* Le même schiste gris bleuâtre à petits filets de bouille.
Ces lits séparés contiennent environ s pieds de bouille lamelleuse et très fendillée.
19** Schiste marneux arénacé mêlé de mica , et renfermant de minces filets de gypse.
20* Du schiste argileux ondulé, et de couleur bleuâtre foncé avec des coquilles univalves pétrifiées et des pyrites disséminées.
91* Du calcaire ancien avec des druses de spath calcaire.
32^ Le même calcaire à nids de marne décomposée.
t5* Le schiste argileux en plaquettes de couleur bleuâtre et compacte.
B. La seconde couche de houille , appelée par les Anglais mine, de 3 pieds de puissance, de couleur noir bleuâtre, grasse, assez compacte, renfermant peu de pyrite et propre à divers usages.
24^ Du schiste argileux, luisant, marneux, de couleur bleuâtre et à structure ondulée.
»5* Du grès ancien de couleur gris clair mêlé de mica.
26° Du schiste argileux noirâtrci
«7» Du calcaire très compacte de couleur gris cendré , rarement à cristaux de spath calcaire.
28* Du schiste argileux gris noirâtre et zone.
C. La troisième couche de houille, nommée par les Anglais spUnt, c'est-à-dire compacte, épaisse de 4 pieds 1 pouce, grasse, bitumineuse, et plus compacte que feuilletée, se diyisant en grands morceaux réguliers , et pouvant généralement s'employer très bien à l'état naturel. Au milieu d'elle, il y a du schiste bitumineux , et dans d'autres directions, on trouve des filets de pyrite et de séléuites. Sur ce banc est établi la principale exploitation.
29*» Le schiste argileux gris de fumée avec des nids disséminés de pyrites, et avec des impressions de feuilles d'arbres.
50"^ De l'agglomérat schisteux de couleur gris de cendre
SUR LES DEPOTS LE LONG DIT BONETZ. t6l
et brunâtre , composé de cailloux de grès réunis par un ciment argileux.
5i® Du grès compacte gris clair.
Sa* Du schiste argileux compacte de couleur gris de cendre ou de fumée, renfermant des branches pétriUées, et des tiges de plantes, qui, suivant toute apparence , appartient au genre des roseaux.
/>• La quatrième couche de houille ayant 2 pieds 7 pouces de puissance , bitumineuse , feuilletée , se divise en lits réguliers , et est par cela d'une facile exploitation , et d'un bon emploi dans les opérations techniques.
53^ Du schiste argileux lustré de couleur gris de fumée avec des filets de houille.
34* Du grès compacte de couleur gris verdâtre,
35^ Du schiste argileux lustré , gris bleuâtre avec des impressions de feuilles de fougères , couvertes d'eflflorescences pyriteuses.
36* Du schiste argileux de couleur gris de fumée, contenant supérieurement des petits lits de talc , et dans les bancs inférieurs des impressions de feuilles, et des branches pétrifiées.
E. La cinquième couche de houille, appelée par les Anglais Cherry^ ou Cerise, de 2 pieds 4 pouces d'épaisseur, schisteuse , et en général de la même qualité que la quatrième, de laquelle elle se distingue seulement par sa couleur rougeâtr», d'où lui est venu son nom.
37* Du schiste argileux strié de couleur gris de fumée avec des filets de fer ocreux, des impressions de roseaux, et un Ut de houille qui a 8 pouces à 1 pied d'épaisseur.
38* Du schiste argileux de couleur gris de fumée et rpus^ sâtre, avec des petits lits d*ocre de fer et des iin|pressi|Oas de plantes.
3g* Du calcaire grenu, contenant des coquillages turbines.
40* Du schiste argileux de couleur gris foncé.
41* Du calcaire compacte de couleur gris jaunâtre.
42° Du schiste argileux gris bleuâtre à impressions de tiges de roseaux, dont le vide est rempli de charbon minéral.
F* La sixième couche de houille^ appelée fétide^ de s pieds
a^a APERÇD GÉOGNOSTIQVE
4 pouces de puissance, divisée en minces feuillets, contenant des filets de sélénite et des nids de pyrite disséminée, de manière qu'elle donne en brûlant une odeur désagréable. 43* Du schiste argileux de couleur gris bleuâtre strec des stries de couleur foncée.
44** Du grès compacte brun jaunâtre.
45** Du schiste argileux compacte de diverses couleurs, entre lequel y a des petits lits de schiste marneux et de calcaire compacte.
46* Du calcaire compacte de couleur gris-jaunâtre, fô^ mant le toit du banc de houille.
G. La septième couche de houille, de 7 pieds de puissance, à structure feuilletée, moitié compacte, bitumineuse^ contenant des petits lits de sélénite et de pyrite, et.se distinguant des autres bancs précédens par des failles fréquentes. Au reste, la tête seule en est exploitée; à une plus grande profondeur, elle sera probablement plus compacte et continue à cause de sa grande épaisseur.
47* Du schiste argileux strié de couleur gris de fumée 1 mélangé, par intervalle, de houille; dans la profondeur, il devient plus foncé et plus compacte, et il passe à la pliyllade.
A 5 werstes du gisement précédent, près des hauteurs d'Orlovsk , il a été découvert, en 1 824» «ne couche de bouille qui a environ 3 pieds de puissance ; elle court en partie dans la même direction que celle de Lisitchinka, et plonge du nord-ouest au sud-est, environ sôus iS*. Les couches sous lesquelles elle se trouve sont entièrement semblables à celles qui se remarquent à Lisitche-Balka jusqu a la seconde couche de houille inclusivement, avec lesquelles ce dépôt a surtout une grande ressemblance, tant par son épaisseur que par la qualité de la houille qu'il renferme. Tout cela porte i supposer avec probabilité que la couche d'Orlovsk est la continuation de la seconde de Lisitchinka, et qu a une plus grande profondeur on trouvera problablement les autres couches de ce gisement, qui s'étend du Donetz vers les hauteurs d*Orlovsk , avec les courbures et les plissemens mentionnés. En admettant cela , il s'ensuit que l'étendue des couches a environ 4 werstes en longueur ; d'après Finclinaison , on peut
8VR LCS DÉPÔTS LE LOKC DV DONETZ. s6S
fixer leur puissance en profondeur au moins ai werste, ef( l'épaisseur moyenne de tous ces lits à 27 pieds.
Minerai de plomb» Depuis long-temps les habitans du Tillage de Nagolnaia s*occupent à rassembler des morceaux de galène détachés des montagnes voisines par Teau ; dans 14 temps du dégel de la neige et après de fortes pluies , ils se pourvoient surtout de ce minerai. Ils fondent ordinairement des balles de fusil avec le plomb qu'ils en obtiennent. La pre* mière recherche et découverte de cette galène tombe principalement dans Tannée 1801 , et est due à Tofficier des mine;s^ Ilin y qui est à présent directeur de lusiiie de Lougan, ]^ traversant ces lieux, il aperçut des morceaux de minerai. d^ plomb, il les examina, et arriva enfin à leur gisement. En i8«20, M. Kosin, l'in^jp^cteur supérieur des milles, trouva près de la rivière de Nagolnaia des morceaux de minerai de plomb, et en même temps il découvrit, près du vallon de Kosia-Balka (vallon de la Chèvre) , la position de ce gîte métallifère. En fin ^ en 1827, l'administration envoya dans ce lieu,' pour la recherche du minerai de plomb , une expédition par*: ticulière sous le commandement de Terchin II et de Bem«,
Cette recherche apprit que dans les montagnes de Nar golnaia , où domine la formation du schiste intermédiaire , on iiencontre la galène avec ou sans blende dans du quarz mêlq de talc. Le quarz se trouve rarement en petits filons dans lesquels est disséminée la galène avec de Focre de, fer et dfi plomb, du zinc sulfuré, et quelquefois du cuivre vert et pyriteux. Ces minerais forment eux-mêmes dans le schiste des petits filons qui , dans de plus grandes profondeurs , se divisent en petites branches , ou se réunissent pour former des espèces de nids de galène qui ont quelquefois 6 pouces d'épaisseur. .,
Houille. Le gîte de la houille de Zaitzov.se montre près des terres de la couronne du village de Zaitzov ou de Nif kitoY, à 3o werstes de Bakmout et à 1 10 de Tusine de Lougan. Il consiste eu trois couches ayant 2 un tiers à 4 deux tiers pieds de puissance , inclinant au sud et presque ver^ ticaux. Les bancs, renfermés dans la formation houillère véritable, au milieu des grès anciens et des schistes argileux, ont été découverts; il y a vingt-cinq ans, par les colons de
964 APERÇU GBOGNOSTIQtJE
ZaîtzoY. Sans aucun doute, on trouvera en ce lieu encore d*autres couches de houille, puisqu'on aperçoit beaucoup d'indices favorables. Cette houille est schisteuse, approchant de la houille compacte , très grasse , bitumineuse , contenant peu de pyrites, s'agglutinant en brillant, et donnant une bonne qualité de coke,
te gîte principal de la houille, découvert en 1798, se montre près du village de Bieloe, à 23 werstes de l'usine de liO'ugan. Il consiste en lits houillers de 2 pieds de puissance sur une étendue de 35o sagènes, et inclinant du sud-ouest âu nOrd-est sous 72*. Ils sont au milieu de schistes argileux, du grès ancien, dont la limite est la formation calcaire , comme cela se rencontre souvent. Cette dernière roche forme le mur des lits de houille.
Le combustible du gîte de Bielansk est surtout schisteux, bitumineux, contenant de la sélénite et un peu de pyrites, et généralement convenable pour tous les ouvrages demandant une flamme vive.
Le gîte d'Ouspen, découvert environ en 1800, près du village d'Ouspen, est à 25 werstes de l'usine de Lougan. Il consiste en quatre couches de houille , situées au milieu de schiste argileux et de grès anciens , dont le mur est formé par le calcaire. Leur direction générale est de l'ouest à Test, et l'inclinaison au sud sous 78". La puissance des couches varie de 5 et demi à 3 et demi pieds ; elles contiennent de la houille schisteuse , bitumiqeuse , renfermant assez de pyrites , s'agglutinant en brûlant, et donnant un bon coke. Ces couches de Ouspen n'ont pas été explorées entièrement; leur position connue montre qu'elles doivent s'étendre fort loin, et vraisemblablement constituer un même système civec celles dé» couvertes sur les bords du Bieiaia et du Lougantchik.
Des avantages très importans se présentent dans l'exploitation du gîte de houille découvert sur le Lougantchik. Dans ce lieu on trouva, en 1827, sur le bord de la rivière indiquée et sur une étendue de 5 werstes, neuf lits de houille ayant a et demi à 3 et demi pieds de puissance, presque verticaux, et renfermés dans la véritable formation houillère. Quoiqu'on n'ait pas encore reconnu l'étendue, la puissance
SUR LES DÉPÔTS LE LONG DU DONETZ, s65
entière et le nombre de ces lits, ils promettent, d'après les relevés, une richesse assurée.
La position des couches de Lougantchik offre la plus grande commodité pour l'établissement des galeries et des puits, parce que les lits sont couverts d'un massif peu épais , et répartis sur des montagnes qui , quoique escarpées , sont traversées de ravins. En un mot , il est possible que ce gîte entre en concurrence avec celui de Lystchinska.
11 faut encore signaler les couches de houille découvertes près des villages de Goroditche et Ralinova, et sur les terres des propriétaires des bourgs et des villages de Rrasnoi-Kout, d'Adrianopol, d'Iatchikov, de Pavlovka , de Doljikoi , de Ro- Ycnki , de Troitzkoi , etc.
Minerai de fer. Le minerai de fer, découvert jusqu*ici dans la chaîne du Donetz , présente deux espèces principales , distinguées autant par les caractères minéralogiques que par la position géologique. Dans la première , on trouve surtout du fer argileux, du fer brun, rouge et jaune, ou du fer hydraté. Ces minerais forment souvent des bancs entiers; le plus fréquemment ils sont en petits lits, en nids ou gros rognons, empâtés dans des argiles schisteuses ferrugineuses. Us appartiennent à la formation du grès moyen, et plus rarement au grès ancien. Dans le voisinage des couches houillères, on trouve quelquefois de la marne argiloferrugineuse, associée avec du fer carbonate lithoïde. En général cette dernière espèce de minerai a été reconnue dans les montagnes du Donetz en même temps que la houille.
La seconde espèce de minerai de fer consiste en fer brun rouge, passant quelquefois à l'hématite rouge, et en partie au fer jaune : il forme des bancs et quelquefois des filons. Ce minerai est accompagné d'argile ferrugineuse et de talc. Il appartient à la formation du phyllade intermédiaire.
Les principaux gîtes de minerais de fer de la chaîne du Donetz se trouvent près des villages de Goroditche , de Petropavlovka, de Bieloe, de Nagolnaia et de Doljik.
A 3 werstes du bourg de Goroditche (à 60 werstes de l'usine de Lougansk) , s'élèvent deux grandes montagnes qui le détachent de la chaîne principale, et sont séparées de cette
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dernière, aussi bien qu* entre elles, par la rivière de Beila, la gorge de Gorodno , et les ravins de Kroutoi et de Pachatnol Les parties basses de ces montagnes consistent en couches de grès secondaire moyen ^ de schistes argileux et en partie marneux, roches qui reposent sur des couches de calcaire, et séparent cette formation du grès ancien. Au milieu des schistes argileux y appartenant à la formation supérieure, il y a dans ces lieux des couches d*argile ferrugineuse , schisteuse, quelquefois mêlée de marne, et presque toujours d'une couleur brune rougeâtre. Ces minerais forment les gîtes partieb de Goroditche, et s*y présentent sous forme de nids ou grands et petits rognons , à structure testacée. Leur intérieur est rempli d'ocre ferrugineux et de marne. Quelquefois la présence du minerai brun et surtout argileux augmente au point qu'il exclut l'argile schisteuse et devient compacte.
Valbâtre est surtout exploité près de Bakmout et de Pokrovsk. Vampelite se trouve sur la rivière Krinka, près des villages dOstanovoi etde Rovenki ; et le schiste tégulairç, près de Rovenki et au débouché du Zelena dans le Mious. y a des sources salées près de Bakmout, et à Slavianskyi 4o werstes de la chaîne du Donetz.